‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 60 sur 130 · Mairie de Dol. Voir Appendice · texte numérisé non relu

Mairie de Dol. Voir Appendice

■>. Arch. d'Ille-et-Vil., S. L. 2 v. 6.

du trois de ce mois, lui permettre de s'en retourner pour, étant rendu cher lui, observer exactement le régime et faire les remèdes qui lui sont prescrits par le dit certificat: pour cet effet le mettre a l'abri des recherches, tant des gardes nationales que de tous autres.

Bkard prêtre.

Soit communiqué au procureur de la commune de Bazouges.

21 mai 1792.

Angér maire. Eveno offr mal.

Le Prr de la commune de Bazouges la Pérouse. qui a pris communication de la requeste du s1' Brard et du certificat y annexé du sr Guiot médecin, daté du 3 mai, observe que le certificat du sr Guiot est un acte de pure complaisance sur le refus du médecin et des chirurgiens de Bazouges à qui le sr Brard en avait demandé un de ses prétendues incommoditées.

Il est de notoriété que le s1* Brard comme chapelain de la Ballue se rendait tous les dimanches et fêtes à sa chapelle distante de sa résidence d'une lieue et demie pour y remplir son ministère. Le pr de la commune atteste que l'an dernier, le sr Brard sollicita un passeport pour se rendre à Nantes, S1 Malo et ailleurs, et sans penser à ses infirmités il parlait d'un voyage de Suède. Son envie de voyager se ralentit, lorsqu'il vit que son passeport référait sa qualité de prêtre insermenté, avec recommandation de le surveiller, et lorsqu'il eut perdu l'espoir d'en obtenir un autre a son gré. Enfin, le médecin du sr Brard réside à Rennes, il lui a conseillé les eaux minérales. On en prend d'excellentes en cette ville; le sr Brard n'a sans doute pas réfléchi qu'il serait mieux à Rennes auprès de son médecin pour suivre son régime qu'à Bazouges où il ne trouverait ni médecin de confiance ni eau minérale et où sa présence dans son quartier malheureusement gangrené des préjugés religieux ne pourrait que rendre plus altières les têtes déjà trop exaltées de ses partisans.

Le procureur de la commune estime donc qu'il est de l'intérêt général et de l'intérêt particulier du s1' Brard que ledit

s1' Brard reste encore à Rennes quelque temps pour parvenir a la guérison de ses affections humorales.

Ce 1er juin 1792.

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