‹ Le clergé à l'AcadémieChapitre 4 sur 30 · LES DEUX TALLEMANT LE CARDINAL D'ESTRÉES ET SON NEVEU · texte numérisé non relu

LES DEUX TALLEMANT LE CARDINAL D'ESTRÉES ET SON NEVEU

C'est un spectacle qui s'est plusieurs fois présenté que celui de deux proches parents occupant à la fois le même rang dans les sociétés les plus illustres. Depuis que saint Pierre et saint André, Jacques et Jean, fils de Zébédée, furent choisis parmi les douze apôtres, quelques maisons fortunées ont vu un phénomène analogue les favorisera Or au xvii^ siècle, deux membres de la même famille étaient ensemble à l'Académie ^. On les appelait Tallemant l'aîné et Tallemant le jeune, ce qui les a fait prendre souvent pour deux frères. En réalité ils n'étaient que cousins. Non seulement

* De nos jours encore deux ambassadeurs de France, MM. Paul et Jules Gambon, sont frères. Dans les rangs même du Sacré-Collège on trouve aussi deux frères, les cardinaux Seraûno et Vincenzo Vannutelli ; puis un oncle et un neveu, le cardinal Rampolla et le cardinal Nava di Bontifè.

* Ce ne fut pas exceptionnel d'ailleurs, puisque le cardinal d'Estrées put voir à l'Académie, comme nous le dirons plus loin, son neveu l'abbé d'Estrées ; et à notre époque, le comte Louis-Philippe de Ségur y vit entrer son fils et le prince Albert de Broglie y siégea aux côtés de son père.

tous deux étaient académiciens : tous deux étaient prêtres. L'un, frère de Tallemant des Réaux et aumônier du Roi, Tautre, prieur d'Ambierle, tenaient avec distinction leur rang dans le clergé et, chose à noter encore, tous deux étaient jeunes, ce qui leur inspire une modestie exprimée en termes charmants dans leurs discours de réception.

Du premier, François Tallemant, né en 1620 au château des Réaux, près de Jonzac, et frère de Tallemant des Réaux, l'auteur des Historiettes^ il y a bien peu de choses à dire, sinon qu'il eut un désir immodéré d'être académicien. Il en convint lui-même en disant à ses collègues : « Je m'imagine bien, Messieurs, que l'on pourra blâmer en moi une prétention si peu fondée ; mais j'ai cru qu'à tout événement on me pardonnerait de m'être laissé emporter à une si louable tentation. » Et plus loin il s'écrie : « Plus je me sentais éloigné d'un si haut rang, plus j'avais l'envie d'y parvenir l »

La franchise de cet aveu lui vaudra bien quelque indulgence. Mais, si Ton en croit Chapelle : « On n'a rien vu de lui qu'il ait fait de son chef, que quelques lettres et quelques préfaces dont on ne saurait dire ni bien ni mal. » Dans son second Factum, Furetière est moins indulgent :

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« Il a bien montré, dit-il, qu'il était incapable d'écrire. » Et à propos du discours sur la mort de M. le comte de Saint-Paul, que Tallemant lut à l'Académie, il va plus loin encore et dit : « La froideur de cette pièce fit tomber l'Académie dans une telle léthargie qu'un médecin me témoigna, en sortant, qu'il aurait bien souhaité d'en avoir une copie en son pouvoir ; parce qu'il aurait eu un remède souverain contre les insomnies. »

En octobre i683, l'abbé Tallemant fut inscrit sur la liste des candidats présentés comme directeurs éventuels de l'Académie, mais fit des instances pour se dérober à cet honneur*. Il avait cependant de l'esprit et de l'érudition « mais faute d'avoir consulté ses forces, il a entrepris des ouvrages qui ne lui ont pas fait honneur ». Il a traduit Plutarque et VHistoire de la République de Venise de xNani^

C'était un homme inquiet, qui ne pouvait demeurer en repos : aussi l'appelait-on Son Inquiétude M. Tallemant.

Il avait été élu en i65i, et mourut en 1693.

* L'abbé Tallemant demanda d'être tiré de cette liste, craignant que le sort ne tombât sur lui, sous prétexte d'un voyage qu'il feignit devoir faire à Lyon et qu'il ne fit pourtant pas. Mais la vérité était qu'il voulait s'exempter du hasard d'une dépense de deux pistoles pour le service qu'il aurait été obligé de faire, si quelque confrère fût mort pendant sa direction. Charpentier, son ancien ennemi, s'opposa à sa demande; ils se prirent de paroles... M. Gordemon, directeur, après de longues délibérations les accorda. Enfin on les fit embrasser sans préjudice de la continuation de leur haine. » (Furetière, Second factum).

■ Boileau n'estimait guère l'abbé Tallemant : il l'appelle : ^ a Et le sec traducteur du français d'Amyot. »

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Paul Tallemant, au contraire, a beaucoup écrit et d'une façon bien plus remarquable. Il fît d'abord des poésies légères, des idylles, des pastorales et même des opéras qui trouvèrent des musiciens et furent représentés avec succès. Son Persée notamment fut chanté au Louvre. 11 n'avait que vingtquatre ans lorsqu'il succéda à Gombaud^ Aussi dit-il gentiment à Messieurs de l'Académie : « Je ne sais si ce n'est pas vous faire tort que de vous découvrir le peu de capacité que j'ai pour remplir une si belle place... Ma jeunesse qui a fait ma faute fera aussi mon excuse. »

Gela a déjà une toute autre allure que le précédent ; mais il revient encore sur le même sujet dans la suite de son discours et fait preuve d'un esprit charmant en ajoutant : « Mais enfin, Messieurs, puisque j'ai été assez heureux pour obtenir votre suffrage, permettez-moi de vous dire que ce n'est pas tout à fait sans intérêt que vous me l'avez donné. Vous êtes tous si également remplis de science et d'esprit, que vous avez bien voulu souffrir quelqu'un qui pût apprendre quelque chose parmi vous. »

Peut-on parler plus joliment à vingt-quatre ans.^*

* Sa mère, qui avait cinq enfants et venait de perdre un gros patrimoine de cent mille livres de rente, disait de lui à cette occasion : a Heureusement, en voilà un de pourvu ! »

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Paul Tallemant d'ailleurs était fort instruit et avait étudié à fond la théologie, afin de ramener à TEglise romaine beaucoup de ses parents encore attachés à la doctrine de Calvin. Il fut un académicien laborieux, composa un grand nombre de sermons, de discours, d'éloges, prononça l'oraison funèbre du chancelier Séguier, écrivit une étude sur V Utilité des Académies, etc. Il était proche parent de M"" de la Sablière, célèbre par la délicatesse et l'élévation de son esprit.

Paul Tallemant était encore intendant des devises des édifices royaux. Il fut aussi de l'Académie des Inscriptions ^ Golbert, qui l'appréciait beaucoup et lui avait procuré diversbénéfices,eutle projet de le nommer, en 1702 Auditeur de Rote, car ce poste était alors vacant. Mais l'abbé Tallemant mourut à Paris sur ces entrefaites, frappé d'une attaque d'apoplexie.

Outre ses nombreuses harangues académiques, l'aimable abbé dont la seule présence, dit de Boze, inspirait la gaîté, a laissé divers ouvrages fort différents comme sujets. A dix-huit ans il avait écrit le Voyage à Vlsle d'amour^ composition allégorique destinée à décrire les charmes, mais aussi les périls des passions tendres, et plus tard un important mémoire : Si les inscriptions des

* Comme secrétaire de cette Académie, il prononça si joliment plusieurs éloges de collègues décédés, que cela fit dire à Gros de Boze : « La manière ingénieuse dont M. l'abbé décrivait nos pertes a souvent fait souhaiter quelles fussent plus fréquentes. »

monuments publics doivent être françaises ou latines ^

c( Le premier maréchal d'Estrées avait quatrevingt-douze ans lorsqu'en i663 il fut fait duc et pair..., il avait quatre-vingt-dix-huit ans en 1670 lorsqu'il mourut. Il eut trois fils de son premier mariage avec la fille du duc de Sully : le duc, ambassadeur à Rome, le second maréchal d'Estrées, et le cardinale »

Celui-ci était né à Paris en 1627^. Étant entré dans les ordres, il eut promptement l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, puis, en i655, l'évêché de Laon. Il n'avait alors que vingt-huit ans.

Dès l'année suivante il fut reçu à l'Académie, après avoir vu un moment pâlir son étoile, car il s'exprimait ainsi dans son discours de réception : (c Cependant, parmi tant de considérations, j'avoue que la manière dont vous m'avez voulu choisir est, dans cette rencontre, ce qui me touche davantage. Vous m'avez pris dans la disgrâce et vous n'avez point redouté ce qui donnait la crainte à tout le monde. On dirait même que vous voulûtes alors

* « C'était, dit M. de la Loubère, son successeur de rAcadémie, un homme d'esprit et d'érudition, qui aimait l'étude des langues, qui en savait plusieurs, et qui s'était longtemps appliqué à l'élégance de la nôtre. »

- Saint-Simon. Mémoires.

* Il était le neveu de la belle Gabrielle.

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opposer cette consolation et ce remède aux maux que la fortune me faisait. »

L'évêque de Laon s'adonna ensuite aux affaires, négocia la Paix de l'Église entre Rome et les Jansénistes, puis alla à Rome même pour traiter l'affaire de la Régale : il devint ensuite ministre de Portugal près le Saint-Siège, fut Envoyé extraordinaire en Bavière pour y négocier le mariage du Dauphin avec la princesse électorale, et réconcilia Descartes et Gassendi, brouillés pour quelque opinion philosophique ^ 11 servit aussi de médiateur entre le nonce et quatre évêques français, réfractaires très obstinés à la condamnation de Jansénius.

Entre temps, il ne négligeait pas sa famille et célébrait en i665 les noces de sa nièce Marie de Nemours avec le duc de Savoie, Charles-Emmanuel, puis. Tannée suivante, celle de son autre nièce, Marie-Françoise-Elisabeth, avec Alphonse de Portugal. Il se trouva ainsi proche parent de la reine de Portugal, et c'est sur ses instances et sur celles du roi de France que Clément X, en 1671, le fit cardinal ^.

* Archit^es du Secrétaire perpétuel de V Académie française.

* Cette création n'alla pas toute seule, du reste, et causait des soucis à Msr d'Estrées. Cela a donné lieu à une charmante anecdote. L'abbé de la Victoire, qui avait beaucoup d'esprit, arriva un soir en retard à un grand dîner, disant pour s'excuser qu'il venait d'accompagner le corps de M. de Laon. Chacun comprit qu'il était mort et exprima sa surprise et ses regrets, car l'évéque jouissait de l'estime et de l'affection de tous. Mais l'abbé reprit en souriant : « Oui, son corps était avec moi dans la voiture qui nous emmenait : mais son esprit était à Rome. »

Il se trouva de nouveau à Rome cinq ans plus tard pour le conclave d'Innocent XI.

Il est impossible d'imaginer des compliments plus flatteurs que ceux de M. Charpentier dans le discours qu'il adressa au cardinal quand, à son retour, il parut à l'Académie. Après avoir exprimé ses regrets et ceux de ses collègues de le voir si souvent éloigné de Paris, il ajoute : « Hélas î Monseigneur, n'en murmurons point ; nous vous perdons d'une manière trop noble pour nous en fâcher. Nous souhaitons même de vous perdre encore davantage et que la pourpre romaine qui vous associe à la première Compagnie deTunivers, vous place quelque jour, du consentement de toutes les nations, dans le Trône fondé sur la pierre, que toutes les puissances de l'enfer ne sauraient ébranler. »

Et le même orateur, après avoir complimenté le cardinal sur sa fermeté au dernier conclave, renchérit encore en disant : « Il est malaisé après cela, Monseigneur, que nous ne nous flattions de quelque secrète complaisance en voyant... que votre suffrage, que nous avons compté quelquefois parmi les nôtres, concourt maintenant avec le Saint-Esprit au gouvernement de son Église î »

Mais si les compliments de M. Charpentier sont flatteurs, les termes dans lesquels parle du cardinal le duc de Saint-Simon ne le sont pas moins. Ils le sont même davantage si Ton tient compte de la différence entre un éloge académique, nécessai-

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rement un peu emphatique, et des mémoires écrits dans le silence du cabinet. Voici comment il s'exprime : « C'était Thomme du monde le mieux et le plus noblement fait de corps et d'âme, d'esprit et de visage, qu'on voyait avoir été beau en sa jeunesse et qui était vénérable en sa vieillesse. C'était l'homme du monde de la meilleure compagnie, la plus instructive, la plus agréable, et dont la mémoire toujours présente n'avait jamais rien oublié ni confondu de tout ce qu'il avait vu, su et lu. » Et Saint-Simon ajoute ce bel éloge : qu'il était « incapable de rien de ce qu'il ne croyait pas devoir faire ».

En i68 1 , on le trouve encore à Paris où il travaille à apaiser la controverse qui s'était élevée entre Louis XIV et Innocent XI. Mais, à la mort de son frère, ambassadeur de France à Rome, il lui succéda dans cette charge et, après l'élection de Clément XI, aida beaucoup ce pape dans les affaires de la République de Venise. Plus tard, il dut accompagner Philippe V en Espagne pour y arranger les affaires ecclésiastiques, mais, mal vu de la princesse des Ursins, il repassa bientôt les Pyrénées.

Il donna dans toutes ces négociations la mesure de son esprit politique et plus d'une preuve de sa haute intelligence ; aussi Chapelain a-t-il pu dire de lui : « Il n'a rien imprimé que l'on sache; mais on a vu de lui plusieurs lettres latines et françaises de la dernière beauté et qui font bien voir qu'il n'est pas seulement docteur en théo-

logie, mais encore au Parnasse entre les premiers V »

Cependant Véige venait pour le cardinal. Déjà ancien dans le Sacré-Collège, il devint évêque d'Albano et fit beaucoup pour le bien spirituel de ce diocèse. « Versé dans les sciences autant que dans les lettres, plaisant dans sa conversation, doux et affable dans ses manières, il était aimé de tous ^. »

Il mourut à Paris, à 87 ans presque accomplis, en 1714, après 62 ans d'épiscopat. Il était le doyen de l'Académie. Il repose à Saint-Germain-des- Prés \

Jean d'Estrées, frère du maréchal Victor d'Estrées et neveu du cardinal, dut lui aussi à sa naissance d'avoir de bonne heure un accès facile aux charges politiques et aux dignités de l'Eglise. Il remplit d'abord plusieurs missions en Portugal et en Espagne, trouva là la princesse des Ursins, qui s'était déjà débarrassée de son oncle : mais

* Chapelain. Liste des écrivains célèbres. — Le cardinal Estrées a cependant écrit un volume de Négociations avec Rome.

* MoRONi. Dizionario di erudizione.

' « Dispensez-moi, messieurs, dit le maréchal d'Estrées en lui succédant à l'Académie, de la coutume établie parmi vous, qui mobligerait à faire l'éloge de mon prédécesseur. 11 m'en coûterait trop ; je ne le pourrais faire sans émotion ; la bienséance même me le défend... Mais n'y avez-vous pas déjà satisfait ? Vous avez vivement ressenti sa perte ; votre douleur est son éloge. »

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« de l'abbé, dit Saint-Simon, elle s'en jouait. C'était un homme bien fait, galant, d'un esprit très médiocre, enivré de soi, de ses talents, des grands emplois et du lustre de sa famille et de ses ambassades jusqu'à la fatuité et qui, avec de l'honneur et grande envie de bien faire, se méprenait souvent et se faisait moquer de lui. Ses mœurs l'avaient exclu de l'épiscopat*; la considération des siens, surtout du cardinal son oncle, couvrirent ce dégoût par des emplois étrangers qu'il ne tint pas à lui qu'on ne crût fort importants et où néanmoins il y avait peu et souvent rien à faire ^. »

C'était d'ailleurs un intrépide courtisan. LouisXIV se plaignant un jour de perdre ses dents : « Qui est-ce qui a des dents, Sire ? » répartit l'abbé, qui en avait de fort belles.

Il succéda à Boileau comme académicien. D'Alembert juge à ce propos que « pour remplacer un homme illustre, l'Académie avait besoin d'un nom respectable ». C'est un éloge assez peu compromettant.

L'abbé d'Estrées n'était pas riche et « regardait fort à ses affaires ». C'est ainsi qu'il évita de faire son entrée solennelle étant ambassadeur en Portugal, et le cardinal d'Estrées, qui ne retenait pas volontiers ses bons mots, même sur sa famille,

* Cette assertion est absolument fausse, la conduite de Tabbé d'Estrées ayant toujours été irréprochable ; on verra plus loin qu'il n'est pas plus exact de dire qu'il fut exclu de l'épiscopat.

* Saint-Simon. Mémoires.

disait plaisamment de lui « qu'il était sorti du Portugal sans y être entré ».

Cependant l'abbé d'Estrées finit par être nommé archevêque de Cambrai; c'était en 1718 ; il allait succéder directement à Fénelon et, quoique irréprochable dans sa conduite et dans ses mœurs, « il lui était si supérieur comme courtisan qu'il lui était bien difficile de l'égaler comme évêque^ ». Il jouissait alors d'une belle santé et était d'un âge à profiter longtemps de sa nouvelle dignité. Il attendait donc patiemment ses bulles lorsqu'il fut attaqué d'une inflammation d'entrailles pour avoir pris, sans aucun besoin du reste, les remèdes d'un empirique. Les douleurs le saisirent au moment où il se mettait à table pour un grand dîner qu'il offrait à ses amis. Une heure plus tard, le cardinal de Noailles, appelé en hâte, vint le disposer à la mort. Il eut le temps de faire son testament, par lequelilléguait 100.000 écusauxNoailles, 45. 000 écus aux pauvres de ses abbayes, récompensait largement ses domestiques, et faisait présent de sa belle bibliothèque aux religieux de Saint-Germain-des- Prés chez qui il avait longtemps logé avec son oncle. Puis il reçut les sacrements et mourut la nuit suivante.

' D'ÂLEMBEKT. Élo";e de C ahhé d'Estrées.

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