Arch. dép., II, L
Son frère fut remis en liberté presque immédiatement par un arrêté du département du 21 septembre (T. II, p. 223, 224), mais arrêté de nouveau en juin 1798, les administrateurs du département le condamnèrent cette fois à la déportation à l'île de Ré (29 thermidor an VI, 16 août). Voir T. II, p. 242 et suivantes.
2. Ex-professeur de philosophie à l'ancien collège de Dol. Voir au sujet de ce prêtre la cinquième partie, commune de Cendres.
lieu de sa destination ; veuillez bien en conséquence, citoyens collègues, nous instruire si ledit Porcher a rempli les obligations (|ue lui impose cette délibération et s'il s'est présenté à votre administration pour y justifier de son arrivée. Salut et fraternité.
Louis Fichet, Ravaleux, Bourdas.
Michel Devienne.
Registre d'écrou de la prison de Dol.
30 pluviôse an Vil (18 février 1799). — De par la loi. Malo Anne Desmeaux. etc., de conduire à la maison d'arrêt de l'arrondissement de Saint-Servan. la citoyenne Françoise Marie, sans profession, demeurant chez le citoyen Joseph Rugbert, son oncle, maison du portail, village du Bignon en la commune de Baguer-Morvan, prévenue d'avoir hier l'aprèsmidi fait partie d'un rassemblement de 30 à 40 personnes ou plus, réunies pour l'exercice du culte dans l'appartement inférieur de la maison de demeure dudit citoyen Rugbert. sans s'être conformées préalablement à l'article 17 de la loi du 7 vendémiaire an IV. sur l'exercice et la police extérieure des cultes, etc., mandons, etc.
Pour décharge allant à Saint-Servan 2 ventôse an 7.
Mêmes arrestations et pour le même objet de la citoyenne Egledié Marie, fille, sans profession, demeurant chez Joseph Rugbert, son oncle, de Louis Trémorin, Louis Ruaux, Pierre Painguen, Joseph Taglandier, Angélique Taglandier, Jeanne Le Bret. Françoise Le Port, Françoise Genis et Reine Genis.
Registre de la Municipalité.
Le 18 thermidor an IX (6 août 1801), le citoyen Tou-
renne, prêtre catholique, s'est présenté à la mairie, et a représenté une carte de sûreté lui accordée par le général Brune, et souscrit par le citoyen Tilly. général de division et chef de l'Etat-major général, en date j^u cinq germinal an huit, en vertu de laquelle il exerce, depuis le 14 floréal de la même année, le culte catholique dans cette commune et pour ne laisser aucun doute sur la droiture de ses intentions et du désir qu'il a de concourir par les voies de son ministère au maintien du bon ordre et de la tranquillité publique, ainsi qu'il l'a toujours fait, il déclare que d'après la proclamation solennelle du gouvernement qui garantit le libre exercice du culte catholique et voulant se conformer au vœu du gouvernement il a écrit et signé la déclaration suivante :
Je soussigné Joseph Tourenne, prêtre catholique, je promets fidélité à la constitution.
J. Tourenne.
28 pluviôse an XII (18 février 1804 . — Attendu que dans l'état actuel les ministres du culte n'ont aucun revenu capable de les faire subsister et qu'il est de la plus grande urgence d'assurer leur pension en la fixant à une somme déterminée, le conseil propose qu'il soit accordé poui l'an douze, 400 fr. au desservant de notre succursale, et 400 fr. à son vicaire et demande que cette somme de 800 fr. soit répartie au marc le franc sur tous les habitants imposés a la cote mobiliaire et personnelle. L'approbation du préfet est demandée pour cette motion.
NOTICE
Population en 1792 204 h.
— en 1794 197 h.
Cette petite paroisse eut comme pasteur, depuis le 6 avril 1773 Jusqu'au 15 mars 1792, le frère Jean Pitoys, religieux dominicain, né à Dingé de Louis Pitoys et de Marguerite Renault.
Il fut le premier de sa commune à approuver le cahier des plaintes et doléances en faveur du Tiers-Etat, que ses paroissiens jugèrent bon d'adresser aux autorités et députés de Dol et de Rennes; le 24 février 1790. comme officier municipal, il prête le serment civique et renonce à ces fonctions le 2 janvier suivant. Le 30, il prête le serment exigé des ecclésiastiques fonctionnaires publics, mais en y ajoutant ces mots: « pour le civil seulement. »
Obligé de s'expatrier pour cette simple adjonction, il passe à Jersey. Rentré en France, probablement avec son concitoyen Saint-Pèze. très peu de temps après en être parti, il fut arrêté au village de La Touche, en Plesguer. et condamné à mort par la commission militaire de Saint-Malo, le 18 janvier 179k.
Après le départ de 11. Pitoys, quelques prêtres insermentés des environs vinrent dire les offices dans l'église de Vildé-Bidon, qui fut alors fermée et la commune supprimée et réunie à celle de Roz-Landrieux.
DOCUMENTS
Registre des délibérations du général de la paroisse i.
Lan L789 : le dimanche 1er février, en la sacristie de l'église, paroisse de Vildé-Bidon, servant de chambre de délibération, à l'issue de la grand'messe. le général assemblé aux fins de convocation faite au prône, présidée par M. Lepoitevin Dechanelot. avocat à la Cour, sénéchal, et 1 rémaudan, procureur fiscal de cette paroisse; présents : MM. Pitoys. recteur, qui a occupé la première place. Lemonnier. notaire et procureur de plusieurs juridictions, Bertrand Delamarre. François Lemonnier, Jean Boger. Jean Chesnot, Jean Minois. Alexis Rouxin, Julien Delamaire, tous anciens trésoriers délibérants, présents également : MM. François-Hyacinthe Deminiac. Joseph Despeaux et autres propriétaires, et possédant biens dans ladite paroisse convoqués à l'extraordinaire, et Julien Corvaisier, trésorier en charge.
A été dit par VI. le trésorier en exercice, qu'au milieu des événements qui se font sentir dans toute la province pour amener un nouvel ordre de choses, alîranchir l'ordre du Tiers Etat de l'oppression de la servitude et lui rendre ses droits naturels et imprescriptibles, la paroisse de Vildé-Bidon, toute petite qu'elle est, ne doit pas rester insensible ; on ne pourrait attribuer son inaction à l'ignorance après les lumières et les instructions qu'elle a reçues de toutes parts, et qu'elle vient encore de recevoir de la part des commissaires des dix paroisses de Bennes. Ainsi. Messieurs, nous devons nous hâter de concourir à l'amélioration de notre sort, nous n'y sommes pas seulement autorisés par l'exemple général de la province.