‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 2)Chapitre 55 sur 98 · Archives départementales au Palais de Justice · texte numérisé non relu

Archives départementales au Palais de Justice

assassinats, et que s'il vint en cette commune il y a quinze jours, ce fut sous l'escorte d'un détachement qui venait d'Antrain à Dol, et qu'il demande à répondre pour lui aux fins de la procuration sus-datée.

[il ne fut pas admis à représenter son frère, la loi disant qu'on est tenu de comparaître en personne à moins d'impossibilité physique.]

Par le citoyen Blanchard a été répondu sur le premier objet : qu'il ne contestera pas avoir invité le citoyen Jouey, ministre du culte catholique, qui vient de fois à autres passer quelques jours chez son frère, le citoyen Jouey. officier de santé à Dol, à célébrer la messe dans sa maison le 10 messidor dernier, parce qu'il n'existait lors aucun édifice destiné à l'exercice d'un ou plusieurs cultes, attribué ou désigné à l'universalité des citoyens de la commune, et que d'un autre côté ces édifices étaient encombrés de foin, paille et blé, conséquemment tous hors d'état d'y pouvoir célébrer la messe; que s'il se porta à faire célébrer la messe chez lui le jour prescrit, ce ne fut qu'après s'être présenté à la maison commune le 9, qui était la veille, et en avoir témoigné son intention au citoyen Desoindre qui s'y trouva, si toutefois il n'en résultait aucun inconvénient; que ce dernier lui répondit qu'il lui conseillait de ne pas ouvrir les abat-vent de sa salle sur la rue dans la crainte qu'on ne le trouva mauvais, ce qu'il exécuta fidèlement. Cette démarche de sa part prouve sensiblement sa bonne foi et fintention où il était de ne pas éluder les lois républicaines, dont il n'avait aucune connaissance, et bien d'autres comme lui; motif sans doute qui a déterminé la demande faite à la Convention de faire publier et afficher les lois sur les murailles aux lieux apparents, comme cela se pratiquait sous le ci-devant régime, afin que les citoyens puissent en avoir connaissance, qu'il est vrai que par l'art. 4e de la loi du 4 ventôse 1, les cérémonies de tout culte étaient interdites hors de l'enceinte choisie pour leur exercice, mais qu'il est

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