FÉVRIER
aidant, je m'en acquitterai avec autant de fidélité à l'avenir. Je promets d'être fidèle à la nation : jeregarderais moi-même comme un traître, un perfide, un indigne de toute société civile et chrétienne, qui que ce soit qui aurait d'autres sentiments. Je promets d'être fidèle à la loi : Dieu m'en fait un commandement, ce n'est point à moi d'examiner si elle est juste où si elle ne l'est pas. Je promets d'être fidèle au Eoi : il est mon souverain, je suis son sujet, je lui dois l'obéissance. Je promets, enfin, de soutenir de tout mon pouvoir la Constitution autant que ma conscience me le permet, fondé sur la Constitution même qui donne à tout citoyen la liberté d'opinion religieuse, réservant très expressément, en toutes choses, ce qui pourrait être opposé au dogme et à l'autorité de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, en laquelle j'ai fait et je fais encore aujourd'hui vœu de vivre et de mourir. Ou la Constitution est contraire à l'autorité de l'Eglise et à la religion, ou elle ne l'est pas. Si elle est contraire à la religion, nul chrétien, à plus forte raison nul ecclésiastique ne la peut soutenir, nul ne la peut autoriser sans se rendre digne lui-même de la haine et des châtiments de Dieu ; nul chrétien, nul ecclésiastique ne la peut soutenir, ne la peut autoriser, sans apostasier et se mettre dans la voie assurée de la perdiction. Si la Constitution n'est pas contraire à la religion catholique, apostolique et romaine, aucune autorité juste et raisonnable ne doit faire de difficulté de recevoir mon serment, ainsi signé, les dits jour, mois et an que devant. Lécarlatte, vicaire de Eoz-sur-Couesnon.
Tizon, maire, etc.
25 mai 1791. — Assemblés pour recevoir les comptes dont était chargé Augustin Lécarlatte, vicaire, pour la recette des différents revenus du trésor et fabrique de Boz-sur-Couesnon, casuel et autres revenus. Nous ayant présenté un compte par lui rendu et accepté par la municipalité le 8 novembre 1790, contenant 69 articles en charge des fondations, 61 articles en charge des rentes en froment et 9 articles en charge de d'autres différents revenus se montant à la somme de 1,182 livres, ledit compte contenant en décharge 28 articles dont les sommes montaient à 1,176 livres 4 sols et nous en a ressaisis, avec toutes les pièces au soutien, et nous a également saisi d'un autre compte par nous reçu le 5 mai 1791, contenant en articles de charges 50 articles concernant les fondations, 15 articles concernant les rentes en froment et 24 articles concernant autres revenus de l'église, se montant à la somme de 247 livres 18 sols 11 deniers; ledit compte contenant 13 articles de la décharge, se montant à la somme de 247 livres 28 sols 10 deniers; les pièces au soutien dont nous sommes saisis et faisons quitte ledit sieur Lécarlatte.
En cet endroit, avant de se séparer, la municipalité s'est ressaisie de tous titres, papiers concernant l'église dont était saisi M. Gallée, recteur de ladite paroisse, pour faire rendre compte et aveu à différents particuliers et, sur-le-champ, lesdites pièces remises au coffre.
20 juin 1791. — Kéunion de l'Assemblée primaire, chargée d'élire huit électeurs pour la nomination des nouveaux recteurs, en remplacement de ceux en fonc-