EPILOGUE
Grâces vous soient rendues, mon Dieu, pjiroe (|uc vous m'avez apjKîlé à cette admirable lumière. Vous êtes Tintelligence suprême et la vie absolue de ces nombn^s (*t de ces fondes qui vous obéissent i>our |Hnipler rinfuii d*une cn^ation iné|)uisable. Les malbémati(|ues vous prouvent, les barnionies vous cbantent, les formes liassent et vous adorent!
Abrabam vous a connu, Hermès vous a deviné, Pytliagon^ a calculé vos mouvements, Platon as|)irait i\ vous |Kir tous les rêves de son ^énie; mais un seul initiateur, un seul sage vous a fait V4>ir aux entants de la terre, un seul a pu dire de vous : .Xon |K're et moi nous ne sommes qu*un; gloii*e soit donc à lui, puisque toute sa gloire est à vous!
Père, vous le savez, celui qui écrit r'cs lignes a beauroup lutté et lN*aucoup soutTert ; il a enduré la pauvreté*, la calonmic, la pro>cri|)(ion liain<Misc, la prison, Tabandon de ceux qu*il aimait, et jamais cependant il ne s'est trouvé malbeureux, |iarce qnil lui restait poin* consolation la xérilé et la justice!
Vous seul êtes saint, Dieu des cn»urs vrais r\ des :niies justes, et vous s;»vcz si jamais j'ai eiu êtn* |Mir devant
SI) LG^ CiU5K^ SIliRET^ PRATIQl'ES.
VOUS: j'ai Hr ix»mine tons les iioiimies le jiniet des liassions humaines, puis je les ai vaincues ou pUitôl vous les avez vaineiies en nîoi. et vous m'avez donné pour m\ rej-tser la fiûLx pn:«fonde de ceux qui ne cherchenl et n'ambitionnent «juc vous.
J'aime l'Iiumanité fiarce «jue K*s hommes, tant qu'ils ne s<>nt [os insensés, ne sont jamais méchants que i^ar •THMir iiu fuir taihlesse. Ils aiment naturellement loliien et l'est f»ar tvt amour «lue vous leur avez donné eoiniiM^ im <oulien an milieu de leurs épreuves qu'ils doivent èlre ramenés tôt ou t;inl au culte de la justi(*e jiar l'amour <le la vérité.
Que mi^s livn^s aillent maiiilenanl où votre Proviileiife les enverra. S'ils rontiennent les paroles lie voln? 5apresse, ils .<eronl jilns loris que I'ouIiIk si au contraire ib ne contiennent que des ernnirs, je sais du moins qw mon amour dt* Injustice et de la vérilé leur survivra, it qu'ainsi rinunortalité» ne saurait matïquer de nvueiUirkl aspirations et les v(pn.\ de mon àme ipie voiis avez crik immortelle!
ËUPHAS LÉfl.