‹ Le clef des grands mystèresChapitre 96 sur 123 · PASSAGES DE DANIEL AUXQUELS IL EST FAIT ALLUSION DANS L*ASGH MEZAREPH · texte numérisé non relu

PASSAGES DE DANIEL AUXQUELS IL EST FAIT ALLUSION DANS L*ASGH MEZAREPH

LES QUATRE ANIMAUX MYSTÉRIEUX {Dati. YII).

Voilà que les quatre vents du ciel

se combattaient sur la grande mer.

Et quatre bêtes grandes montaient de la mer dhrefws entre elles.

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kkk nUMÙ^mH HBR|liTIQUE.

La première ressemblait à une lionne et elle avait les ailes de Taigle..

La mère des deux lions, le vert et le ronge; la matière fixe et volatile; la substance première du cinabre des philosophes; au corps de Mercure et aux ailes de soufre.

Je regardais jusqu'à ce que ses ailes fussent coupées, et elle se tint alors comme un homme sur ses pieds.

Sublimation et fixation de la matière; Teau merc^irieUe extraite du cinabre philosophique devient fluide de volatile qu'elle était d'abord.

Et le cœur de l'homme lui fut donné par l'influence du feu secret tiré du régime de Mars.

Les quatre animaux de Daniel correspondant au tétragrannne expriment le mouvement universel des choses. Daniel en les appliquant aux empires, détermine leur signification dans le domaine de Malchuth. Ils doivent donc représenter l'équilibre, l'antagonisme et l'évolution cyclique de la forme, soit dans la nature, soit dans la vie humaine, soil dans la vie sociale. A la formation del'homme parfait dans la nature et du royaume messianique dans l'histoire, correspondent la réalisation du sphinx dans le règne animal, le n^man delà rose dans le règne végétal, et la formation de l'or dans le règne métallique.

La seconde bète était comme une ourse, elle se tint de son côté.

Alors se proiluit une nouvelle forme dans la matière.

ÀSCH HGZAHEPH4 &&S

C*cst alors qu'il faut ia saturer de celte substance nommée pused par l'adepte et tigurée par ce signe "j^-

Et trois rangs de dents étaient dans sa gueule et on lui disait : Lève-toi et mange quantité de chairs.

Les trois rangs de dents représentent le triple feu philosophique.

Après cela je regardais, et voici une troisième bête semblable à un léopard, et elle avait ({uatre ailes d'oiseau, quatre tètes étaient sur la bète et la puissance lui fut donnée.

La matière ix)uge doit être sublimée, puis réimbibée de son eau. C'est ce qu'on appelle les colombes de Diane ; alors elle se manifeste avec quatre tètes , c'est-à-dire quatre apparences ou couleurs successives , la tète de corbeau ou la couleur noire, la tète du cygne ou la couleur blanche, la tète de paon ou la couleur irisée, et la tète du phénix ou la (îouleur rouge.

Après cela vient une quatrième bête terrible et admirable, dune lorce extrême : elle avait des dents de fer grandes et dévorantes ; elle foulait ses restes aux pieds. Elle différait des autres bètes : elle avait dix cornes et au milieu une plus petite qui avait des yeux humains et une bouche parbiitc tiiii îionniirail de ^'mmlês choses.

Cette quatrième bête est F© vivant ou le diiLSolvaiit universel qui a la force de tous les niélaux et rétmil lousi les séphiroth iiidtâUi({ues. Elle révèlt* à echii qtii b j* 1 sède tous les secrets de la nature.

&&6 PHILOSOPHIE HBimÉTiOtE.

L'HOmK MÉTàLUQUI.

Tu voyais, ô roi, une statue grande; cette statue était colossale et de la plus haute stature j elle était dressée devant toi et son aspect était terrible :

La tête de cette statue était de Tor le meilleur ©;

La poitrine et les bras d'argent (C;

Le ventre et les cuisses de cuivre ? ;

Les jambes de fer o^ ;

Les pieds mi-parties de fer et d'aide ^;

L'âme de la tête est Neschamah ;

L'âme de la poitrine et des épaules est Ruach ;

L'âme des parties inférieures est Nephesch.

Et voilà qu'une pierre détachée de la montagne \int frapper les pieds de fer et d'argile, et la statue tout entière fut réduite en poudre.

Cette pierre est le grand symbole philosophique des âges: la pierre angulaire, la pierre philosophale, la pierre de feu, la pierre de sang, le cinabre des sages, la médecine universelle ; dans l'ordre divin , la vraie religion ; dans l'ordre humain, la vraie science universelle; carrée parla base, solide comme le tube, absolue comme les mathématiques; dans l'ordre naturel, la vraie physique, celle qui doit rendre possibles à l'homme la royauté et le sacerdoce de la nature, en le faisant roi et prêtre de la lumière qui perfectionne 1 ame, achève les formes, change les brutes en hommes, les épines en roses et le plomb en or.

ASCH MEZARËi^H. tlkl

La tête de la statue de Daniel est d'or. Cette tête correspond à Kethur qui est de plomb suivant l'asch mezareph, mais il faut observer que le plomb doit être changé en or, et que de son règne même émane la source de ©, 11 y a réciprocité entre la tête Kethur et le cœur Tiphereth, (|ue entre le macroprosope et le lAicroprosope du sohar.

Or, le microprosope arich Anpin n'est pas représenté kabbalistiquement piir Tor, mais bien par le fer. 11 y a donc une seconde transposition en équerre de Tiphereth à Géburah, l'un et Tautre exprimant les n^gnes alternés de Tor et du fer.

Les quatre parties métalliques de la statue correspondent aux quatre âges des poètes et aux quatre grandes périodes du cycle historique universel. Ce règne de l'or, fondé sur le fer et Targile , c'est-à-dire sur la violence et la faiblesse , doit être détruit par la révélation de la pierre cubique , c'est-ù-dire du règne de la vérité et de la justice.

Les quatre animaux de Daniel correspondent aux métaux de la statue : le lion est d argile aux ailes de fer, Tourse est d'airain, le léopard d'argent et le sphinx d'or.

Le lion correspond aux temps primitifs, âges de guerre et de vie nomade.

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le gèrrne d'aii mtfnde , et h hafctre agit dans; tes petite choses comme dslns les ^nôes. L'ënfâirtement rfé l'or g'accotaplît comme celui des civilîsafîofts et de la lumière.

Là est la basé du dogme éternel d*Herraès.

La matière première de ©, c'est quant à la substance la ferre et quant à la forme la lumière.

La lumière estTâme de la terre.

C'est une substance unique jouissant dé toutes les propriétés des corps simples. C'est même le seiil cotps simple avec quatre formes élémentaires.

L'oxygène est de la lumière passée à l'état gazeux.

C'est l'arrangement symétrique des molécules qui fait la transparence des corps.

Le mouvement du rayon est en raison directe de la vivacité des couleurs. Le bleu noir est la couleur du repos absolu, le blanc celle du mouvement équilibré, le rouge celle du mouvement absolu.

La lumière séjourne dans les corps comme le calorique. Elle peut y être invisible et latente.

L'oxygène est la corporification positive de la lumière; l'hydrogène en est la forme négative.

Le mariage de ces deux gaz produit Teau, et l'état gazeux se change en état fluide.

L'eau a deux propriétés : elle se volatilise par la chaleur et se condense par le froid.

Elle se transforme en sève dans les plantes, en sang dans les animaux, en mercure dans les métaux, puis par combustion, en cendres et en terre.

L'eau est un oxyde, c'est-à-dire le résidu négatif d'une combustion.

ASCH MRZAREPH. AA9

L'eau est bleue et le fcMi est rouge.

La suroxygénalion de Feau produit les acides. « Corpora non agunt nisi soluta. »

Les métaux malléables ont leurs molécules déterminées par la quantité d'oxygène qu'ils absorbent.

Les métaux oxydables ont leurs molécules composées d'un moindre nombre à égale capacité de chaleur.

L'alliance des métaux malléables et des oxydables produit des aimants qui attirent la lumière positive.

Le principe métallique réside dans les terres argileuses et spécialement dans l'alumine. La découverte de l'aluminium a été un avortement du grand œuvre. Le manganèse est le <f des Ph. ; il forme 3 oxydes : un vert-noir, un gris et un brun-rouge. L'iode qui fixe la lumière est un beurre de peroxyde de manganèse.

Le manganèse décompose l'eau avec une odeur d'asafœtida.

L'antimoine chauffé se combine avec l'oxygène ; il s'élève une fumée blanche qui donne un oxyde blam».

II y a trois oxydes d'antimoine : le protoxyde gris , le deutoxyde blanc et le peroxyde de couleur citrine.

Le peroxyde s'obtient par l'action du nitre.

Le peroxyde d'© s'obtient en y versant wm^ partie l'sridf' nitrique et h d'acide muriatique. C'est une poudre Tiin lirun roiigcùln% sîins suveiir, irii^DlnliU^ thuis l'eau et

diïîsoh îuil avec faeïlité dans Tacide murialiipje,

Toiil ceci i\% de valeur f[ue comme rensi^ignements qui

ruvent niettre sur la voie du gnmd renvre.

450 LES SEI>T GtiAPltEES D^HERllÉS.

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