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Et les œuvres de charité

Ainsi voilà encore le triangle kabbalistique, la loi sta* ble, le eulte progressir, et la charité, qui est la vie et la iraison commune du culte et de la loi.

Antigonus a dit : « Ne soyez (las comme le valet qui obéit pour le salaire. Que votre récompense soit dans votre obéissance même, et que le respect des choses supérieures soit inhérent à vous »

Ceci n'a rien de superstitieux et devrait être médité par un grand nombre de catholiques.

— « lui journée est courte, disait Rubbi Tarphon, la besogne est grande, et les ouvriers sont (lai'esseux ; ils n'en gagneront pas moins largement le prix de leur journée, car le maître ré[K)nd pour eux et supplée par ion activité a leur indolence. »

— Promesse du salut de tous ; négation hardie du péché et du mal, œspunsabilité de 1» Pmvidence, qui eiolut ridée du châtiment dans la nécessité temporaire de la aouflrance, considérée seuhMuent connue Taiguillon de la nonchalance des hommes.

Akabiah disait : — « Sache bien trois choses et tu ne pécheras jamais :

' » D'où tu viens, » Où tu vas, » Et à qui tu dois rendre compte. »

— Voilà trois choses qu'il faut savoir pour ne {dus rien faire de mal de propos délibéré.

('elui qui sait bien ces trois choses ne veut plus pécher, autrement il serait fou.

Celui qui ne les sait pas encore ne peut pas encore pécher : comment, en effet, manquerait-on à des devoirs qu'on ignore ?

Telles sont les maximes recueillies par maître Judas le saint et le prince, en tête du livre des semences ou de^ principes universels. Il va ensuite du figuré au positif, et traite de ragriculture. Ici Yolney et Dupuis retrouveraient le calendrier dans les plus hauts mystères de la religion judaïque. Et pourquoi, en effet, le calendrier n'y serait*il pas? La couronne du Kethcr ne correspond-elle pas à h couronne de Tannée, et les fêles religieuses ne soot-eUes pas les fleurons visibles de ce diadème des hautes croyances? Mais la philosophie transcendentaledu Talmud laisse bien loin toutes les superstitions des croyances matérialisées. « Celui qui dit : Je veux pécher, et le jour du pardon viendra pour m'absoudre, celui-là rend inutile le jour du pardon, et ne sera point absous de ses iniquités volontaires. »

— « Les péchés, disent encore les talmudistes, lors* qu*ils sont entre l'homme et Dieu, Dieu peut les absoudre au jour du pardon ; mais lorsqu'ils sont entre rhomme et rhomme, c'est-à-dire lorsqu'ils intéressent la justice entre les frères, l'homme peut seul les remettre, en dé-

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clarant devant la loi que le dommage est réparé, x Ceci est magnifique et n*a pas besoin de commentaires Telle est la sagesse qui préside aux fêtes d*I$raël décrites dans le secx)nd livre du Talmud de Jérusalem, si étroitement lié avec le premier, puis(|ue Tun traite de la culture des champs et des âmes, Tautre du culte de Uieu et du calendrier symbolique.

Le troisième livre, ou Sédérim^ est consacré plus spécialement aux femmes el au principe fondamental de la famille. La jurisprudence taimudique ne sépare pas la femme de Thomme, et ne cherche pas, par des questions irritantes d'égalité ou de supériorité respectives, à établir Tantagonisme dans Tamour, ce qui serait nier et détruire Tamour; pour les kahbolistes, la femme n'est ni l'égale, DÎ la servante, ni la maîtresse, nij'assoiûée de l'homme; elle est rhomme même, conçu du roté alïectueux et maternel; la femme {>ossède tous les droits de l'homme dans rhomme, et l'homme se respecte dans la femme. « Que la folie humaine ne sc'pare donc jamais ce que la Sitgesse divine se plait a unir ! et malheur ù ceux qui vivent seuls! ! ! Les questions d'éin:incipation de la fenmie et d'égsdité civile sont en elïet des rêves de femmes célibataires, et, devant la loi naturelle, le célibat est une monstruosité. — « 0 ème de mon ame, cœur de mon cœur et chair de ma chair, dirait avec son emphase orientale ua ittli aux mystères de la Mischna, tu paries de devenir: ë^le! Tu veux dom^ devenir autre diosequemoi* Tu veux arracher ton cœur de mon camr, tn i* deux de ce qui était un; et, de même l|ii ffinii»^ de la chair nicmc et des os de i

dW DB LA KABBALi.

veux tirer de toi sans moi quelque cHosé de nuftistmem pour te compléter et me remplacer dans ton être ! Hais quand tu te seras faite ma Hvàle eii flmotirg, pourhis-tu jamais être mon égale en désolatiofî et eti iregreta? »

— « L*autel pleure^ disait un Mbbin tilmddiste, qiiand répdux se sépare de son épouse, t

Le quatrième livre de la Mischnà sur les injustices et les dommages, est un retUeil de lois civiles bien supérieures à tous les codes du moyen âge^ et r/est à la goutte de cette législation secrète qu'il faut rapporter la cotisa vation disraël â travers tant de pet^sécutions, et sa délivrance par rindustrie qui est le dernier terme itiatérid de la civilisation et la sauvegarde de tous les droits politiques si péniblement et si eomplétemetit reconquis de nos jours parles enfants réhabilités des anciens pariasd'Isniëi.

Les livres intitulés Kadosebime et Tharotb complètent^ par leurs détails, réusemble des hautes traditions juives, et ferment magnifiquement le cycle des révélations de Rabbi Jéhudn. H y a loin de ce bel ouvrage initiatique aux commentaires des deux Ghémara et à Texégèse aristotélicienne de Mosé Maïmonides.

Ce Maïmonides pourtant était un savant docteur et même un grand homme ; mais il fut prévenu contre les clefs kabbalistiques du Talmud, par l'horreur de la superstition et la réaction contre le mysticisme. Dans son Af orè Nevoouchime (le Guide des égarés) et dans ses hA chapitres , il ^dmène les traditions du Talmud adx lois vulgaires de la nature et do la raison, puis dans le Jei Hacksaka (la Main forte), il réunit les croyances juives en un symbole de treize articles, qui est un chef-d'œuvre

de simplicité et de niiiwn, mais qui, A Tinsu de Maïmonides même, se rapporte tellement :iux prinri|)es de la plus pure kabbale, cpie les treize pi^mières ( lefs du Tarot , cette ^nde roue kabbalistiquo, correspoiiflent précisément par leurs signes hiéroglyphiques aux treize articles fondamentaux du syml)ole de Maïmonides.

Les associations maronniques se ibrmercnt alors et recueillirent la tradition |)erdue |mr les juirs et proscrite par les chrétiens, car le nom mémo et les attiibuts de la maçonnerie se rappoWtMit A la reconstruction du temple, ce rêve universel de la kahhale. « Le nV^edu .Messie sera venu, disait un des |K*rcs de la synagogue, quand le peuple sera délivré à jamais de rop|)rrssion des souverains jAe la terre. »

— « Il n>st point do véritable Israélite, disait un autre maître, |)our qui le teiu[»lc ne soit un MWut immédiatement réalisable, car il le rebâtit dans son cœur, v

Le temple était i\o\w. \\w utopie smiatc et un symlmie du gouvernement parlait l'onde sur la hiiTiircliie égalitaire d'intelligence et do mérite. Lrs templiers, initiés en Orient à cette doctrine, étai(*nt donc de véritables et terribles conspirateurs, que les pajics et les mis devaient exterminer iK)ur «'onservcr leur propre existenre. Puis vint la révolution frani:aise, qui eontnndit dans un chaos universel les souvenirs di^ Amnraïmes^ les espérances des Joannites et les initiations de \\\ l'ranc-maconnerie. l/esprit des ruines avait snnfllé. el les i-eeonstnirteurs du Temple laissiM'i'nt leurs plans, leurs iVpierres et leurs enmpas dans les df'combres.

Le Temple {HMirtaut d(tit être reeonstrnif. et il le sera;

car rintclligence humaine en \ient tôt ou tard à ses fins, et jamais un verbe complet et rationnel n'a été ptàSai et répété a travers les siècles sans se créer, tôt ou tard, une réalisation proportionnelle à ses larges aspiratioiis cl a rexactitude de ses calculs.

Issus de la kabbale, le mysticisme et rOluminisme sont aussi anciens que le monde, car ils sont Fombre et le repoussoir de la lumière intellectuelle. La négation absoiue du vrai ne constitue pas seule Tessence du mal, car le néant ne [>cut rien produire, pas même Taction désorganisatrice : le mal, c>st raffirmation du mensonge, c'est le déguisement et la souillure de la vérité, c'est le bien I»erverti et profané, c'est le verbe inter[>rété par des Êiussaires, c*cst la déi)auclie introduite dans les idées et les lois de la génération intenerties dans Tordre intdlectod et moral.

Le démon n*est donc pas Kesprit qui nie ; tout nier, c'est ne rien enseigner, c'est par conséquent ne rien faire. Et quoi de plus actif que l'esprit du mal? — Le démon, c*est l'esprit qui allirme, mais qui ment.

Ce mensonge a pour châtiment éternel la vérité, qui, ne pouvant (las l'éi-lairer, le brûle et le détruit.

Telle est la raison philosophique de l'enfer :

La vérité ressemble à cet enfant \ivant que deux femmes se disimtaient devant le tribunal de SakHDon. La raison soumise à l'ordre, t'est la vraie mère ; la raison révoltée, c'est la menteuse qui a étouffé son fils et qui veut s'em[»anT dt' celui qui ne lui appartient pas. Ce qui la tourmente, « e n'est |»as tant le di*sir d'avoir un enfant que l'envie de priver s;i rivale de celui qu'elle a. « Non!

s'ocrie-t-ellc, qiril ne soit donne » {(crsonnc, mais qu'on le partage; » c'est-à-dire, qu'on le tue! car, en dernière analyse, toute parole de mensonge se traduit par une parole de mort.

La foi succédant aux i^ves audacieux de Tantique initiation a clé, dans l'humanité, comme ravcug|ement volontaire de ce roi de Thcl>cs (jui avait violé, en devinant rénigme du Sphinx, les mystères de s:i naissance. VŒ- diiie des temps modernes s'est révolté contre l'expiation d'un crime rpi'il avait tressé de comprendre ; il a voulu rouvrir les yeux, et le fantôme monstnieux du Sphinx lui est apparu de nouveau plus menaçant et |)Ius terrible. L'empire de l'humanité a été offert encore une fois à celui qui devinerait l'énigme; il fallait répondre à la tcte d'homme et lutter contre tes griffes de lion : rintelligence désormais était inséparable de lu force.

Elle Ta toujours été, mais le monde l'ignorait encore. Les sages de l'Inde avaient seuls entrevu ce mystère, lorsque, dans les périodes successives de la création, ils Élisaient de la forme animale régnante à chaque épo^pie nouvelle une incarnation de Vichiiou. Kn effet, où régnent les forces aveugles et purement naturelles, c'est Dieu qui les dirige; mais une intelligence supérieure [teut seule régner sur les intelligences.

Chose étrange! le monde entier, lors de la naissance n Jésus-Christ, pressentait, déârait, appdait à grands m un sauveor, et le rhrïntlininiin Mt aeeneilH par une tliUtë onivenoUe. ^ûssante

oonspuilmi A enfîn

k de la cik Me la

destinée de la vérité est de toujours vaincre, c'est que li résistance est le point d'appui de la force ; c'est que Dieu n'est pas moins bon mathématicien qu*Archimède, mais, plus puissant que ce grand homme, lorsqu'il veut imprimer un nouveau mouvement au monde, il sait où poser son levier.

L'incrédulité, ou plutôt Tignorance moderne, peut soih rire au mot de Messie et contredire ici, dès les premiers mots, tout ce que nous avançons. En effet, dira-t-elle, rhnmanité agonise maintenant et n'espère plus; la terre s'épuise en elTorts convulsifset n'enfante plus; Charenton seul peut nous promettre des Messies. Quel sauveur se fera croire, après (ju'on a douté du christianisme ?

On a douté du christianisme, répondrons-nous, parce qu'on ne le voyait pas marcher avec la science. On Ta quitté pour suivre cette dernière ; mais que pouri*a-t-oi^ dire en voyant (pfils ont cheminé tous deux dans les deux moitiés d'un mêuje cercle, et que la science nous ramène à la foi ?

Le christianisme n'a encore été dans le monde qu^une grande promesse, dont on s'est lassé tiop tôt d attendre la réalisation. Que voulez- vous faire à cela? Dieu, fort heureusement, ne se lasse pas et ne se dédit jamaiB : il sera prêt à réchéance.

La foi est Tapplication à rinfini d une volmâé to^ mais perfectible. Croire, c'est vouloir la sciem.'^i qu'ai ne possède pas encore. Amen! je veiix i:fiie oeto iÉ ainsi. Telle est la parole qui exprime b fm t^^fthiwrdites apparentes du dogme sont la ré^i.-va,,i saire qui fait de la croyance u(r'^

Dh LA kàbbalb. 968

qui ^t ëvidcnril, ce n*ést pas croire, c'est acquiescer.

La volonté n*est forte, chez les soldats du progrès œmine cHet tous les soldats imaginables^ qUë quand l'intelligence est passive.

YdUà pObt*(juôi les cheFs du mduVetnënt catholique ont foiiiié des tti^mées que le monde incrédule redoute encUrë.

On voit qUe lioUs he croyons guère plus au faiitômë du jëëultisme qu'à celui de la tyranhie; l'humanité n'a jamais eU d'oppresseurs^ et ne les aurait pas soufferts. Les troupeaux ont des bouchers, les bêtes des chasseurs, les peujj^les des roîé, les hommes libres dés pères, seloh la loi Hlfliillible du progrès^ les tyrans dUt été des incaruatloflâ dés vices du peuple. Aussi la populace romaine idolâtrait-^ èBé NérbH.

Alexandre Sévère et Célestin V étaient des justes qtit Bé purent pafvehir à gouverner, Tun l'Empire, l'autre l'Église de leur temps; à l'un, il manquait un peUplë et dhe ârméë; à l'autre, un clergé et des fidèles.

YoiW ce qui explique pourquoi le Sauveur ne veut pris qu'on sème des përieB devant les pourceaux : énergique e^téSsiôU qUë nous pouvons bien répéter après lui. Voilà pOuhiHOi les dogmes se sont constitués.

Un dogme, c'est un signe intermédiaire entre là luitiièi^ de la science et la multitude des vues fiiibles, du, si vbué aithez thieux, la vue faible des multitudes.

Yollà pouitjuot, à mesure que la vue des hommed de^ Vient plus forte, ils changent de dogme comme on chan-^ gérait de lunettes.

Voilà pourquoila lettre tue, taiidisquel'esprlt seul vivifie.

L'ésdtéHsiflé exëttë l'esprit de l'homme à la recherche

de la vérité. C'est le voile de la pudeur fait pour irriter le désir.

Vouloir montrer en public la vérité nue, c'est vouloir la prostituer.

Une beUe fenune qui se cache et qui se refuse est entourée d'adorateurs; qu'elle descende dans la rue provocante et déhontée, on ne la regardera même plus.

Laissez à la religion ses mystères, ne touchez pas au voile d'isis! Ne divulguez pas les secrets d'Eleusine, souvenez-vous de la malédiction de Cham!

Si rÉglise, votre mère, semble dormir les vêtements en désordre, portez sur elle votre manteau en marchant, s'il le faut, à reculons; rétrograder ainsi, c'est avancer.

Quand la philosophie aura bien compris toutes ces choses, elle sera le plus ferme appui de la religion; et la religion, à son tour, pourra non-seulement la tolérer, mais la protéger et la bénir.

C'est ainsi que l'autorité civile aimera et prot^ra la liberté, quand elle trouvera dans la liberté même sa principale force et son unique point d'appui.

Ce temps est-il éloigné? Non; car la force du mouvement intellectuel et le cours des événements en précipitent la venue.

Toute action qui n'est pas soutenue par une réaction est un coup porté dans le vide. Il a fallu le martyre aux apôtres, et il aura Adlu la révolte de l'esprit humain à l'Église universelle de l'avenir. En doctrine, en politique et même en bonheur, comme en dynamique, on ne s'appuie que sur ce qui résiste.

C'est assez dire que nous ne voulons pas iaire cesser

l*antin<»Die, mais seulement la retourner, si Ton veut nous passer encore une fois cette expression, que nous avons déjà expliquée précédemment, et qui rend bien notre pensée.

En s*embrassant pour se renverser, les lutteurs se soutiennent mutueUement. Nous croyons que l'avenir fera un embrassement vivifiant de ce qui a été jusqu'à présent une guerre.

La philosophie est la recherche ou la nation d'une rdigion, comme la république est la recherche ou la négation d'un gouvernement. Une république philosophique serait pour les masses l'organisation du chaos par les ténèbres. La révolte révolutionnaire et philosophique n'a donc de force que dans l'autorité qui la repousse et qui s'appuie sur elle. Car la révolution ne peut pas plus être un gouvernement, que la philosophie n'est une religion.

Philosophie et république, genèse et apocalypse des religions et des empires, c'est à vous qu'il a été réservé de retremper dans le doute et dans le sang les pouvoirs désormais réunis du pape et de l'empereur !

En religion, il est vrai de dire que la résistance c'est le péché; le péché nie la religion et c est lui cependant [|in la rend nécessaire : il en est de même en politique de la révolution et de Tautorité.

Philosophiquement parlant, le péché c'est la volonté Humaine appliquée à l'absurde, c'est le somnambulisme le la raison.

La vertu c'est la volonté appliquik; au vrai. Le méelianl /eut mal parce qu'il voit mal. Il ne faut pas maudire les

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aveugles; mais il faut, de gré ou de force, les empêcher de se heurter ou de nous heurter.

Les patriarches ont été saints par la volonté p^psévérante de lobjet des promesses divines, c-estrà-flire de Tidéal religieux et social qui commençait à ae révéler à leur époque.

Les apôtres ont voulu le règne du Chrial, et ils ont été plus forts que l'empire romain.

C'est que la vérité dans Tordre du progrès est le principe de la foro^. Apprendre u vouloir ce qui est vrai daos Tordre du mouvement, qui est la vie, tel est le devob impose à Thumanilé sur la terre.

C'est pourquoi ce sera toujours aux forts de comman* der et aux faibles d'obéir. Honte aux faibles, puisque la vie est une école où la force est mise au concours.

Les élus seront toujours en petit nombre, parce qu'ils sont dans un ordre successif les premiers arrivés sur les sommités du |)rogrès ; mais les autres arriveront et seront élus à leur tour. Pour arriver là, il n'y a qu'un moyen pour ceux qui ne sont pas encore chefs, c'est de suivre les chefs du mouvement.

I^ christianisme était le plan d'un monde nouveau, et le Christ, |)rêtre et roi de Tavenir, en était la pierre an* gulaire. Or, de[)uis près de deux mille ans, l'ancien monde achève de se dissoudre, maison n'a rien rebâti en dehors de la pierre fondamentale |)osée par le christianisme. Cela prouve-t-il que le plan évangélique est mauvais? Pour la première fois de sa vie, composée déjà de tant de siècles, et qui peut-être commence à peine, Thumanité a besoin d'un Messie et n'en attend plus : n'est-ce pas la

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preuve que son Messie est vcuu et qiril fout qu'elle retourne à lui?

Retourner, avons-nous dit, non ; ce mot sonne mal : l'humanité niB revient jiunais sur ses pas : il faut qu'elle avance jusqu-à racconi plissement des promesses évangéliques. Ce qui est passe ce sont les interprétations désespérantes de ceux qui défendaient à Dieu d'avoir un royaume sur la terre; ce qui est passé, c'est le mysticisme superstitieux qui paralysait la raison et faisait taire dans l'homme Timage du Verbe divin. Llioinme ne veut pluB croire au hasard : Tintuition de Dieu, c'est-à-dire la science dé T Absolu, a été promise aux cœurs purs, c-està*dire aux volontés droites. L'homme a besoin de voir la réalisation des promesses de Dieu.

Quoi! le Verbe (»réateur aurait retenti sans autre effet dans le monde <pie d'averlir les bourreaux et de meiller la mort? La vérité incarnée briserait à jamais sa puissance contre des obstacles de (*hair, le libérateur aurait à jamais les mains clouées et ne détacherait jamais ses pieds de la croix, iK)ur marcher à la (êle de son peuple? Quoi! il aurait dit à ceux qui riiilerro^caient sur sii royauté : m C'est i)Our cela que je suis venu dans le monde, ^ et il n*aurait jamais que la couroinie de douleurs avec la pourpre et le sceptre dérisoires? Non, il n'en sera pas ainsi. Les juifs qui attendent cn(*ore leur Alessie, pan^e qu'ils veulent voir en lui la réunion de la n)yauté et du sacerdoce univei*sels, ne viendnmt à Jésiis-f^brist. selon la promesse des apôtres, (|uc quand rKvangilc aura accompli à la lettre les vœux des pro|)hctcs, en n'^alisant dans les idées et dans les formes le royaume de l'Absolu.

3C8 DE Là Kabbale.

Voilà l'espoir, voilà le désir, voilà, je dirais presque k certitude des croyants vraiment éclairés de notre époque; et nous savons que ce n'est pas un rêve, car, après des prémisses également certaines, la conclusion est rigoureuse, et nous attendons la conclusion des prémisses de rÉvangile.

Tel est le pressentiment religieux qui tourmente et soutient au milieu de nos décombres, bien des grands esprits et des nobles cœurs. Cet idéal nécessairement vrai du christianisme accompli, beaucoup de poètes Font déjà chanté vaguement sans que la foule se soit arrêtée à leurs chansons.

Le royaume de Dieu que nous portons au dedans de nous, selon la parole du Christ, est le royaume de Tintelligence et de la raison, puisque Dieu est l'intelligence suprême et la raison dernière de toutes choses. Dieu, c'est l'absolu qui règne sans partage, et dire que nous avons la rovauté de Dieu en nous, c'est révéler dans l'homme la présence et la puissance créatrice et régularisatrice de l'absolu. L'homme a été créé à l'image et i la ressemblance de Dieu, et c'est pour cela que le roiprophète, en parlant aux enfants des hommes, leur disait : « Vous êtes des dieux. »

La science de la religion conduit à la religion de la science, et les décisions de Tautorité sanctionnent les décrets de la raison, puisque l'autorité n'est que la raison collective. La superstition, en voulant se servir de l'autorité pour combattre la raison, poussait donc l'autorité au suicide. C'est pour cela qu'une protestation s'est faite; mais, au cercle vicieux d'une autorité sans raison,

le génie révolutionnaire a voulu opposer le paradoxe d'une raison sans autorité. Que les adversaires s'unissent, puisqu'ils ne peuvent pas se détruire, et nous aurons Tautorité raisonnable. 11 n'y a plus que cela de possible au monde. Or, dans les défilés qui n'ont qu'une seule issue, fout-il être grand prophète pour prédire que tous eea\ qui s'en tireront sortiront par là?

a Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. » Telle est la grande promesse foi le par le Christ au genre humain dans cet Évangile qui, depuis dL\-huit siècles et demi, n'a pas été compris encore. En effet, la liberté n'appartient qu'à l'intelligence soumise à l'ordre et ne peut se manifester dans la vie extérieure, si la vie intérieure n'est assise sur la base immuable de l'absolu. Or, pour être ainsi fixée, il foudra que l'humanité communie au Verbe divin par la conscience de son propre Verbe ; il foudra, pour nous expliquer plus clairement, que l'homme, confident du plan de Dieu dans l'œuvre de la création, agisse dans son petit monde qui est lui-même, comme Dieu agit dans le grand monde, qui est l'ombre et la forme visible de Dieu.

Qu'on ne nous dise pas que l'Église officielle réprouve ou du moins ne consacre pas nos espérances ; nous pensons qu'on la calomnie, ou du moins qu'on ne la laisse pas assez libre de s'expliquer à ce sujet. Dès les premiers siècles, le messianisme a eu ses apôtres, et le règne temporel du Sauveur sur la terre a été formellement annoncé par plus d'une voLx prophétique. L'Église, en condamnant les rêveries des millénaires, n'a jamais prétendu restreindre la portée des prévisions sublimes et des en-

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scigneinents admirables de révangéliste saint Jean.

Le trône du monde n*a jamais été vacant : Tintelligence souveraine y a toujours été assise. Que cette intelligence, iasse de Tempirisme philosophique, devienne sincèrement chrétienne, parce qu elle verra qu'il faut l'être, et le royaume de Jésus-Christ sera constitué sur la terre.

Pourquoi avons-nous maintenant dans le monde une religion qui semble ne plus sauver personne et une science qui n'éclaire plus ou plutôt qui n'a pas éclaire encore? C'est que la religion et la science marchent Tune sans lautre. S'il en était toujoui^ ainsi, bientôt la religion ne saurait plus rien de ses propres dogmes qu'elle prendrait pour des absurdités contraiivs A tous les théorèmes de philosophie transcendante, et la philosophie ne croirait phis h elle-même, parce qu'elle n'aurait plus la foi. Nous marchons en pleine anan*hie intellectuelle et nous parlons sans cesse de nos droils, comme s'il en existait d'incontestables où la base même des devoirs est contestée. Dites-nous sur quel principe les hommes d'aujourd'hui sont d'accord. Ils ont tout perdu et ils veulent qu'on les laisse librement chercher. Voilà tout ce qu'on peut dire de plus fort en faveur des doctrines libérales ou républicaines. Car la républiiiue en elle-même n'est pas plus un gouvernement (juc récleclisme n'esl un dogme. Les républiques sont l'enfance ou la caducité des monarchies : c'est la Genèse ou l'Apocalypse des empires. Le régime parlementaire n'est pas (^lui de l'ordre établi ; on ne discute pas quand on a des principes ; discuter c'est chercher le sens commun, ce qui prouve qu'on ne l'a pas encore ou qu'on ne l'a plus. Les discussions de la tribuile sont Ten-

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seignement mutuel des peuples non enoon^ émancipés, ou les radotages des vieilles aristocraties relombées en mbïice.

L'absolu, c'est l'unité; l'absolu en philosophie, c'est la religion éclairée; l'absolu en idée, c'est le Verbe htnnain 'endu créateur par son union au Verbe divin ; l'absolu îh science, c'est l'unité dans l'analogie des lois créances; l'absolu en politique, c'est l'unité du corps social légi par une seule tête.

Deux principes opposés, en effet, ne sont pas plus admissibles en philosophie que deux vérités contraires. On comprend en dynamique l'opposition de deux forces; (nais ces deux forces, lorsqu'elles existent, se neutralisent m se soutiennent l'une Taulre en vertu d'une seule et unique loi : celle de l'équilibre.

Les opjwsitions de couleurs qui semblent diviser la lumière sont l'ouvrage des milieux qui la réfractent : Terreur n'est (ju'une sorte de réfnu'tion de la vérité et ne uibsiste que dans une sorte de demi-rayon attiré par une iHusioii d optique hors de sa direction et de sa voie : l'obstacle que nos sens grossiers et terirstres ap[)orlent \ la manifestation de la lumière divine ne |)ent [)ivn(1rc me ap|)arence de clailé que par des reflets empruntés à ■ettc lumière. L'erreur ne peut dimr être jamais ipie paslagère et relative. L'afTirmalion absolue d(* TeiTiMir, en héorie, c'est l'absurde; en pratique, c'rsl la dcslnidion ^t la mort.

Or, de même que, Anm le pbénoinéte de 1 1 i *Tr :*rîior>, les rayons divergents m^ satinii^Qti^Pv^'' «lu i: commua sans s^éteindre et dti

en philosophie et en morale, les égarements de la raison humaine la laissent impuissante et ténébreuse dès qu^elle se sépare absolument du Verbe, principe de toute vérité. Tant que celle séparation n'est pas faite, les rayons divergents semblent protester contre le milieu qui les sépare et luttent pour se réunir.

Toutes les vérités émanées de la Vérité première sont sœurs, comme les rayons d'un même soleil sont frères. Dieu, par le point central cjui les réimit, les retient et les empêche de se précipiter dans le vide ; elles ont beau aller l'une à droite, l'autre à pauche, en traversant l'atmosphère épais (les préoc(?upalions humaines, soyez sûrs qu'après avoir franchi l'obstacle, en raison de leur affinité naturelle, on l(*s verra bientôt se réunir.

L'erreur c'est donc ce qui divise; et Dieu, qui ne daigne pas même opposer la vérité au mensonge parce qu'en présence «le la vérité le mensonge n'existe pas plus que les ténèbres devant la lumière, Pieu laisse les erreurs s'opposer les unes aux autres et s'entre-détruire en se neutralisanj : voilà, dans le ciel de Tintelligence, ce qui explique les orages. Dieu ne fait pas la guerre aux passions humaines, autrement il les anéantirait d'un regard; mais il les laisse se faire mutuellement obstacle, et c'est ainsi que se brise toujours, par la confusion des langues, le fantôme tiUuiique d'mi Verbe opposé à celui de Dieu.

La vérité n'est donc pas engagée dans le combat qui, depuis tant de siècles, divise et agile les intelligences passionnées, comme des nuages qui se brisent les uns contre les autres.

\ji vérité c'est la paix, c'est Tordre, c'est la-séréoifé

éternelle de l'absolu. Elle n'a point à tenter d'efforts pour percer les nuajres qui nous la cachent : elle rayoïnie sur eux et attend qu'ils passent.

Le Verbe humain ne saurait être opposé au Verbe divin sans se nier lui-nieme, [)uisqu'il i>3noncerait ainsi à la source nicine de son ctre et de sa puissance ; mais aussi nous devons rccîonnaîlrc que le Verbe divin ne siuirait absorber et annihiler le Verbe humain sans se donner à lui-même un démenti formel et sans détruire sa propre puissance créatrice. Comment donc, dans le domaine des faits, s'est-il produit deux affirmations de Verbc^s contraires? Comment Dieu et Tliomme ont-ils paru se diviser et devenir ennemis dans crtti* guerre commencée, disent les philosophes incrédules, par le fanatisme inquisiteur, continuée, comme notis le savons tous, par le fanatisme révolutionnaire?

Ici les mots mêmes de la question répondent à cette question. De part <4 d'autre, de (|U(*lque manière qu'il se soit produit et dans quelque mesure (|u'il se soit manifesté, le fanatisme a été Terreur a hupielle doivent rester étrangères l'infaiHihililé du dogme et la droiture de la raison. Platon et Fén(»lon, Plux^ion et saint Vincent de Paul se tendent la main à travers les nges.

Une erreur ih* vaut |)as mi(Mix (|u'une autre. Voilà le corollaire de ces démonstrations terribles. Faite au nom de rhumanilé, la révolution l\it inhumaine, parce que, exercée au nom de la <livinité, l'oi^pression , soit religieuse, soit [)olitique, avait été inipie.

La philosophie a besoin d'être divine dans ses croyamrs pour être humaine dans Sii monde; et c'est à force d'hu-

manité que la vraie religion prouve au monde la divinité môme de son principe.

Faisons seulement ici c^tte remarque en faveur du principe religieux, que la religion sans philosophie apparente a produit saint Vincent de Paul, et que la philosophie sans religion positive n*a produit que Jean-Jacques Rousseau.

Mais Jean -Jacques Rousseau lui-même eût aspiré, disait-il, a être le valet de Fénelon, tant il sentait dans cette philosophie soumise que Tarchevêque de Cambrai alliait à une piété si sage, de supériorité sur la plus orgueilleuse et la plus tourmentée de toutes les raisons.

Les révolutions et les combats qui ont semblé opposer Uieu aux hommes et les hommes à Dieu, n*étaient donc que des conflits d'erreur au-dessus desquels les vérités d'autorité et de raison rayonnent inséparablement unies. L'Église est restée sainte malgré les faux mystiques ; l'autorité est restée nécessaire, malgré les mauvais maîtres d'une part; et de l'autre, le principe de la liberté et delà dignité humaine reste inébranlable malgré les fureurs de Marat et les blasphèmes de Proudhon. »

Aussi est-ce le besoin de religion et d autorité qui proteste au sein des peuples contre les abus des ppuvoirs, soit spirituel, soit temporel, contre la superstition et b tyrannie, comme c'est le cri de la raison et de l'hufpwité révoltée qui soulève les conservateurs de Tordre religieux et social contre les scandales de l'athéisme et Içs déspr^ de l'anarchie.

Les hommes d'ordre et les hoI^fa||^ ^b|(^plé, )^ qu'ils sont intelligents e^ honn^itiyuJlIlÉÉÉiÉAilkuiatai^^

tout dans les temps où nous sommes^ pour se copiprendre, se rapprocher et se prêter un mutuel appui.

Sur ce point de vue, la religion et la philosophie sont d'accord.

Répétons-le encore une fois : dans le monde intellectuel et moral, il y a guerre entre les passions qui causent les erreurs des hommes; mais cette guerre, qui déjà Tatigue tous les combattants, ne peut que faire ressortir avei^ plus de gloire Talliance étroite des vérités et Tharmonie des princi|M\s qui se confondent dans Tunité du Verbe et se résument dans Tabsolu.

Ijc comte Joseph de Maistre, dont Tautorilé ne sera pas contestée par les catholiques, est peut-être de tous les écrivains éminents de nos jours celui qui s'est avancé le plus dans cette voie. Son Hvixî du pape démontre claire ment la nécessité humaine (ïo rabsohitisnio spirituel, pour constituer et établir sur une buse :>olide les pouvoirs temporels; et ce qu il y a de plus frappant, c est qu'il donne cet alisolutisme connue la seule sauvegarde possible de la liberté. C'est au nom de la liberté que de Maistre s'etforce de relever la toule-i)uissance ponlitkale, et voici comment il exprime sa pensée :

« Nous avons vu, dit-il, que le souverain pontite est le chef naturel, le promoti^ur le plus puissant, le grand Démiurge de la civilisation universelle; ses forces sur ce ppiqt n'ont de bornes que (hins 1 aveuglement ou la mauvaise volonté des princes. Les papes ifont pas ukûiis pH^lé de rtiumanité par rextinction de la servitude qu'ils Uue sans relâche, et qu'ils cteindn^nt iiirailli-

blement, sans secousse, sans déchirements et sans danger, partout où on les laissera faire. »

Plus loin il ajoute :

« Ainsi le genre humain est naturellemenê en grande partie serf, et ne peut être tiré de cet état que sumatureUement. Avec la servitude, point de morale proprement dite; sans le christianisme, point de liberté générale ; et sans le pape, point de véritable christianisme, c'est-à-dire point de christianisme opérateur, puissant, convertissant, régénérant, conquérant, perfectilisant. C'était donc au souverain ponfife qu'il appartenait de proclamer la liberté universelle; il l'a fait, et sa voix a retenti dans tout l'univers. Lui seul rendit cette liberté possible*en sa qualité de chef unique de cette religion seule capable d'assouplir les volontés, et qui ne pouvait exercer toute sa puissance que par lui. »

Puis, en terminant son livre, l'un des plus magniliquemeiit écrits et des plus fortement pensés dont puisse se glorifier notre époque, il s'écrie, en s'adressant à Ronïc.

« Je te salue, mère immortelle de la science et de la sainteté ! Salve, magna parens! C'est toi qui réimndis la lumière jusqu'aux extrémités de la terre, partout où les aveu}j:les souverainetés n'arrêtèrent pas ton influence, et souvent môme en dépit d'elles. C'est toi qm' fis cesser les sacrifices humains, les coutumes barbares ou infômes, les préjugés funestes, la nuit de Tignorance ; et partout où tes envoyés ne purent pénétrer, il manque quelque chose à la civilisation. Les grands hommes t'a|>partiennent. Magna virum ! Tes doctrines purifient la science de ce venin d'orgueil qui la rend toujours dangereuse et

souvent funeste. Les pontifes seront bientôt universellement proclamés agents suprêmes de la civilisation, créateurs de la monarchie et de l'unité européennes, conservateurs de la science et des arts, fondateurs, protecteurs-nés de \à liberté civile, destructeurs de Tesclavage, ennemis du despotisme, infatigables soutiens de la souveraineté, bienfaiteurs du genre humain. »

Voilà quelle magnifique idée se fiu'sait des devoirs d'un souverain pontife l'infatigable défenseur de la papauté.

Disons maintenant que la papauté doit ou périr, ou accomplir fidèlement ce programme- Elle le fera quand le dogme, retrempé à sa source, 8*éclairera des splendeurs de la Kabbale.

Les Juifs, nos pères, ce peuple de travailleurs et de martyrs, c'est la maison d'Israël qui attend son heure, les livres occultes de la vraie science attendent aussi l'heure des nations.

Israël nous sauvera, nous qui l'avons crucifié comme il a crucifié notre Sauveur.

Une passion aura expié l'autre ; car l'oppression d'un peuple est une sorte de déicide.

Nous nous souviendrons alors que Jésus-Christ est né, a vécu, est mort Israélite, et que si les Juifs ne l'avaient pas repoussé et méconnu, il n'y aurait eu au lieu de chrétiens que des Israélites sur la terre.

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