Arc. dép., L. 9 M
tion l'arrêté du directoire de ce district, en date du 25, portant l'arrestation des prêtres insermentés ou dont le serment n'était pas pur et simple et nous être transportés d'abord dans la commune de Baguer-Morvan, là y étant arrivés, nous sommes entrés dans la maison du citoyen Genest et y avons trouvé le prêtre Toullier. que nous avons arrêté, comme étant sous le coup des lois relatives aux prêtres sujets à la déportation, et principalement sous celle du 20 fructidor, et soupçonnant qu'il pourrait y en avoir d'autres cachés dans l'église, nous avons prié le maire de nous ouvrir les portes et de nous y conduire, ce qu il a exécuté, et. procédant à la recherche, nous n'avons rien trouvé, sinon deux couronnes, récemment faites, suspendues dans l'église et que nous avons jugé à propos de briser comme étant un emblème de royauté. De la commune de Baguer-Morvan, nous avons dirigé notre marche sur celle de Roz-Landrieux, et, y étant arrivés, nous avons frappé à la porte du citoyen Bigot, officier municipal, où était logé un ex-capucin, ci-devant enfermé au Mont-Michel, et après ouverture et avoir exibé nos pouvoirs, nous l'avons prié de nous conduire à la chambre du prêtre, et l'avons sommé de venir avec nous à Dol et avons trouvé sur sa table différents extraits de baptêmes et de mariages, dont nous avons pris un pour le déposer entre les mains des administrateurs de notre district et leur faire connaître l'esprit qui anime en général les ministres du culte catholique. Après ce, avons dirigé notre route vers Dol, où étant arrivés, avons conduit les citoyens Toullier et Oleron, ex-capucin, à la maison d'arrêt de cette commune, en foi de quoi nous avons rapporté le présent procès-verbal sur les huit heures du matin à Dol, ce 27 fructidor, 3e année républicaine.
Signé : Georges, corn1 et autres.
Copie d'une espèce de registre trouvé chez un prêtre, nommé Oleron, en la commune de Roz-Landrieux, ce regisireest composé dune feuille de papier minutée et écrite de la main du prêtre :
Ce jour 15 juillet 1795. en conséquence des pouvoirs spirituels qui nous ont été communiqués par les supérieurs ecclésiastiques pour le temps de la révolution, j'ai soussigné, administré la bénédiction nuptiale à Pierre Landri, âgé de 28 ans, fils de feu Jean Landri et de défunte Perrine Maulard, originaire et domicilié de la paroisse de Roz-Landrieux, évêché de Dol, et Marie Dufée, âgée de 22 ans, fille de feu Jean Dufée et de défunte Marie Launay. originaire de la paroisse de Vildé- Bidon, commune de Roz-Landrieux. ont promis être sûr qu'il n'y avait entre eux aucun empêchement et les avoir dispensé des dispenses de la publication des bans, ont été présents les témoins qui signent *.
Registre de la Municipalité.
L'an 3 de la Rép. fr., une et ind., le 27 fructidor (17 septembre 1795). à une heure après minuit ou environ, moi soussigné maire de la commune de Baguer-Morvan, déclare qu'une patrouille est venue entourer la maison de mon père, et a sommé, au nom de la loi. d'ouvrir la porte ; m'étant assuré que c'était une patrouille de garde nationale de Dol, commandée par le citoyen b!. Georges, je fus ouvrir aussitôt et le citoyen Georges me déclara qu'il venait avec ordre de prendre le citoyen Blanchard, prêtre, et de le mener en prison. Je lui déclarai qu'il n'était point dans la maison et lui demandai en vertu de quel pouvoir il venait pour arrêter ledit Blanchard ; il me répondit que c'était en vertu d'une loi qui ordonnait d'incarcérer tous les prêtres insermentés. Alors je lui dis que je ne connaissais pas cette loi. que j'avais seulement vu dans les papiers nouvelles du jour un projet de faire arrêter tous les prêtres déportés et de les bannir du territoire de la République; que ce même projet portait que les prêtres qui n'auraient pas fait de soumission conformément à la loi du 11 prairial ou qui se seraient rétractés seraient incarcérés s'ils conti-