DU DOCTEUR THÉOPHRASTE PARAGELSE
Socrate , discourant un jour sur la trop curieuse rechen^hc «les clK»ses célestes , pendant qu'on oublie les réalités liuniaines et la terre qui touche à nos pieds, « Ce qui est au-dessus de nous n'existe pas pour nous! » s'é- (Tia-( il: voulant dire par là qu'une craintive et supersti-
L'XK PROPiIKTIE-: ET DIVBKSKS PENSÉES DE IMRACELSE. ^79
ticiise oonsidrratiiui du <'iel esl v:iiii(s inntilo ('I daii^cronso. Il SI» peut ou «'llrl <|irav(>rli parlr prril tW sa raison un saj^e se détourne d*uiM* senihlal^lr rludr. Partout , d'ailleui's, nous voyons Sorrate, dans les dialogues de Platon, louer la niodératiou et ré(|uilihre en loute eliose. r/ost ainsi (|ue la parole de ee ^'rand philosophe doit être comprise; car le moyen de supposer i\i\'\\ ealomniait Tastrologie étant lui-même, suivant le témoignage de Platon, un astrologue merveilleux' Je ne veux point ici ess:iyer Tapologii* d'unt* seitMi<*e honorée» par tant de suivants honunes; je dirai seulement un mot : e/esl (pTil n'existe pas tm art qu on pnissr ap[>el(M' aussi justemenl divin dans sa sour^(^ dans sa tradition et dans sa théorie. Lisez Moïsi^ et il vous dira pouripioi Dieu a plaeé dans le lirmament le siileil. la lune et les étoiles, régies et mesures d(*s jours, d«s temps et des années: ee <|ui inspire à saint Paul l'é'ltige de ees sages du UKinde «pii (Mil dans les ehost^s visihies trouvé' et reeounu leur invisihle Créateur. 11 i^st vrai «pfensuile il les hhuue de ne Tavoir |ias honoré plus ipie la créature. Dieu \eut, en elïel, tpie nous soyons attenlil's aux lois des éléments, aiin de n(»us élever de louvrage à son auteur, pour le e(umaitre «îl l'adorer; ear toutes les apparences el toutes les formes matérielles ne sont que «les masques vi des envek»ppes qui lai.^sent de\iner les seerels les plus intimes de la naluiv. Ainsi ont été tniuvées ees sciences magniliques , ainsi ont pris naissance i'o> aris mer\eilleux qui nous l'ont «léeouxrirdans les racines, dans les pierres r{ même dans les honuucs «les pui^sance> cachées au Miluiaiii' el vr\ôlées seuli:ment à la sii^adh* de ir> Siv;uih inimuK''> p:M
380 UNE PROPHÉTIE ET DIVERSES PENSÉES DE PAfiACELSE.
Hésiode et par Homère A>.(pi<7Taç et Meporniç , c*est-à-dire les grands chercheurs.
Toutefois, n'attribuons rien de trop à l'intelligence humaine. Il est une sagesse divine qui descend du Père des lumières, suivant le texte de saint Jacques. Dieu nous a donné les caractères qui forment les lettres ; il y a attaché l'expression de tous les sentiments de l'âme. Par elles, nous pouvons parler; et par elles, comme par un instrument divin, il nous transmet et nous enseigne chaque jour les secrets do toutes les sciences.
Dieu ayant ainsi adapte aux usages de l'homme les merveilles de la création , a établi dès le commencement une école d'initiation à cette sagesse que tous ne doivent pas comprendre. Là, nous apprenons avec soin les choses cachées à la multitude. Ahisi le pêcheur tire du fond delà mer ses filets chargés de poissons qu'il n'avait jamais vus; ainsi les métallurgistes et les faiseurs de fouilles peuvent extnurc des niasses d'or et d'argent de ces profondeurs de la terre où l'œil n'a jamais pénétré. Voilà comment, à l'école de la nature. Dieu nous enseigne et nous met sous les yeux des choses tout à tait inconnues. Ainsi il n'est rion de caché qui ne doive être révélé et mis en lumière, soit sous le firmament du ciel, soit dans la mer, soit dans la terre ; tout doit être amené au jour par a?s grands chercheurs dont j'ai parlé. Maintenant ces hommes célèbres jmr leur science font voler de bouche en bouche leui^ noms devenus immortels: car ils ont éclairé en quelque sorte la natuR^ et leur mémoire ne doit jamais s'éteindiw La muse ne cède jamais à la mort rhérilage de la gloiiv. C'est [xir le génie quon est \ivanl: tout le