‹ Le clef des grands mystèresChapitre 30 sur 123 · PREMIÈRE SÉRIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SÉRIE

Demande. Qu'est-ce que la vérité?

Réponse. C'est l'idée ideutiqucavecrétre. D. Qu'est-ce que la réalité?

R. C'est la science identique avec l'être. D. Qu'est-ce que la raison ?

R. C'est le verbe identique avec l'être. D. Qu'est ce que la justice?

R. C'est le motif des actes identiques avec Têtre. D. Qu'est-ce que l'absolu ?

R. C'est l'être.

D. Conçoit-on quelque chose au-dessus de l'être? R. Non, mais on conçoit dans l'être même quelque chose de sureminent et de transcendenlal. D. Qu'est-ce?

R. La raison suprême de Télre.

D. ÏJA vmmmmm-\om et pouvez- vous la définir^ R. La foi mnlù radlrmc et la immme I>it*H, D, Y ;i-l-il qne!qif(* chose au i\v^m de lit vt^riU*? R, AuKlessus de hi vrril/» runnu*' îl v n In v/nh» iii-

^iiitie.

p D. Comment |ictttou niisonimi vërité?

110 MYSTÈRKS PHILOSOPHIQUES.

R. Pnr rannlogie et la proportion.

D. Comment [)eiii-on la définir?

/l. Par les syii»boles de la loi.

D. Peiif-0!i dire de la réalité la même ehose que delà Vifrité ?

I{, Kxaelement la même cliose.

D. Y a-t-il r|iieU|ue chose au-dessus de la raison?

/î. Au-dessus de la raison finie il y a la liaison infime.

D. Qu'est-ce (|ue la raison infinie?

/{. (rcsl celle raison su[)réme de Tétre que la foi appelle Dieu.

/>. Y a-l-il (piclque clios(» au-dessus de la justice ?

/{. Oui, suivant la loi, il y a la providence chez Dieu et chez Thounne le sacrifice.

D. Qu'est-ce (|ue le sacrifice?

/{. r/ei>l Tahandon hienveillant et spontané du droit

D. I.e sacrifice est-il raisonnable?

/?. >'on, c'est une sorle de folie plus grande que la raison, car la raison est forcée de l'admirer.

D. Comment appelle-t-on un homme qui agit suivant la vérité, la réalité, la raison et la justice?

/{. C'est un homme moral.

D, Et si j)our la justice il sacrifie ses attraits ?

R, C'est un homme d'honneur.

/). Et si, pour imiter la grandeur et la boute de lu Pn> videnee, il fait plus que son devoir et sacrifie sot) dnâl au bien des autres?

R, C'est un héros.

D. Quel est le principe du vérilabk lié

R. Cent la foi.

SOLUTION l)KS PROBLÈMKS PHILOSOPHIQUES. 111

D, Quel on esl le soutien?

/{. L'espéranee.

D. VA la règle?

/?. La eharité.

D. Qn'esl-(*e (jne le bien?

n. r/est Tordre.

D. Qu'est-ce (|iie le mal ?

/{. Le désordre.

/). Quel esl le plaisir permis ?

R. La jouissance de Tordre.

D. Quel esl le plaisir défendu ?

H, La jouissance du désordre.

D, Quelles sont les eonséquences de Tun et de Tautre?

/î. La vie et la mort dans Tordre moral.

D. L'enfer avec toutes ses horreurs a donc sa raison d'être dans le dogme religieux ?

R. Oui, e est la conséquence rigoureuse (Tun principe.

D. Et (|uel est ce principe?

R, La liberté.

I). Qu'est-(*e que la liberté ?

/?. C'est le droit de faire son devoir avec la possibilité de ne le pas faire.

D. Qu'est-ce que manquer à son devoir ?

H. C'est perdre son droit. Or le droit étant éternel, h* Hrilrr r'c6t faire une fierle cl) nielle* ^f>. Ne (>eut'«n n^parcr une limle?

JR, (hii» par IVxpialifnu

OiiV>l-rt» r[tie Texpiatiiin? ^

[de travail Aiiisi^ jiai ce que j'ai

été paresseux hier, je dois accomplir aujourd'hui une double tache.

D. Que penser de ceux (|ui s'imposent des souffrances volontaires ?

R, Si c'est pour remédier à l'attrait brutal du plaisir, ils sont sages ; si c'est pour soulïrir à la place des autres» ils sont généreux; mais s'ils le font sans conseil et sans mesure, ils sont imprudents.

D. Ainsi devant la vraie philosophie la religion est sage dans tout ce qu'elle ordonne ?

R, Vous le voyez.

D. Mais si enfui nous étions trompés dans nos espérances éternelles?

R. La foi n'admet point ce doute. Mais la philosophie elle-même doit répondre que tous les plaisirs de la terre ne valent pas un jour de sagesse, et que tous les triomphes de Fambition ne valent pas un seul instant d'héroïsme et de charité.

Page 1