A pris » et non « a donné
Néanmoins M. le curé nous a déclaré qu'il voulait bien se contenter en faveur de la nation de la somme de 252 livres pour ses frais de récolte et retenir ses dits grains pour la somme de 1300 livres net dont il tiendra compte pour ce qu'il jouit par main et ce a valoir a son traitement. En conséquence nous officiers municipaux avons décerné acte de la dite déclaration a mon dit sieur recteur et lui avons fait des remerciements de la manière dont il en avait usé envers la nation pour la recolle, persuadés de l'exactitude de sa dite déclaration et de son désintéressement.
Ensuite nous avons interpellé le dit sieur curé sur l'objet du serment, il nous a déclaré être prêt de le prêter et de le souscrire toutefois et quand il en sera requis, qu'il ne laisserait de donner bon exemple a ses paroissiens, en se soumettant de cœur et d'esprit aux décrets de l'assemblée nationale sanctionnés par le roi. mais qu'il désirait le faire solennellement dans l'église, et attendu ses infirmités ledit s'' curé a déclaré qu'il désirait se retirer, ce qu'il a fait après avoir signé avec nous.
( ? jusqu'à présent ? ... des aprécis pour la fixation du
prix des grains que le chanvre n'est pas estimé a sa valeur, et que le nombre des boisseaux de grain n'est pas complet, nous avons été unanimement d'avis de renvoyer a la première délibération) * et avons signé... (Cinq lignes et demie rayées
nulles.)
J. B. Galon, Poinçon maire, etc...
26 décembre 1790.
Julien Giffard vicaire et Louis Rabâche déposent à la mairie le relevé des individus composant cette dite paroisse, relevé s'élevant au total de 980 individus.
6 janvier 1791.
Ce jour a l'issue de la grandmesse paroissiale l'assemblée du conseil général de la commune dûment convoquée par Mr le maire dimanche dernier et tenue dans la cour de l'église
1. Ces dernières lignes, en effet, s. ml rayées e1 La première surtout; difficile à tire, mais vu leur contenu bizarre nous avons cru intéressant de les reproduire.
de Chauvigné, présents Mr François Poinçon maire, J. B. Robinault. J. B. Galon. Jean Couaire, Anne Durocher, Miche] Alorel. off. municipaux.
Et Mrs Gilles Bazin, Joseph Lecorvaisier, Pierre Vallé, Joseph Josset, Julien Coudrai, Julien Legendre du bourg, Joseph Loisance, Charles More], etc., notables et toute la commune et garde nationale aussi convoquées a l'effet d'assister à la prestation de messires les ecclésiastiques de cette paroisse, Mr le maire prenant la parole a dit1 :
« Je vous ai convoqués ce jour pour recevoir le serment de notre vénérable pasteur prescrit par le décret de l'Assemblée nationale du 27 novembre dernier.
Vous le savez, Messieurs, depuis plus de 35 ans qu'il vit parmi nous il n'a rien épargné pour nous instruire et pour nous édifier. Aussi éclairé sur les dogmes de la foi que pénétré des principes de l'évangile, il a tout mis en usage pour nous conduire dans les voies du salut. Bénissons le Seigneur de nous l'avoir donné dans ces jours de miséricorde. 11 a toujours été le père des pauvres, le protecteur de la veuve et de' l'orphelin, notre conseil et celui de nos voisins qu'il a souvent aidé de ses lumières ; nul intérêt, nul respect humain ne l'a jamais détourné de son devoir; l'amour de l'ordre, de la justice et de la paix voilà sa devise.
Sa belle ame dégagée de l'aristocratie, nobili-sacerdotale, gémit de voir quelqu'un de ses confrères regretter encore l'ancien régime épiscopal et les abus dont il était imprégné, mais je désire et j'espère qu'ayant toujours été la lumière du canton il va en devenir le flambeau et ramener par ses vertus et son exemple tous ses confrères qui se sont laissés séduire par les ennemis du bien public. C'est le vœu ardent que j'ose former pour le maintien de l'ordre et la propagation de notre sainte religion. »
Ensuite M. Jean Baptiste Galon ayant monté à l'autel a prononcé un discours rempli de patriotisme. 11 nous a témoigné que depuis longtemps il aspirait après la réforme salutaire que l'Assemblée nationale venait de faire, qu'il était bien
1. M. Robidou, dans son Histoire et Panorama, etc.. renJ compte de cette cérémonie avec quelques variantes.
éloigné de croire que la constitution civile du clergé soit contraire au dogme de la foi et aux préceptes de l'évangile, qu'il espérait au contraire quelle allai! faire revivre les premiers siècles de l'Eglise et détruire des abus aussi révoltants que nuisibles à notre sainte religion; que pour lui il désirait ardemment voir le clergé de France ramené à son état primitif et une plus égale répartition de ses richesses, en conséquence qu'il jurai1 d'être fidèle a la nation à la loi et au roi et de maintenir de tout son pouvoir la constitution civile du clergé ainsi que tous lt.s décrets de l'assemblée nationale. 11 a fini par exhorter L'assemblée a être fidèle à ses serments et en faisant des vœux pour la paix et la réunion de tous les esprits, dont nous avons si grand besoin, qu'il allait offrir le sacrifice à cette intention. De tout quoi il a requis acte et signé avec nous maire et officiers municipaux ci dessus dénommés.
Soussigné vicaire de Chauvigné assure être dans l'intention de me conformer au décret de l'assemblée nationale du 27 novembre 1790 ce 13 février 1791.
.). Giffakd vicaire de Chauvigné.
et a déclaré n'avoir aucune connaissance de l'adresse du clergé de Rennes à son évoque, le même jour et an que ci dessus.
.). Giffard vicaire.
Le dimanche 27 février 1791 a onze heures du matin, en L'église et paroisse de Chauvigné, au prône de la grandmesse et en présence du conseil général de la commune et des iideles
assemblés
M. Julien Giffard vicaire de la dite paroisse s'est présenté pour prêter le serment civique en exécution du décret de l'Assemblée nationale du 27 novembre 1.790 sanctionné par le roi le 20 décembre et publié en cette municipalité le 23 janvier dernier, et d'effet le dit Julien Giffard vicaire a prononcé à haute et intelligible voix et la main levée le serment solennel de emplir avec exactitude les fonctions de son ministère, d'être fidèle à la nation à la loi et au roi, de maintenir de tout
son pouvoir la constitution décrétée par l'assemblée nationale el acceptée par le roi de tout quoi nous officiers municipaux avons dressé et raporté procès verbal le dit jour et an que devan l.
Jean Coirre J. B. Galon. J. B. Robinault.
Faucheux, prr syndic.
13 mars ll'Jl. — Mise en adjudication au rabais des frais nécessaires pour biffer les armoiries qui sont sur l'église, sur le presbytère et la grange dimeresse.
Ce jour 17 avril 1791. messieurs les officiers municipaux rassemblés aux trois heures après midi se sont rendus a l'église pour y entendre les vespres et pour assister au tedeum qui a été chanté par messieurs les ecclésiastiques en mémoire de l'heureux avènement de M. Le Cos a l'épiscopat.
Nous ne pouvons assez remercier le Seigneur de nous avoir donné un si digne prélat qui veut faire revivre parmi nous les beaux jours de la primitive église. Notre joie a encore bien augmenté quand nous avons appris que cet ange tutelaire cet apôtre de notre choix et si désiré était enfin rendu à nos vœux, qu'il était maintenant à Rennes. Cette heureuse nouvelle a été sur le champ annoncé au peuple par le son de toutes les cloches ; de tout quoi nous avons rapporté notre présent procès verbal ledit jour et an que devant et avant la signature nous avons prié M. Luc Poinçon de le complimenter de notre part et de lui présenter les hommages de cette commune et ceux de tous les citoyens et de M. Giffard, vicaire et M. Galles prêtre qui ont l'ait la cérémonie.
Les héritiers du curé Galon décédé avisent la municipalité que leur ancien pasteur a laissé la somme de 1517 livres aux pauvres de la paroisse { .