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PE^DANT LA COHMUItE
TOUS VOUS assurer que vous avez tout votre monde?
— Oui, citoyen, tous mes hommes sont présents. — Eh bien ! capitaine, veuillez bien me regarder : j'ai quelque chose à vous dire. Vous êtes militaire, je le suis ; vous êtes capitaine, je le suis. C'est entre nous deux de soldat à soldat, de capitaine à capitaine, Vous TOUS êtes permis de m'insulter d'abord, de me donner un démenti ensuite : vous savez ce que cela vaut entre nous. — Je ne vous ai donné aucun démenti, citoyen.
— Vous m'en avez donné un ; ne l'aggravez pas par une dénégation. Pendant que vous dégradiez les murs de cette église, dont je suis le gardien et le défenseur, je vous ai prévenu, en vous donnant ma parole, que vous ne découvririez rien qu'une galerie d'une maison voisine. C'était dans l'unique but de vous empêcher de faire des dégâts inutiles. Vous m'avez répondu, d'un ton et avec un regard qui seuls étaient une insulte : <i Je sais ce que je cherche ; et je sais que je le ■ trouverai en cet endroit. » Comment appelez-vous cela, capitaine ? — Je n'ai pas voulu, citoyen, vous donner un démenti. On nous avait assuré que nous trouverions ce que nous cherchions. — Il fallait donc dire, capitaine, qu'on vous avait dit que vous trouveriez... et que vous n'aviez qu'à obéir. Cela est bien
différent de raffirmation que vous avez opposée à la mienne. Répétez donc devant tous vos hommes que vous n'avez pas voulu me donner un démenti. » Il tire son képi, et répète à haute et intelligible voix ce qu'il venait de reconnaître.
Alors un lieutenant voulut prendre sa défense. Il ne me fut pas difficile de lui imposer silence. Un ouvrier, un des ouvriers qui venaient de suer au travail inutile de démolition contre lequel j'avais élevé des réclamations, ayant osé se mêler à la conversation, je n'eus pas à le rappeler à Tordre : il y fut rappelé de la bonne sorte, et en des termes que je n'aurais pas employés, par le capitaine et le lieutenant réunis. Il reçut une douche capable de dissiper les fumées du vin qu'il avait bu pendant mon absence, et qui lui faisait rentrer dans la gorge les paroles messéantes qu'il voulait hasarder. Il débutait par : « La Commune!... » — (c Allons donc, votre Comw.une ! Je ne la connais pas, votre Comw.une ; je ne connais que la ville de Paris, à laquelle appartient ce monument, dont je suis constitué le gardien et le défenseur. » Et alors roule sur lui une avalanche d'épithètes dont la place n'est pas ici.
Sur cela, je fus tenté de donner, en signe de récon-
ciliation, la main à un homme égaré, qui, tout grossier qu'il était, venait de reconnaître ses torts d'une manière inespérée. Je ne crus pas séant de le faire. Je ▼enais de commettre une imprudence qui, en les provoquant, aurait pu rendre ces hommes plus coupables encore qu'ils n'étaient : il ne fallait pas l'aggraver par ce qu'ils auraient pris pour une défaillance. Mais, adoucissant la voix, et le regardant d'un air plus humain : ce Vous m'avez dit, capitaine, que vous reviendriez demain ; je vous répèle que vous me trouverez ici pour vous accompagner partout, et pour vous protéger », ajoutai-je en souriant. Et je fis signe à l'escouade que j'allais la conduire à la porte. Arrivés à la grille, avant de la fermer, je dis au chef, sans que je pusse me rendre compte de la pensée à laquelle j'obéissais : « Quelque chose me dit que vous ne reviendrez pas demain. » La porte se ferma, et je rentrai à la sacristie.
Mes deux pauvres employés, MM. Heuzé et Dubois, qui ne m'avaient pas quitté, étaient blêmes d'avoir assisté à cette scène, après toutes les autres de la journée. Ils avaient cru que nous allions être appréhendés au corps tous les trois, et que je serais fusillé sur place. Ils ne comprenaient rien à ce qui venait de
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se passer, et peu s'en fallait qu'ils ne me fissent deiM reproches de ma conduite et de mes paroles. Je m'en 1 faisais h moi-même. Mais enSn ils se sentaient sauvés! pour cette lois. Restait la menace pour le lendemain.] « Non, leur dis-je, ils ne reviendront pas demain ; ils'l n'ont plus que faire ici. » Et ils ne revinrent pas.
Pour que vous ne croyiez pas que nous avions aflaire 1 à de doux et aimables, peut-être involontaires servi-J teurs de la Commune, il n'est pas hors de propos d&l vous dire que la lettre du commandant dont il a étÂM question plus haut, portait, avec lo triangle que vouai savez, l'estampille : Francs-Tireurs de la RépubliqiÀeA J'aime autant ne les avoir pas revus.
Et la rage contre les prêtres, contre l'Eglise durftl jusqu'à la dernière minute de l'insurrection.
Un des derniers ordres de la Commune, expédidî par Eudes, membre du Comité de salut public, au-1 colonel commandant la batterie installée au cimetière j du Pôre-Lachaise, porte ces mots : « Tire sur les | Églises. »
Et dire que vingt ans après il se trouve des gens qul-1 se disent sympathiques aux communards I
Les otages. —Au dépôt,— L'arrestation de H. l'abbé Defuerry, corê de la Madeleine. — L'arrestation de l'arclievSque de Paris.
— La voiture de l'archeTéque. — Les fraDCs-tnaçons aa palais archiépiscopal. — Uoe prédictioD de l'archevêque . — Les publications. — Les impressions de l'abbé Lamaiou à Mazis. — Le chirurgien Demarquay. — L'abbé Féron. — Le Père Ducoudray.
— Le Père de Pontlevoy. —Le Père Oliïaînl. — Les visites de M' Rousse et de M. Washburne. — La protestation des pasteur» protestants. — Le iranstert à la Grande-Roquelle. — Scèae horrible. — Les hosties daus la prison. — AUtluia ! — Les propos de François. — A quoi il Tallait s'attendre.
tL n'y avait pas quinze jours que la Commune avait conquis le pouvoir, que ses chefs pensaient déjà i se munir d'otages.
Et dans leur rage antichrétienne, ils pensaient sur-
tout aux membres du clergé, qui s'étaient pourtant bien dévoués pendant la guerre qui venait à peine de finir (1).
Le premier otage ecclésiastique fut M. l'abbé Blondeau, curé de Plaisance, arrêté le 31 mars (la Commune commençait de bonne heure à prendre ses mesures) par Louis-Adolphe Bertin. Ce Bertin n'était autre qu'un ouvrier typographe ivrogne (c'est-à-dire un pur)y que le tendre Raoul Rigault avait improvisé commissaire de police pour le quartier Montparnasse en lui recommandant de « soigner les curés ». On savait ce que cela voulait dire.
Du reste, d'autres otages ne devaient pas tarder à aller rejoindre l'abbé Blondeau.
Le 4 avril, les portes du Dépôt devaient se refermer sur plusieurs membres du haut clergé de Paris : Mgr Darboy, Tarchevêque; l'abbé Lagarde, son vicaire général; Tabbé Allard, aumônier des ambulances; le Père Clerc; Tabbé Crozes, le digne aumô-
(1) Voilà le mot de la (in, le vrai mot : on veut en finir avec la religion. C'est sans doute à titre de jésuites que l'archevêque de Paris et plusieurs curés viennent d'être incarcérés, afin d'être, aux termes du nouveau décret, fusillés selon le bon plaisir de la Commune.
{Union, 7 avril 1871.)
PENDÂKT LA COMMUNE 187
nier de la Roquette ; Tabbé de Bengy (1) ; Tabbé Deguerry, curé de la Madeleine ; le Père Ducoudray.
Le lendemain 5 avril, c'était le tour de Mgr Surat, archidiacre de Paris, et de Tabbé Moléon, curé de Saint-Séverin.
Tous furent mis au Dépôt dans d'étroites cellules et au secret le plus absolu.
Le Dépôt avait alors pour directeur une affreuse canaille, un prêtrophobe enragé, le citoyen Garreau, homme si féroce, que, dès le 29 mars, on avait été obligé de faire partir les Sœurs de Marie-Joseph qui, pour faire le bien, avaient consenti à quitter leurs vêtements ecclésiastiques. Le citoyen Garreau par-
(1) Lorsque le Père de Bengy, conduit à la préfecture de police, dit son nom au délégué de la Commune qui le lui demandait, ce dernier s^écria joyeusement, avec un rire féroce : « Anatole de Bengy 1 Ah! voilà un nom à vous faire couper le cou. »
Le R. p. de Bengy, de la Compagnie de Jésus, avait fait la campagne de 1870 sac au dos, comme le simple soldat. Il était alors aumônier militaire. Il était d^une grande simplicité. Peu de jours avant son arrestation, le P. de Bengy écrivait gaiement à M. le comte de Foucauld : « Le sac au dos ! ce mot-là, mon cher Aymar, a toujours excité une certaine commisération; mais le sac ne mérite vraiment pas la réputation qui lui est généralement faite; il pousse le corps en avant, et les inconvénients qu'il présente sont compensés par les avantages qu'il fait naître. Un observateur devrait entreprendre Téloge du sac et le relever aux yeux des pèlerins. »
lait sans cesse de faire fusiller « toutes ces nonnes » C'était son expression .
Une seule exception à cette défense de dire la messa ' fut faite à la Santé. Caullet, le directeur, qui était un bon liomme tant qu'il n'avait pas fait trop de visites cliez le marchand de vin, avaitoublié les ordres impératifs de Raoul Rigault. II permit & l'abbé Icard (1)* supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, prisonnier | comme otage ,de dire quotidiennement la messe c la chapelle.
On défendit même aux otages de dire la messe. C'est dans les jolis termes suivants que Vermesch annonça cet ordre dans le Père-Duchêne : « A partir d'aujour- ] dliui, il est interdit aux j...-f... d'aumôniers, dans les prisons de Paris, d'abrutir les pauvres b... de dé- ' tenus par leurs sacrés oremus, et de boire des gouttes ! tous les dimanches malin, sous prétexte de dire la j es gens qui s'en t... pas mal. »
L'abbé Deguerry, curé dé la Madeleine, fut arrêta
le 24 avril. Songez donc ! Il avait commis le grand^j
crime d'avoir été aumônier de l'armée et surtout J
(1) li avait été amené en même temps que M. RouasEï-, l'éca Qome du séminaire.
PBNDAIST LA CONHDNE
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d'avoir préparé le Prince Impérial, « le petit Prince » comme on disait, à faire sa première communion.
On fit un véritable siège du presbytère et on brutalisa nombre de personnes.
Laissons la parole à l'abbé Lamazou, vicaire de la paroisse et ami de M. l'abbé Deguerry, qu'il devait retrouver plus tard dans la prison.
n A six heures et demie, dit-il, plusieurs des personnes qui assistent de la rue Saint-Honoré à ces odieux attentats ne peuvent contenir un cri de douleur. Quatre insurgés ramènent au presbytère M. Deguerry. « Quel malheur I s'écrient les uns ; vive n la Commune! s'écrient les autres. »
n A l'instigalion de ses concierges et devant les effroyables menaces qu'il entendait proférer contre lui, M. Deguerry s'était résigné au seul parti dicté par la sagesse. Il avait pris un costume laïque, était sorti par une des portes latérales du presbytère, avait liraDCbi le mur d'un petit jardin qui sépare l'église de l'Assomption des Archives du ministère des finances et, pour ne déranger personne, s'était tenu pendant la nuit au bout d'un escalier des Archives. Il y est retrouvé le malin par un garçon de bureau qui lui témoigne un respectueux dévouement, lui donne
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d'autres habits pour mieux le déguiser et sort avec lui.
» Malheureusement tous les abords du presbytère et les rues voisines sont occupés par des sentinelles armées, et M. Deguerry est un des hommes les plus connus à Paris et les plus faciles à reconnaître. Un des insurgés s'approche de Dupré, c'est le nom du garçon de bureau : « Voilà bien le curé de la Madeleine 1
» — Je ne connais point cet homme, réplique Dupré.
» Il s'approche alors de M. Deguerry et lui mettant la main sur Tépaule : « C'est bien vous le curé de la Madeleine ? »
— Oui, c'est moi, répond M. Deguerry. — Au nom de la loi, je vous arrête, ajoute Tinsurgé. » Il est aussitôt ramené au presbytère.
A sa vue, le délégué et le capitaine de la Commune poussent un cri de joie : <« Au nom de la loi nous arrêtons le citoyen Deguerry. — Quel mal ai-je fait, leur répond avec douceur M. le curé? Vous pouviez tous les jours me trouver à la Madeleine et m'arrêter. Pourquoi venir au milieu de la nuit avec des menaces qui devaient me faire croire que j'avais affaire à des malfaiteurs ? — Vous êtes un lâche, » réplique brutalement un des insurgés I Cet
outrage cause à M. Deguerry une vive émotion. « En 1814, dit-il, je n'avais que dix-sept ans et je cherchai à m'échapper du collège pour aller me battre contre les Autrichiens ; ce n'est point là l'attitude d'un lâche. » Mais parler avec de pareils bandits le langage de la convenance et de la raison était peine stérile.
M. Deguerry demande au délégué la permission de reprendre son costume ecclésiastique et monte dans ses appartements. A la vue des meubles brisés et renversés, des papiers, du linge, des objets d'art et de l'argent des pauvres pillés, il ne peut se défendre d'un sentiment d'amère tristesse. En prenant une paire de chaussures, il dit à la fille de la concierge qui s'était levée et le suivait malgré les blasphèmes des soldats de la Commune : « Ils ont pris jusqu'aux boucles de mes souliers ! » Comme il n'a pas d'argent sur lui, on lui permet avec peine d'emporter en prison la somme de quinze francs. Il est calme, résigné à tous les sacrifices et sa noble attitude réduit peu à peu au silence les misérables qui l'ont si cruellement outragé.
» En descendant, il rencontre la pauvre concierge que Ton vient de remettre en liberté. Elle ne peut plus marcher seule, tant elle est accablée par la soufirance et les mauvais traitements. M. le curé la soutient de
son bras et l'aide à rentrer dans sa chambre. Il m exprime en termes touchants le regret de lui aT« causé fi elle et à sa famillo de si pénibles désagrémenn Il s'oublie lui-même pour fortifier et consoler i fidèles serviteurs. Deux voitures stationnent en Tfii du presbytère. On fait monter dans Tuae M. Degueri dans l'autre son concierge. Le bon pasteur salue ) personnes qui, au milieu des menaces des inaurg» lui expriment leur douloureuse sympathie, les i d'avertir de son arrestation le clerg^é de la Madelela^ regrette de ne pouvoir prêcher le sermon de charMS qu'il avait promis à la Conférence de Saint-Vinceid de-Paul et remplir pendant la semaine sainte i ministère pastoral, demande la mise en liberté d courageux concierge dont taut d'atroces violencd allaient alTaiblir la raison, et s'éloigne de sa clièl paroisse qu'il ne devait plus revoir.
Arrivé ù. la Préfecture do police, M. Deguerry estim terrogéou plutût insulté par d'ignobles démagogues q ont été déjà flétris par la justice et qui ressemblent béai coup plus à des bourreaux qu'à des juges. On interroj ensuite dans une pièce voisine son dévoué conciergl C'est Raoul R'yault qui, après avoir lâchement Insulq le maître, se plaît à répéter devant le serviteur ses groB9
Uoiiseigneur l'ArcbeièqDe parut le premier... 'Page 204.)
sières invectives. « Mon Dieu I s'écrie M. Miquet, ahuri d'un tel langage, pouvez-vous parler ainsi de M. le curé de la Madeleine. » Le nom de Dieu exaspère Raoul Rigault. « Tais-toi, imbécile I répliqua-t-il avec colère. Comment oses-tu parler de Dieu ? Il n'y a pas de Dieu ! Notre révolution est faite contre ton Dieu, ta religion et tes prêtres. Il ne doit plus rien rester de tout cela ! » Ce langage qu'il importe de ne pas oublier, parce qu'il résume une partie importante du programme de la Commune, avait été également tenu à Mgr Darboy et M. Deguerry. Ils me le rappelèrent à la prison de la Roquette quelques heures avant leur assassinat, comme un indice de la perversité et du cynisme des chefs de la Commune. »
Dès le lundi saint, 3 avril, Tabbé Deguerry avait rédigé à la hâte ses dispositions testamentaires :
« Ne sachant pas ce que Dieu, de toute éternité, a décidé de ma vie, au milieu des troubles qui nous agitent, en sa présence et à genoux, je dépose et j'écris sur le papier mes dernières volontés :
» 1® Je remercie Dieu de m'avoir fait homme et de m'avoir fait prêtre. Je lui demande très humblement pardon des fautes que j'ai commises et comme homme et comme prêtre ; je le demande à sa miséricorde par
les mérites infinis de Jésas-Christ, l'adorable rédemp- J teur.
D 3° Je conjure mes bien-aimés paroissiens et tontes les personnes auxquelles j'ai pu être utile, spirituellement et matériellement, de beaucoup prier pour moi et de réciter à cette intention, chaque jour, le psaume De profundis.
n 3» Je déplore et regrette bien douloureusement le mal que j'ai pu faire par mésédification ou par scandale. Ceux qui auront reçu cette funeste impression n'en prieront que plus ardemment pour moi ; je la.'i leur demande, et je l'espère de leur indulgente charité. J
1) 4° J'espère aussi de la charité des pauvres, dont I l'infortune m'a toujours vivement touché et dont j l'assistance m'a toujours occupé et préoccupé, qu'ils prieront pour mon àme, ainsi que toutes les personnesi qui m'ontestiméet aimé, afin qu'elle soit délivrée plus 1 tdl de la peine du purgatoire, à laquelle il est si diffi-» cile de ne pas être condamné, »
(( La plus vive, la plus aimable, la plus inébranlaU» résignation, a écrit le Docteur de Beauvais, a soutenn 1 ce beau, cet héroïque vieillard, qu'une longue sifj
pénible captivité avait atlaibli, malgré les outrages et les chagrins prodigués à ses derniers jours.
I) Notre cher prisonnier, qui lisait quelquefois les journaux de Paris, s'informait avec sollicitude des événements, et, le Christ toujours placé devant lui, implorait pour tous l'intervention divine, qui seule pouvait, disait-il, mettre fin à nos immenses calamités. »
Le vénérable archevêque de Paris, Mgr Darboy, dont la vie fut celle d'un saint, avait été arrêté le 4 avril, dans son palais même de l'archevêché qu'il n'avait pas voulu quitter malgré les plus pressantes objurgations. Il répondait à. ceux qui lui conseillaient de s'en aller, que le devoir du chef d'un troupeau était de rester à la tête de ses brebis. Et bravement il était resté là, attendant les sbires de la Commune qui vinrent commandés par un capitaine de fédérés nommé