L. Richard, c. m
Blenms, vicaire de Trans.
Lebigot, curé de Saints.
Leporc, vie. de Plerguer.
Revault, desserv. de B.-P.
Bertré, vicaire de Dol.
Ruault, pr. du coll. de Dol.
Lemarié, professeur.
Guillard, vie. de La Bouss.
Dupuy, vie. de M. -Dol.
Bourdelais, v. de B.-Pican.
Bigot, c. Dol, v. g. hon.
Duhou, vie. d'Epiniac.
Fourment, rect. de Dingé.
Le Miniac, prêtre.
Guillaume Morel, frère.
Adèle Moubèche, sœur.
Roussel,maire deS.-Marcan
[L'abbé Tresveaux, en 1845, et M. GuillotindeCorson, plus récemment, écrivaient qu'en 1821 « le corps du martyr avait été découvert. » Il n'y eut pas de découverte, c'est évident, puisqu'on savait à Baguer-Pican le lieu où avaient été enterrés les trois cadavres trouvés sur la route le 20 novembre 17!).'^ niais depuis 28 ans personne n'y songeait plus et les jeunes l'ignoraient. Voici ce qui donna lieu à la supposition d'une découverte et dont, chose étrange, ne parle aucun auteur ecclésiastique.
Nanon Leprince, veuve Richard Saudrais, fermière à Baguer-Pican, avait comme patouresse en 1821 une fillette de 15 ans, Victoire- Anne Coquerel, née le 30 juin 1806. Cet enfant ayant raconté que par plusieurs fois en gardant ses vaches dans le pré de la Jeannais, elle avait aperçu un prêtre en surplis disant son bréviaire et qu'elle ne connaissait pas, plusieurs personnes et aussi des enfants et des ecclésiastiques l'accompagnèrent pour voir ce prêtre. Personne ne vit rien de ce que voyait Victoire Coquerel. Interrogé par l'enfant que la présence d'autres personnes enhardissait, ce prêtre inconnu répondit, mais seule l'enfant l'entendait, ainsi que seule elle le voyait, répondit que ses os étaient enterrés là sous ses pieds et qu'il désirait qu'ils soient portés en terre sainte.
Le jour de leur exhumation, une foule immense accourut sur les lieux ; les arbres environnants et la toiture de la maison voisine étaient envahis de curieux. La cause de cet empressement était la croyance générale qu'on allait retirer de terre un prêtre tout vivant.
Victoire Coquerel est morte le 3 avril 1895; elle n'aimait guère à parler de ces choses passées ; le clergé, croiton, le lui avait défendu. Par contre, son ancienne amie et voisine Thérèse Lebeltel, née en 1825, ainsi que Jeanne Coudraye (85 ans en 1907), la nièce de la fermière de la Jeannais, et aussi Rose Fauvel (64 ans), dont la mère Jeanne Tirel fut domestique chez ladite fermière, en même temps que la jeune voyante, sont intarissables quand on les interroge sur ces événements de 1821. De l'abbé Morel et de son genre de mort, elles ne savent rien.]
COMMUNE DE L'ÏSLEMER
NOTICE
Population en 1792 230 h.
— en 1902 392 h.
Joseph- Anne Pigeon, recteur depuis 1788, originaire de Laboussac, insermenté, ne quitta définitivement sa paroisse que tout à fait à la fin de 1792. On croit qu'il passa à Jersey. Fut rétabli dans sa cure en 1803.
Un prêtre de Lillemer, Augustin Delalande, obligé de venir habiter soyi pays d'origine pour refus de serment, afin d'obéir à l'arrêté du département du 16 juin 1791, le quitta pour obéir à celui du 14 décembre (1) et disparut. M. Guillotin de Corson dit qu'il resta caché tant à Lislemer que dans les communes voisines et qu'il décéda recteur de Plerguer en 1834 (2).
Officieusement, ce fut le curé assermenté de La Fresnaye qui desservit cette paroisse, car le chanoine de Bennes Clouet qui y avait été nommé le 15 juillet 1792 n'y parut pas. Elle fut d'ailleurs peu de temps après réunie à celle de La Fresnaye.
(1)T. III, p. 72.
(2) Les Confess. de la Foi, page 284-
DOCUMENTS
Lislemer, le 3] janvier 1793, l'an deuxième de la République.
Aux citoyens administrateurs du Directoire du district
de Dol.
Sur la demande que vous nous faites par une lettre en date du 11 janvier 1793 pour la déclaration des prêtres non assermentés qui ont résidé dans notre commune pendant les années 1791 et 1792, il n'y en a que deux, savoir pour recteur Joseph Pigeon, natif de La Boussac, âgé d'environ 50 ans, et l'autre Augustin Delalande, natif de Lislemer, âgé d'environ 27 ans, mais qui ont parti tous les deux sans demander de passeport et sans nous citer le lieu où ils se sont retirés. Nous ne pouvons en avoir la résidence actuelle, même Pigeon sortit la nuit et l'autre, qui fut pris à Vildé-la-Marine, s'échappa. On dit qu'ils sont à Jersey (1).
Leborgne, maire de Lislemer.
[La signature de M. Pigeon figure pour la dernière fois sur les regisl res paroissiaux à la date du 6 décembre 1792, sans doute lois de l'une de ses réapparitions dans la commune, car dès le 28 août, c'est le curé assermenté de La Fresnaye qui tient ces registres. |
( 1 ) Dossier Robidou.