Mairie de Dol
2. Etait membre du directoire et devait être l'auteur de la dénonciation contre la garde nationale. Cette délibération, très alambiquée, indique que, sans en avoir Je droit, le sr Herbert donnait des ordres au commandant delà garde nationale, M. de Louvigny, qui se refusait de les exécuter.
Il fut assassiné dans sa maison, à Tremblay, la nuit du 21 au 22 mars
de ce dernier, le tout vu et mûrement examiné, considérant : Que si l'amour de la patrie peut et doit s'étendre partout où les occasions se présentent de l'exalter, le sr Herbert ne pouvait se dispenser de se joindre au corps municipal de Tremblay pour l'aire triompher la loi, ancien maire, identifié pour ainsi dire dans cette administration, son refus de se rendre à l'invitation qui lui en était faite, n'aurait pu être considéré que comme une négligence condamnable toujours, sous l'égide des principaux membres de la municipalité et que l'usage réclamé par le s'* Hébert et non démenti dans la réponse de la garde nationale de Tremblay d'entrer dans l'église en armes avec le drapeau tous les premiers dimanches du mois, aurait du être observé a la cérémonie du serment du sieur abbé Galles puisque cet usage avait eu lieu le premier dimanche du mois de janvier, que la réclamation du sr Herbert assisté du procureur de la commune ne peut être jugée répréhensible puisque le sieur de Louvigny a donné la reconnaissance de la mission dont ils étaient chargés, que son refus de n'envoyer ni garde d'honneur ni garde de sûreté ne pouvait avoir aucun motif légitime, que le succès obtenu parle sieur Herbert dans cette cérémonie importante menacée d'être troublée est du à son courage et a son civisme, que le s1" Herbert a donné un témoignage éclatant de prudence et de fermeté dans une cérémonie nécessaire et où il se trouvaient de grandes oppositions, d'après ces considérations le directoire, oui le proc. sy. estime que la conduite du sr Herbert mérite des éloges et pour se mettre à l'abri du soupçon même le plus léger et de toute espèce de prévention, s'agissant de l'intérêt d'un de ses membres, s'excuse d'ouvrir son avis sur celle qu'a tenu le sieur de Louvigny, déclarant s'en référer à la sagesse du département.
1700, par la bande des Bobon (voir un District Breton, par T. Lemas, page 294). — Son frère Herbert dit des Louerais, prêtre insermenté de Louvigné-de-Bais, avait été guillotiné à Rennes le 1er avril 1794; M. Guillotin de Gorson lui a consacré une notice dans ses Confesseurs de la Foi.
Le directoire de Dol a celui du département.
8 avril 1791.
Selon le compte présenté par le sieur Leray curé de Tremblay pour 1790, il a touché en argent 300 livres, en blé déduction faite des frais de récolte 300 liv. : total 600. Comme curé congruiste il lui était dû 1200 livres, mais comme il ne s'est pas conformé à la loi du 21 octobre dernier, il ne peut toucher jusqu'à ce qu'il ait satisfait que 700 livres, d'où il résulte qu'il lui revient 100 livres.
Directoire du district.
Séance du 25 juin 1791. — A été donné lecture d'un procès verbal du 23 de ce mois de la municipalité de Tremblay par lequel il est appris que le sieur Cogranne ordonné pour la prêtrise dans l'île de Jersey a dit et célébré la messe en l'église de la paroisse de Tremblay le dit jour 23 ct au mépris des défenses qui lui en avaient été faites par la dite municipalité et qu'il a été assisté par les sieurs Lambert et Gavard vicaires de Tremblay, vu de plus la lettre du maire du 24, a, le directoire, considérant que l'impudence du s1' Cogranne porte le caractère de l'insubordination et de la révolte a la loi, qu'il a célébré la messe qu'il n'a pas justifié avoir le droit de dire, que quoique né à Tremblay ainsi que le s1* Lambert qui Ta assisté dans la cérémonie, il n'en est pas moins tenu a respecter l'ordre public, est d'avis que les dits sieur Cogranne et Lambert soient éloignés de Tremblay aux termes de l'arrêté du département du 1G courant et conduits au département dllle et Vilaine par trois gendarmes nationaux et la garde nationale qui sera requise de les aider par la municipalité de Tremblay, et relativement au sieur Gavard qui ne sera plus fonctionnaire public demain, le directoire est d'avis de lui indiquer pour retraite la paroisse de S1 Ouen de la Rouerie son lieu natal cl de l'y faire conduire, s'il ne défère pas au présent, avec défense aux uns et aux autres de troubler
en aucune manière l'ordre public réservant expressément de les livrer à la justice contentieuse dès qu'il y aura au tribunal de Dol un accusateur public, arrête en plus qu'il sera remis une ampliation du présent tant à la municipalité de Tremblay qu'à celui à qui l'exécution en sera confiée.
Soussigné Jean Baptiste Coupé prêtre, demeurant à Tremblay après avoir pris lecture de l'arrêté du département du IT) avril, déclare par serment de ne rien entreprendre contre la constitution, la paix et la tranquillité publique, de vivre soumis à la loi et de ne détourner par conseils, suggestions ni autrement aucun citoyen de l'obéissance qui lui est due.
A Dol, 18 mai 1792.
.1. B. Coupé, prêtre |.
Extrait du registre de la municipalité de la paroisse de S1 Martin en Tremblay, du dimanche onze novembre, mil sept cent quatre-vingt-douze, la commune assemblée au lieu ordinaire de nos séances, suivant la convocation faite du dimanche quatre du présent, et reconvoquée ce jour onze du même mois en conformité de la loi donnée à Paris le quatorze août 1792 l'an 4e de la liberté, l'assemblée étant composée de nos citoyens Vincent Lodin, maire; Joseph Houel, Louis Loizon, Pierre Hubert, Jean Blandin, Joseph Verrou, Julien Boulier, François Houel fils, Joseph Malo Anger et Charles Champion, ainsi que tous les citoyens actifs de la paroisse, tant que M. Galles, curé constitutionnel, que de tous commandants, capitaines, lieutenants et sous-lieutenants, caporaux et sergents, les deux compagnies assemblées sur la place de devant la porte de la municipalité, le drapeau déployé et à la tête des deux compagnies assistés de tous les citoyens lesquels conjointement avec nous avons prêté le serment à haute voix