Mairie de Dol
détresse où il pourrait se trouver par les malheurs de sa famille et les siens propres, le suppliant n'a point pensé à tirer parti de son travail pour se faire des réserves, et dans toutes les villes où il est d'usage de faire une quête pour rétribuer le prédicateur, il en a laissé le produit aux administrations de charité, comme à Brest 500 livres, à Lorient 100, à Saint- Brieuc 400, à Saint- Malo 1.100, à Dol 122 livres. S'il ne produit point de certificats de Brest, Lorient, Saint-Brieuc, c'est que la mort a enlevé ceux par les mains desquels ces charités sont passées.
Aux services rendus à l'Eglise comme ministre de la parole de Dieu, le suppliant peut en joindre d'autres rendus à l'Etat en qualité de commissaire des Etats de la ci-devant province de Bretagne pendant dix ans. En 1770 et 1771, la rétribution des commissaires fut appliquée au soulagement des pauvres contribuables, et si pendant les huit autres années il a touché ce qu'on appelait les taxations, elles ont à peine suffi pour le remboursement de ses avances. On sait que les dépenses du bureau de Dol ont toujours été fort modiques.
Enfin, dans l'espérance de jouir de son revenu jusqu'à sa mort, le suppliant entreprit, il y a sept ans, de faire les réparations de sa maison prébendale, pour lesquelles il n'a rien reçu de son prédécesseur, mort insolvable, et cette réparation ou réfection coûta 2.700 livres. 11 est vrai que le suppliant ne déboursa d'abord que 1,200 livres, le Chapitre vint à son secours et lui alloua 1,500 livres: mais depuis il a fait faire deux cheminées, boiser la salle, etc., etc.; un caveau à vin et un petit jardin muré, tous lesquels objets lui ont coûté plus de 800 livres, ce qui, joint aux réparations ci-devant, donne à sa maison une plus-value de plus de mille écus dont la nation va profiter.
Ainsi, Messieurs, son âge. sa situation, ses services, les dépenses qu'il a faites pour améliorer une maison qui ne doit plus lui appartenir, sollicitent en sa faveur pour, qu'y ayant égard, il vous plaise lui accorder une augmentation de traitement et une gratification à prendre sur les deniers qui reviendront de la vente de la maison. [Suivent de très nombreux et
concluants certificats et pièces]... Et ayant égard à tout ce que dessus, lui accorder les conclusions de sa requête, il bénira votre administration également juste et bienfaisante.
A Dol, 28 mars 1791.
Pitel, prêtre.
Urbain-René de Hercé, évêque de Dol, est parti pour Mayenne le vendredi Jer avril 1791, après avoir délogé de l'évêché, vendu ses effets [son mobilier] et avoir fait transporter ceux des Ormes à Mayenne ',
[.Les sieurs Destouches, Gault et Sougé, prêtres, ci-devant chanoines de la cathédrale de Dol, réclament leur traitement de 1790 et partie de 1791, et terminent ainsi leur requête... « Vous ajouterez à leur reconnaissance et ils ne cesseront d'adresser au ciel des actions de grâces de ce qu'il a dans sa bonté donné au district de Dol des administrateurs dont les sentiments de probité et de justice sont connus, et les vœux les plus sincères pour votre conservation 2. »] (Sans date.)
Registre de la municipalité.
Mardi 1er avril 1191. — Concernant le collège, un membre a dit et l'assemblée a accepté de fixer sur-le-champ le traitement particulier de chaque professeur proportionnellement au revenu du collège, celui du professeur de philosophie à 300 livres, à pareille celui du professeur de rhétorique et deuxième, à celle de 250 livres au régent de, troisième et quatrième, à celle de 200 livres au régent de cinquième et sixième, à 200 livres également celui de septième et huitième, lesquelles sommes seraient payées tous les ans à l'issue de l'année scholastique, par le prin-
1. Manuscrit de Juhel de la Plesse, premier maire de l'Abbaye, près Dol. (Archives du presbytère de Dol.) — Ce n'est que le 15 juin 1VJ2 que M. de Hercé et son frère firent à Dol, par procuration, la déclaration de fixer leur résidence à Mayenne.