‹ Le clergé à l'AcadémieChapitre 2 sur 30 · A. DE MUN · texte numérisé non relu

A. DE MUN

Il ne me reste maintenant qu'à offrir ce volume tel qu'il est, sans guide et sans soutien, avec

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confiance pourtant, aux hommes éclairés et indépendants : ils y verront avant tout un hommage à l'Eglise sur laquelle rejaillit, plus encore que sur les Lettres, l'éclat qu'ont jeté ces orateurs, ces diplomates, ces évoques, ces écrivains. Ceux-ci furent sans doute les artisans admirables, et les premiers, sinon les seuls, des enrichissements progressifs de la pensée française : ils furent aussi les apôtres non moins admirables de la charité et de la foi. C'est à ce titre que j'ai pu entreprendre leur histoire : c'est chez moi le prêtre, plus encore que le littérateur, qui s'incline ici devant eux.

Et devant l'imperfection de mon ouvrage ; devant la distance qui le sépare du but que j'aurais voulu atteindre, j'ai besoin de me souvenir de ce qu'écrivait au xviii^ siècle l'abbé d'Olivet, et qui est pour les écrivains une garantie et un encouragement, à savoir que (c l'histoire, de quelque façon quelle soit écrite^ a le privilège de se faire lire ».

Paris, novembre 1907.

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