‹ Le clef des grands mystèresChapitre 67 sur 123 · LA GRAND ARCANE DE LA MORT · texte numérisé non relu

LA GRAND ARCANE DE LA MORT

Noos nous attristons souvent en pensant que la plus belle vie doit finir, et l'approche de ce terrible inconnu qu'on nomme la mort nous dégoûte de toutes les joies de l'existence.

Pourquoi naître, s'il faut vivre si peu? Pourquoi éle\tf avec tant de soins des enfants qui mourront? Voilà ce que demande l'ignorance humaine dans ses doutes les plus IVAjuents et les plus tristes.

Voilà aussi ce (\\ie peut vaguement se demander l'cmhryon humain aux approclies de cette naissance qui u le jeter dans un monde inconnu en le dépouillant de son envelo|)|)e i)rcservalricc. Éludions le mystère de la naissance et nous aurons la clef du grand arcanc de la mort.

Jclé ()ar les lois de la nature dans le sein d'une femme, l'esprit incariic s'y éveille lentement et se crée avec effort des organes indispensables plus tard, mais qui, à mesure qu'ils croissent, augmentent son malaise dans sasitiiatioo présente. Le linnps le plus heureux de la vie de rembr}*(m est celui où, sous la sim[)le forme d'une orysalide, H étend autoui* de lui la membrane qui lui sert d'asile elqiù

If O^L^ lACw'Vff W .. VIT* ,V

lape avec !•!! 4^?* » f»a»'^*f iv«t— »*»^- r. ^i^^^^r^^^^ VIorsilesl lirr^^ r' .lch:^^^' i • • -: ^ »f ^*'x «^ •'^'

nineroiit pliN tarî b -a^t.-^. • c r <,»■ a-:':> ,•' V; bnne des Iraiif «îr ?••!! ^is»?*^. • -* x:- '-:• -^; \ » •>. ; fapiielcr l'enfance «Je l^n ?-n-: î:!.

Vient ensuili='!'j«Wr>-x[i«r. !j :V:i:h: ; .:;.;': :>t^ i?o\ uni listiiicte et le sexe s*.' «!é!t*rT«im-. nu îiVMivemont îiV|vn* lans Tanif malernel semlihWe aii\ \ainns rèvoiios ilo l'âge qui sncot*^le à renfinu-e. Li* plaiviila, 1)1» osl le i\M*ps extérieur el ré<»l<lu fœliis, senli:oriiii»roii lui <itieli|uoohoso l*imn>nnu qui ilt'jà fond à s orlwpiKM' en lo bris^ml. 1/on- Tant alors entre plus disfinetoment dans la \io des ivnos, son cerveau renversé comme un niinùr do M\n de s;» mèrf! en reproduit avei* tant de fonv les inKi^iualions, qu'il en communique la forme A ses pn>pres uKMnhres. Ss mère est [H>ur lui alors ee cpie Dieu est pour iinus, e'esl une providence inconnue, invisible, à Inqnejlr il asftire au point de s'idcnliner t^ tout ce (prelle admire. Il lient à elle, il vil par elle cl il ne la \oit pas, il ne samail même la comprendre, et s'il pouvait pliilosoplier, il nierai! peut-«Mre I Vxislenee jM»rsonnell<* i»i riiiir||ij:i'iii e de rellr mère qui n'est encore |»our hii qu'uni* firiviu f.iUAi- il un a|i|iaml consi*r\'aleur. h"j ;) |.«'u ('e|.cndanl ttUt- -ij vitude le frêne, il «'a:.'iii-. il -<• rourmeni*- il '>i*f(r/ , il aeniqiic sa vit- \a ruiit Snwf ijf;«- f.i-,f 'I iti/',t. s #1 deriin\idMiiff. •*-• !'-:.- - !•'*<• '■':•. ' ^ r.* ; . : > . ^out ber dans le 'jiHiffr*- 'V rjt*' r .. > ' « *'/ff,L' une -^pru^af il »n *li<«. -•-.•". H^ •• • . ./' i'

iaisit, il pmBkM^ n. Vi- ^ »..•. .• . . . . // . »r

premier cri; il est mort à la vie embryonnaire, il est oé i la vie humaine!

Dans la vie embryonnaire il lui semblait que le placenta était son corps, et c'était en efTet son corps spécial embrj'onnaire, corps inutile pour une autre vie et qui doit être rejeté comme une immondice au moment de la naissance.

Notre corps dans la vie humaine est comme une seconde enveloppe inutile à la troisième vie et c'est pour cela que nous le rejetons au moment de notre seconde naissance.

La vie humaine comparée à la vie céleste est un véritable embr\x)nnat. Lorsque les mauvaises passions nous tuent, la nature fait une fausse-couche et nous naissons avant terme pour l'éternité, ce qui nous expose à cette dissolution terrible que saint Jean appelle la seconde mort.

Suivant la tradition constante des extatiques, les avortons de la vie humaine restent nageant dans l'atmosphère terrestre qu'ils ne peuvent surmonter et qui peu à peu les absorbe et les noie. Ils ont la forme humaine, mais toujours imparfaite et tronquée : à l'un il manque une main, à l'autre un bras, celui-ci n'a déjà plus que le tronc, ce dernier est une tête pâle qui roule. Ce qui lésa empêchés de monter au ciel, c'est une blessure reçue pendant la vie humaine, blessure morale qui a causé une difformité pliysi(|ue et, par cette blessure, |>eu à peu toute leur existence s'en va.

Bientôt leur Tune immortelle restera nue et, |)our cacher sa honte en se fusant à tout prix un nouveau voile, elle sera obligée de se traîner dans les ténèbres exté-

LE CftA^^ tftCOE TE Lt lOlT. 509

rieures cl de traverser Ir-iiteoieiit h mer nwrte, eeslà-diro les eaux dorn)uiiti>> «ie l'àu*. i»:»n oha«>s.

Os ànies blessées sont |r>> lan es »lu sei.\'ni«l embrjonnat, elles iioumsseul Inir vor\< ;«t;rieii dt* h vai^eur du sang ré{)andu et erjigiient la {«linle di^ qit^. Souvent elles s'attachent aux hommes \itioux et vivent de leur vie connue rembrvon vit au sein de la mère: elles i>euvent alofs pivmlre les f«^rrnis les |ilus horribles jiour représenter les diVirs elTrcnés de «eux «jui les nourrissent, et ee sont elles «|ui ap|.ianiisM'iit sous des fleures de démons aux niis«:rables o|iérateurs îles œuvres sans nom de la inagie noire.

Ces lai*ves eraignent la lumière, surtout la lumière des esprits. Un éclair d'intelligence suffît pour les foudroyer cl les précipiter dans cette mer morte «|u'il ne faut i>as confondre avec le lac Asphallilc en Palestine. Tout ce que nous révélons ici appartient ù la tniditiun hy|H>tlictiqiie <les voyants et ne peut s'aflirincr devant la si^iencc qu'au nom de celte philosopliie exceptionnelle ipie Parace\sA* appelait la philoso|thie de sagacité, philosophia sagax.

Page 1