‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 103 sur 130 · Arch. d'Ille-et -Vil., L. 2 V · texte numérisé non relu

Arch. d'Ille-et -Vil., L. 2 V

(-ii conséquence lavons reconnu et reconnaissons pour être seul et légitime pasteur et l'avons installé en présence du peuple assemblé à l'heure ordinaire1 de la grand'messe et avons signé

Et ainsi signé sur le registre :

J. F. Leray, maire. G. A. Lodin, of., .). Clolus. of., J. Brard, of., F. Benoit, of., F. Husson, of., L. LlïCORVAISIER, prr de la commune, J. B. Lodin, médecin, témoin, de Longrais Lodin, témoin, G. A Couppé curé constel de Noyai sous Bazouges, G. Lecorvaisier , témoin, J. Delafosse, témoin, J. Crosnier, témoin. Lesongeur, secr. grenier.

Le 4 octobre suivant la municipalité et M. Couppé prêtent « le serment de fidélité à la nation et de maintenir la liberté et légalité ou de mourir a leur poste. »

Le 14 septembre 1792 le directoire du district reçoit une dénonciation du procureur de la commune de Noyai et du commandant de la garde nationale contre le maire qui leur a refusé un réquisitoire pour perquisitionner dans la maison suspecte du sr Thomas ex curé.

Le directoire de Dol à la municipalité de Noyai sous Bazouges.

11 septembre 1792.

Nous sommes informés. Mrs, que dimanche dernier le maire de votre commune après avoir assemblé la garde nationale pour faire des visites dans différentes maisons suspectes où le s' Thomas ci-devant curé de votre paroisse doit alternativement se cacher suivant le bruit public, et après avoir long-

temps l'ail attendre le réquisitoire nécessaire a cet effet se retira ainsi que les autres membres de la municipalité, les sieurs Housson et Lecorvaisier exceptés, sans avoir voulu donner ce réquisitoire: si le fait est vrai. Mrs les maire et officiers municipaux qui se sont ainsi retirés sont mal a propos contrevenus aux arrêtés du conseil général du département des 4 décembre et 15 avril derniers qui ordonnent aux curés remplacés faute de serment civique de se retirer a trois lieues loin des paroisses qu'ils desservaient, ils auraient eu d'autant plus de tort que la présence du s1' Thomas dans la vôtre ne peut qu'y occasionner des troubles, que la manière clandestine dont il doit y exister et les maisons que dit-on il y fréquente n'annonce de sa part que de mauvais desseins. Nous ne devons pas vous dissimuler que s'il en résulte quelqu'inconvénient fâcheux. MM. les maires et officiers municipaux qui se sont refusés à donner le réquisitoire annoncé à la garde nationale et si longtemps attendu par elle, en demeureront personnellement responsables, nous devons vous prévenir au surplus que d'après les articles 1, 2 et 3 de la loi du 26 août que vous avez dû faire publier dimanche dernier, si votre curé se trouve encore dimanche prochain dans votre paroisse, vous devez le faire arrêter et amener ici pour que nous le fassions conduire soit au plus proche port de mer s'il n'est pas sexagénaire ou infirme soit au chef lieu du département s'il se trouve dans le cas de l'article 8 de la même loi que vous ne pouvez vous dispenser de mettre a exécution sous peine de répondre personnellement de votre négligence.

Vente au bourg de Noyai les 20 et 22 février 1793 des effets mobiliers appartenant à Julien Thomas ex recteur de la paroisse de Noyai sous Ba/ouges, émigré.

Produit de la vente 156G livres 12 s. 1 d. — Bestaient invendus différents effets estimés 2cS0 livres 10 s.

Dol 15 avril 1793 an doux.

Les administrateurs etprocureur du district de Dol aux administrateurs et procureur du district de Morlaix I;.

Le citoyen Couppé ci devant Augustin et ex vicaire de Taulé. aujourd'hui curé de Noyai en notre district, nous expose, citoyens collègues, que depuis le trimestre d'avril 1792 échu au 31 juillet de la même année, il n'a pas reçu son traitemenl de religieux: eu conséquence il réclame la moitié de son traitement depuis cette époque.

Nous vous prions, citoyens collègues, de nous marquer le trimestre pour lequel le citoyen Couppé a touché son traitement de religieux à la caisse de votre district et le montant de son traitement. Il a besoin, donnez nous s'il vous plait une prompte réponse.

J)e par la loy au nom de la nation et de la république française une et indivisible.

Extrait des minutes du greffe de la justice de paix et de la police correctionnelle du canton de Bazouges la Pérouse districl de Dol dépar* d'Ille et Vilaine.

Audience du 3e jour de la l'e décade du second mois de l'an second (24 octobre 1793) etc.. devant nous Louis Margueritte juge de paix et officier de police du canton de Bazouges etc..

En la cause entre le citoyen Couppé curé de Noyai demandeur en réparation de calomnies, contre Jeanne, Etiennette et Véronique Hélaudais accusées; les parties présentes, également François Ory de la Haye en Bazouges. appelé et interpellé de déclarer s'il est vrai qu'Anthoinc Coupé curé de Noyai l'avait secrètement soudoyé pour se détracter de l'inculpation faite contre ledit curé [de lui avoir tiré un coup de pistolet]. François Ory a déclaré hautement et en plein tribunal qu'il était le premier moteur de la calomnie et que la seconde était aussi fausse que la première, cl qu'il est faux qu'il ait reçu de l'argent, qu'au contraire il avait payé nue somme de 25 livres en

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