‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 108 sur 130 · Arch. d'Ille-et-Vil., L · texte numérisé non relu

Arch. d'Ille-et-Vil., L

Sens, 20 prairial an VI (8 juin 1798). Uadiou du canton de Sens, aux adrs du département.

Les ministres du culte se rappelant encore les impressions que faisaient sur le vulguaire les cérémonies religieuses et regrettant de les voir circonscrites dans l'enceinte des édifices qui leur sont destinés, se permettent par une fausse interprétation de la loi de regarder les cimetières qui leur sont annexés, comme faisant partie de ces édifices et s'ingèrent d'y faire des processions. Cependant la section trois, article seize de la loi du 7 vendem. an ï V ne laisse aucun doute sur sa véritable interprétation : il y est dit, les cérémonies de tous les cultes sont interdites hors l'enceinte de l'édifice choisi pour leur exercice.

Si nous vous transmettons ces observations, c'est pour ne laisser a l'astucieuse dialectique de ces ambitieux aucun subterfuge, en prononçant sur la fausse interprétation qu'ils donnent à la loi et dont ils voudraient éluder l'effet.

Une autre question se présente dans ce moment. Un ministre du culte nous adresse une pétition tendante à l'autoriser a s'établir dans l'une de nos communes en qualité d'instituteur des écoles primaires; n'existe-t-il pas une loi qui les exclut de ces importantes fonctions, et peut-on confier à cette classe toujours ennemie des institutions républicaines le précieux dépôt de l'éducation de la jeunesse? nous espérons que vous voudrez bien nous donner une prompte réponse à ces questions 1.

Sens, le 29 frimaire an Vil (19 décembre 1798).

Aux agents municipaux des cinq commîmes du canton de Sens.

Le rassemblement de la nuit de Noël, citoyen, peut fournir aux malveillants et aux espions une occasion favorable pour

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