C01I1IE?IT ON PEUT CONSERVER LA JEUNESSE, ETC
Etre saint ! voilà qui est facile à dire ; mais comment se donner la foi, lorsqu'on ne croit plus? Comment retrouver le goût de la vertu dans un cceur aifadi par le
vice ?
— Il s'agit ici d'avoir recours aux quatre verbes de la science : savoir, oser, vouloir et se taire.
Il faut imposer silen(*e aux dégoûts, étudier le devoir et commencer par le pratiquer comme si on Taimait.
Vous êtes incrédule, par exemple, et vous voudriez vous faire chrétien.
Faites les exercices d'un chrétien. Priez régulièrement, en vous servant des formules chrétiennes; approchezvous des sacrements en supposant lu foi, et la foi viendi*a. C'est là le secret des jésuites, contenu dans les exercices S|>irituels de saint lgnac(^
Par des exercices analogues, un sot, s'il le voulait avec persévérance, deviendrait un homme d'esprit.
En changeant les habitudes d(> I àmc, on change certainement celles du corps; nous l'avons déjà dit, et nous avons expliqué comment.
ijù qui contribue surtout à nous vieillir on nous enlaidissant, ce sont les {>ensécs haineuses rt amères, ce .sont les jugements défavorables que nous [)ortons des autres, ce sont nos colères d'orgueil rcpouss*.* cl de passions mal satisfaites. Une philosophie bienveillante; et douce nous éviterait tous ces maux.
Si nous fermions les yeux sur 1rs diïîiuts du |irorh:iiij, en ne tenant compte qur di*s bonnrs qualités, noii> trouveriuns du bien et de la Im^nveillann* partout, LliMiiiiiH* le plus pervers a sis bons cotés et s'adoucit lors^pi'on sut
S02 LK8 GRAiNDS SECRETS PRITIQUES.
le prendre. Si vous n'aviez rien de commun avec leg vian des hommes, vous ne les apercevriez même pas. l.'amilic et les dtWouements qu'elle in^i^irese frouvent jusque d;i»s les prisons et dans Kîs bajrnes. Lliorriblr LuetMiain' nmdait fidèlement l'argent (\y\ini lui avait [ivèïéj e( Lit plusieurs l'ois d(*s aeles de générosité et de hieuruisanœ. h ne doule pas qu'il n'y ail eu dîuis la vir erimiuelle de Vjaïlouche et de Mandrin des trails de vorlii a tirer les knupî* des yeu\. 11 n'y a jamais eu pci ïîOiuiç irabsuhmieiit na^ chanl ni d'absolument bon. *- Personne ifei^l bon, si iv n'est Dieu , » a dit le mcilliîur des tJiaitrcs,
Ce cpie nous |»renons chez nous pour le seele ilo b vertu n'est souvent (ju'un secret îimuur-|>ro|>n* doujim* leur, une jalousie dissinnilée et un instinct urgueilleui de contradiction. « Quand nous vuyins des dcsordm manitbstes et des pécheurs scandîileux, distant lesauliiii^ de la théologie mystique, croyons tjuc Dieu les souiiieU de plus grandes épreuves (|ue nous, que eerlainen»eiii ou du nu)ins très probablement nous ne les valons p^ et (pie nous Icrions bien pis à \miv [Aavo, n
La paix! la paix! tel est le bien suprême de TamOiel e'est pour nous donner ce bien <iue le Christ est vêimitf monde.
Cloire à Dieu dans les haulenrs, et paix sur ti tem lionunes (\\n veulent le bienl ont erié les esprili du i quand le Sauveur vtuiail de uaîlre.
Les anciens |)ères du christianisme ^!(^in|rtiiii lieme péché capital : c'était la Iristtsse,
lin elTct le repentir même pour le wm tAîtélim î\t^ pas mie tristesse, c'est une c^mâol^lii "■■■
un triuni|ilir. < h' vm.!..!'» i»- wA -■; r »•? r v-^ \ .^ :'•. jetais iiiort et ji^ suis vivijîir. I.»- r.-r.- i- 1 - rr r».'ilijrne a lue le vraii -ri:* j»:!!»^ ; ;•- - n :!»s — : > v--fî i. qm? peut faire reiil-inr [irtHi!»!..- \*\-'ir^. . . r- . ...iusioiK mais surliMit «!e j^ji'
Il n'y a •niiinerlH'M» Ui^u- .r] 1 1..».,*^. .<-;, • .; - -^ le péelié. I)ès t|iie immi^ «iMChni»-* l-*: v;.-. ! - -• ...-. suiis «les eris ilf jnic. i ii u*'ii^ *. ;. -^ *.: v ^ •• ■ «js les Iliolls i|lîi lH»n^ ;iillK-hî ^r |/j-"i --r».- .1 .' < > .-,
Nous [»nrioii> liiii'» fil ih'ji> m»i [ • - •• î- ^ ' • priiiei|HMriiiiiimrlalih'*. Lninoit • »--? t • •..' •: • '--*r liIHMlllil liHljniirs la jièli'»»*. |li»ii ii :,i j,- :. .* - :. ..
son esprit ilixin >e iiuniMif rt"«|«iir >\ iir*-] .- . . L: .'r-iise s'e.\|iie par la «liMilmi ••[ l»-- lj\.t.» Lr- -. fait pttnr les l)èlt*t.
Lue sniilVranre e>t hHijniir^ iiii .iv»!».--»' ;-:/. • . iKUir t|iii ne sait pa> funiprm'iif. Mn.iîi.i !.i f.j.ji- ' !• \s eunle. e'esl <|iie nous niMreli«»ii^ «!»• li.f\»»-. j.Mfil •iifnip(»e, e'esl tjue le ihui^er pif^<i'. >l;il!i.-in uii.i^ i «i j ne rélUrhit pas!
(Jiiaml lions snninii*s niiirs pniirl;i iiinit. imii^ •pi.rrnfila vie sans regret et rien ne niiii.> y leriiil n-pit-nlrtf : lllai^ ipianil la mort est préniatiirir. I :inii' ii';.Ment' ht \tif. et un thaninatiirge liahile |K»inTail la rjp|M*|er il:iii- - in eiir|is. Les livre;» sacrés nous indiqueiit le proirih* ipi il fiiut alors luetlrc en usage. Le propliète Élie et ra|Hjii v
^kiMl i'uuï 11!» uni i-iii|iliiyi-« avrv mk > •
'Je ma-
^Baiser le «léTiiDl i^ii |||mw^^U|^|
is, les
^■HiM «ur les imiiii&Ji^^^^^H
, iMh do
Hjhaïf toulc 80 ^41^^^^^^^!
d à wi
âO& LES GRANDS SECRETS PRATlQinS.
rame échappée avec toutes tes bienvdllances et toutes les caresses mentales dont on est capable. Si Topérateur inspire à Tâme défunte beaucoup d*aflfection ou un grand respect, si dans la pensée qu'il lui communique magnétiquement le thaumaturge peut lui i)ersuader que la vie lui est encore nécessaire et que des jours heureux lui sont encore promis ici-bas, elle reviendra certainement, et pour les hommes de science vulgaire la mort apparente n'aura été qu'une léthargie.
C'est après une léthargie semblable que Guillaume Postel, rappelé à la vie par les soins de la mère Jeanne, reparut avec une jeunesse nouvelle et ne s'appela plus que Postel le Ressuscité, Poslellus restitutus.
En l'année 1799 il y avait au faubourg Saint-Antoine, à Paris , un maréohal-ferrant qui se donnait pour un adepte de la science hermétique, il se nommait Lericbe et passait pour avoir opéré [)ar la médecine universelle des cures nnraeuleuscs, voire même des résurrections. Une danseuse de TOpéra qui croyait en lui vint un jour le chercher toute en larmes et lui <lit cpie son amant venait de mourir. Le sieur Leriche sort avec elle et vient a la maison mortuaire. Comme il y entrait une personne qui en sortait lui dit : Il est inutile que vous montiez, il est mort depuis six heures. N'importe, dit le maréchal-ferrant, puis(|U(* je suis venu, je le verrai. 11 monte, trouve un (^adavre ^^lacé dans tout(»s ses parties, excepté au creux dereslomac ou il croit sentir encore un peu de chaleur. Il fait faire un grand feu, opère des frictions sur tout le corps avec drs serviettes chaudes, le frotte de médedne univei-selle délayée dans de l'esprit de vin (sa prétendue
COmiENT ON PEUT CONSERVER LA JELNE^^SE, ETC. 305
niechTiae universelle devait être une poudre mercurielle analogue an kermès des pharmacies), pendant ee temps la maîtresse du défunt pleurait et le rappelait à la vie avec It^ plus tendres paroles. Après une heure et demie de pareils soins, Leriehe présenta un miroir devant le visage du patient et trouva la glace légèrement ternie. Les soins reiloublèrent et bientôt il y eut un signe de vie plus marqué; on le [uit aloi^ dans un lit bien ehauflé et peu d1ieun*s après il était entièrement revenu à la vie. Ce ressusi^ité se nonmiait Candy, il vécut depuis sans être jamais malade. En 18/15, il vivait encore et demeurait place du (Jievalier-du-Guet, n° 6. Il racontait sa résurrection à ([ui voulait Tentendre, et prêtait à rire aux médcriiis et aux prud'honnues de son «piarlier. Le bon honnne s en consolait à la manière de (Jalilée et leur répondait : « Oh! riez tant qu'il vous plaira. Tout ce (\ur. je sais, cVst que le médecin des morts était venu, que rinhumation était permise, que dix-huit heures plus tard un m'enterrait et que me voici. »