Test le 13 qu'il faut lire
Julien Brard, Jean Ory et Joseph Cliesnais sujets a la déportation ou a la réclusion aux termes des lois de 1792 et 1793. conformément a la loi du quatre de ce mois: il pourra requérir s'il le juge convenable la garde nationale de Rimou. il se fera aider par la forée armée cantonnée en ee lieu; il est invité a employer tous les moyens de douceur dans cette arrestation, que l'humanité réclame: il pourra faire vérifier si Ory n'est point eael.e elie/ la veuve Trotard a Meaugon. il s'assurera également de la personne du nommé Hoguet diacre résidant chez le citoyen Boislouveau en cette ville, et fera conduire tous les cinq ci dessus devant la municipalité.
A Bazouges ce 13 brumaire 'te année républicaine (4 novembre 1795).
Ainsi signé : Gautier pr de la corn, officier municipal, Delafossk président.
Je soussigné certifie avoir pris toutes les mesures requises dans le délai utile pour m'assurer des personnes des citoyens dénommés dans le réquisitoire ci dessus et que toutes perquisitions ont été faites dans leurs domiciles et autres lieux de la commune de Bazouges et du canton, sans aucun succès.
A Bazouges ce 15 brumaire an 4e de la république.
Ainsi signé : Akger Lokiais, corn1 du bataillon.
Bazouges 26 germ. an IV (15 avril 1796).
Le corn" du Gouvernement près Vad*™ mu** du <'„»» de Bazouges aux a.drs du département.
j'ai reçu ce 23 votre lettre du 20 ventôse dernier (16 mars) concernant l'arrestation des prêtres réfractaires. L'administration rendit compte au département le 11 de ce mois des mesures qu'elle avait prise pour purger le sol de la liberté de ces êtres abominables, de mon côté j'ai pris tous les renseignements possibles et j'ai l'ait faire de fréquentes patrouilles et perquisitions qui jusqu'ici ont été infructueuses. 11 y a si peu de
troupes, la commune de Bazouges est si vaste et si étendue el les prêtres ont tant de refuges qu'il est presque impossible de les surprendre: quand on les cherche dans une commune, ils sont dans une autre, quand on fouille un coin de la commune de Bazouges. ils sont dans l'autre.
Je vais continuer de faire faire les plus scrupuleuses perquisitions, et prendre tous les moyens pour arrêter ces génies malfaiteurs et auxquels on peut attribuer les excès qui se
commettent journellement '.
Gautier.
Liberté, Egalité.
Bazouges 2 iloréal, quatrième année de la république française une et indivisible (21 avril 1796) a.
Les membres de V administration municipale et commissaire du directoire exécutif du caon de Bazouges, aux citoyens administrateurs du département d'Ille et Vilaine.
Nous avons reçu, citoyens, le 28 germinal dernier votre lettre du huit concernant l'exécution de la loi du trois brumaire, nous en avons rempli l'objet par nos deux lettres du onze germinal sous les numéros 51 et 53, mais comme vous nous demandez la réponse aux différentes questions contenues dans votre lettre, nous allons vous satisfaire. 1° Il n'existe point a notre connaissance dans ce canton de prêtres qui aient été ou du être déportés en exécution de la loi du 26 août 1792 ou de celle du 21 avril 1793, qui soient rentrés ou restés en France, autres que les cinq que nous avons parlé dans notre lettre du 11 sous le n° 51. ce sont Mathurin Lecamus cy-devant chapelain du Grandbois, Julien Jacques Brard cy-devant chapelain de la Ballue, Julien Butel cy-devant recteur de Marcille Raoul; ces trois prêtres détenus au M1 S1 Michel pour cause de refus de serment à la constitution civile du clergé ont été élargis en exécution de l'arrêté du représentant du peuple Legot du 13 ventôse an trois.
Jean Ory prêtre de Bazouges.