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forme d'amende et qu'au moyen de cette somme le curé de Noyai lui avait pardonné sa calomnie.
Interpellées Jeanne et Véronique répondent qu'elles sont faussement accusées de calomnie mais qu'Etiennette n'avait rien dit.
Le procureur de la commune intervenu dans la cause, vu les dépositions du jeune Baptiste Aubré et de Marie Suzanne Berthelot son épouse, témoins, a requis pour l'intérêt public que Jeanne et Véronique Hélaudais non seulement pour leurs calomnies mais a cause de leur incivisme fussent condamnées a une amende et a la détention.
Sur quoi le tribunal délibérant... considérant que Jeanne et Véronique Hélaudais se trouvent seules compromises de leurs propres aveux, considérant également que les calomnies n'ont pu sortir que des bouches envenimées de ces lâches hypocrites et de ces consciences gangrenées par le fanatisme qui sous prétexte de religion conjointement avec la horde aristocrate ne travaillent qu'a déchirer le sein de leur patrie et a anéantir notre constitution bienfaisante.
Sous toutes ces considérations, nous juge de paix de l'avis de nos assesseurs avons condamné Jeanne et Véronique Hélaudais en chacune 3 jours de détention dans la maison d'arrêt de cette ville et en chaque 7 livres 10 sols d'amende et aux dépens... x
1. Archives de la justice de paix d'Antrain : l'audience a eu lieu le 3 octobre et non le troisième jour de la première décade, etc., comme le scribe l'a porté.