‹ Le clergé pendant la Commune, 1871Chapitre 12 sur 28 · RÉVOL · texte numérisé non relu

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Il fut arrêté avec ses deux vicaires généraux et transporté au Dépôt dans sa propre voiture. Cette voiture fut même réquisitionnée et servit à faire vingthuit voyages, de l'archevêché à la Préfecture de police

OÙ l'on portait tous les effets que l'on pillait dans le palais archiépiscopal.

Aux protestations que MgrDarboy faisait au délégué de la Commune, Raoul Rigault fit cette atroce réponse :

€ Allons donc I Voilà quinze cents ans que vous nous la faites ! En voilà assez ! Ça finit par nous embêter ! »

Il ne faut pas oublier que lorsque l'Archevêque et sa suite eurent quitté le palais de la rue de Grenelle, les francs-maçons s'y précipitèrent vivement et s'y installèrent. Jusqu'à la chute de la Commune une soixantaine d'entre eux y restèrent. Au-dessus de la porte du secrétariat ils mirent une atroce inscription : « Secrétariat de la Franc-Maçonnerie. » Ils transformèrent la chapelle de l'archevêché en salle à manger, et les murailles qui n'avaient entendu que de pieux accents entendirent d'ignobles plaisanteries, virent des orgies sans nom.

« Si vous cherchez un précédent à ces saturnales de la franc-maçonnerie », dit un abbé, « ouvrez la Bible, et au festin de Balthazar ajoutez toutes les abominations, tous les sacrilèges inventés par le cynisme moderne, et vous aurez quelque idée de la réalité ! »

De loin, de très loin, Mgr Darboy avait prévu ce gigantesque cataclysme Je la Commune.

Dans son mandement de 1865, se trouve le passage suivant que l'on ne saurait lire aujourd'hui sans être vivement frappé de la perspicacité de Thomme d'Etat et de la sagesse du prophète.

« Oui », disait-il alors, « lorsque les idées les moins religieuses répandent le vertige dans les esprits, la perversité dans les cœurs et la licence, le luxe effréné, les besoins factices dans les habitudes, un jour vient où l'opinion se trouble ; la prudence des sages devient courte, leur force est empêchée, et il ne faut qu'un des mille accidents dont l'existence des peuples est remplie pour que tout un ensemble d'institutions s'abîme dan3 un suprême écroulement ! »

Dans sa lettre pastorale de l'Avent de 1870, alors que Paris était en proie à mille tortures morales, quand tout commençait à sentir la poudre, l'archevêque fit vibrer haut la corde patriotique, et montrant à tous le terme « plus haut et plus loin », que son regard fixait toujours, il s'écriait :

<c Restons à notre poste et faisons notre devoir comme xies soldats sous l'œil de Dieu, notre chef suprême.

Et quand la mort viendra, nous serons prêts à la reco< voir, voyant en elle le sommeil qui finit et le rôve quî s'en va, le jour qui se lève et la vie qui commence avec la vraie lélicité. »

Il a bien donné l'exemple de cette ûdéUté au devoir.^

En septembre 1870, la veille de l'investissement de ' Paris, il traça ces mots :

H Je meurs dans la foi de la sainte Eglise Ca- ^ tholique. Apostolique et Roinaine, croyant tout C6| gii'e//ecroi(, condamnant tout ce qu'elle condamne. »

Au mois de mars suivant, dans une lettre écrite au Saint-Père, il montrait sa belle loyauté comme prêtre et son grand attachement comme fils de cette Bglis»J dont il a su toujours défendre le drapeau.

« Je m'en voudrais si je ne prenais occasion de Ittm présente lettre pour vous déclarer que j'adhère purement et simplement au décret du 18 juillet. Peut-être I que cette déclaration vous paraîtra superflue après la,1 note que j'ai eu l'honneur de remettre à Votre Sain-' teté, le 16 juillet, de concert avec plusieurs de mes collègues ; mais il suffit que la chose vous soit agréable. . comme on me l'écrit, pour que je le fasse avec plaisir, , surtout dans les circonstances que vous traversez.

» Je me mets avec le clergé et les fidèles du diocèse

aux pieds de Votre Sainteté en implorant votre béné-

dictioQ apostolique.

» De Votre Sainteté,

^ » le très humble et très obéissant serviteur,

» Signé : f G. Archev. de Paris. »

Au commencement d'avril, l'archevêque et les autres prêtres détenus au dépôt de la Préfecture de Police furent conduits à la prison de Mazas. Ce lieu allait devenir jusqu'à la fin de mai la demeure des honnêtes gens.

Dès que lut connue l'arrestation de l'archevêque de Paris, ce lut un éloquent cri de protestation qui courut chez tous les honnêtes gens.

Les journaux conservateurs élevèrent la voix en sa faveur.

Il n'y a pas jusqu'aux protestants qui ne prirent fait et cause pour le droit menacé.

Un des principaux pasteurs protestants, M. de Pressensé, écrivait à V Univers ;

« Paris, le 11 avril 1871.

» Monsieur le rédacteur,

)» Permettez-moi, en m'associant à vos généreuses et courageuses protestations contre un état de choses sans pareil dans notre histoire contemporaine, d'insister sur Tune des plus graves atteintes qui aient été faites à la liberté depuis le 18 mars ; je veux parler de Tinjuste incarcération de l'archevêque de Paris et de quelques-uns des membres les plus éminents de son clergé.

y> Appartenant à une Eglise qui n'est pas la sienne et s'en distingue par son principe même, je suis d'autant plus poussé par ma conscience à déclarer que tous les chrétiens, je dirai plus, tous les amis de la liberté religieuse sont atteints par le coup qui a Irappé le clergé catholique de Paris.

» Nous avons défendu en toute occasion le droit sacré de la Commune ; nous ne nous tairons pas quand il est foulé aux pieds avec tant d'autres^ dans notre malheureuse cité. Nous portons notre protestation au grand tribunal de la conscience publique, qui finira bien par se faire entendre.

» Recevez, monsieur le rédacteur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.

» F. DE Pressensé, pasteur. »

A son arrivée à Mazas, M. Tabbé Lamazou, de la Madeleine, put voir son vénérable curé l'abbé Deguerry et Tarchevôque.

Laissons-le raconter ses impressions quand il fut réuni à ses compagnons de captivité.

« J'avais remarqué, dit-il, dans une des fenêtres du premier étage des bâtiments de l'ouest, M. Tabbé Bayle, un des vicaires généraux de Mgr Darboy. Il no tarda pas à me reconnaître, et m'apprit, par quelques signes intelligents, que les otages auraient à midi une récréation commune dans une des cours de la prison, et que M. Deguerry serait très heureux de me voir et de me donner des nouvelles de la paroisse de la Madeleine. A midi, nos gardiens nous donnaient l'ordre de descendre. Je ressentis une douce émotion à la pensée que j'allais retrouver mon archevêque, mon curé, mes vicaires généraux, quelques-uns des amis que je comptais dans

le clergé et les ordres religieux de Paris. Je me

çai en face de la porte par où ils devaient sortir bâtiment de l'ouest. Monseigneur l'archevêque parut le premier. Il était à peine reconnaissable ; les privations et les souffrances avaient exercé d'affreux ravages sur cette nature frêle et délicate. Il fut immédiatement entouré des prêtres qui occupaient avec moi les bâtiments de l'est; les laïques ne fiirentpas les moins empressés à lui exprimer leurs respectueuses sympathies. Pendant qu'il m'adressait une amicale parole et que je lui baisais la main, M. Deguerry entrait di la cour.

"J'étais depuis dix ans un de ses vicaires à la Madeleine. Lui connaissant un grand besoin d'activité et une certaine irapressionnabilité de caractère, je m'attendais, après deux jours de captivité dans une prison cellulaire, à le trouver affaibli, découragé et malade. Il n'en était heureusement rien; son visage était coloré et vigoureux, sa conversation pleine d' train et de gaieté. Malgré ses soixante-quatorze il se tenait aussi droit que jamais. Il avait eu, comiil' Monseigneur l'archevêque, beaucoup à soufirir, mais les privations et les épreuves n'avaient pu entai cette puissante constitution.

» Si j'excepte un quart d'heure que je consacrai à voir Mgr Surat, le P. Olivaint, M. Bayle, M. Petit, secrétaire général de l'archevêché, M. Moléon, curé de Saint-Séverin, et quelques autres confrères, je passai tout le temps de la récréation avec M. Deguerry. Il me demanda des nouvelles de son clergé et de sa paroisse.

La fermeture de la Madeleine lui causa un vii' chagrin; mais la nouvelle qu'on n'avait rien brisé, rien dégradé, lui rendil sa bonne humeur. Il me parla peu des procédés humiliants de Raoul Rigault, des ennuis et des soufirances de son long séjour dans sa cellule de Mazas. Non seulement il n'avait conservé aucune amertume dans le cœur, mais it voulait a consacrer les quelques années qui lui restaient encore à vivre à iaire le plus de bien possible à ceux qui persécutaient ta religion et le clergé, à élever le ministère de la charité et de la parole h la hauteur des besoins exceptionnels de Paris, à montrer qu'en dehors de Jésus-Christ et de sa sainte doctrine il n'y a pour les peuples, comme pour les individus, qu'illusions, déceptions, ruines matérielles et morales. »

Je cite ces paroles pour constater que M. Deguerry ne paraissait plus avoir de crainte grave sur sa situa-

lion. Ils savaient, Mgr l'Archevêque et lui, qu'on av9 agité dans les conseils de la Commune la mort des otages; pendant longtemps ils s'étaient préparés à toutes les éventualités; mais, d'après les assuranq que leur avait données le citoyen Protot, le délégi au ministère de la justice, ils présumaient que i menaces de mort ne recevraient point d'exécutioi Quelle garantie pouvaient oflrir les assurances siri cères ou hypocrites de Protot, Ferré, Ranvier i Raoul Rigault, les vrais maîtres de la situation ; taient-ils pas prêts à se porter à tous les excès, à to^ les crimes, surtout à l'égard du clergé? Mgr Darbo^ et M. Deguerry, depuis longtemps incarcérés à Mazas, connaissaient-ils bien \eS orgies révolutionnaires de Paris et les haines bestiales de ses tyrans? Pensaientils que, n'ayant rien à se reprocher, l'idée ne pouvai venir à aucun être humain de les laire mettre h. mort Je cherchais ù m'expliquer cette confiance lorsqul Mgr Darboy vint se joindre à nous.

Si sa santé était compromise, son corps ; avait conservé sa merveilleuse lucidité et sagaci^ d'esprit. II n'y avait pas seulement de l'élévation et c

PERDANT LA COUUDN'E

la iermeté dans ses jugements sur les événements et les hommes du jour, mais encore une finesse voisine de la causticité. Le sentiment de sa dignité ecclésiastique et de sa valeur intellectuelle lui suggérait des observations pleines de verve et d'actualité sur les incroyables humiliations qu'avaient voulu lui infliger Raoul Kigaultet d'autres héros de club ou d'estaminet, qui croyaient grandir h leurs yeui et conquérir des droits àTadmiration de la postérité par leurs inepties et leurs impertinences. Il déplorait amèrement l'afiaiblissement des idées de respect et d'autorité; il pensait que, sans un sérieux retour à ces idées, Paris et la France ne se relèveraient point de leurs malheurs.

A l'appui de ces observations, Mgr Darboy nous rappela la conclusion d'une de ses dernières lettres pastorales, où il prédisait que, si la société persistait à méconnaître les lois providentielles de l'Évangile et À se soustraire aux principes de Tordre religieux et moral, elle s'exposait à de terribles ébranlements.

Je lui rappelai, de mon côté, qu'un journal démocratique n'avait pas craint de biimer ce langage comme empreint d'exagération, tant on voulait placer Paris en dehors de toute croyance et pratique religieuse. Mgr Darboy connaissait l'article en question

t.E CLtRGE TEnOANT t.A COHUCNE

et parut content de l'entendre citer. Mgr rArchevôm savait que j'avais été seulement arrêté la semaine p cédente; il n'ignorait pas qu'à raison de mes ancienli Ibnctions, j'avais quelques rapports avec le monde g litlque.

Après m'avoir interrogé sur la situation religieJ et paroissiale do Paris, après s'être informé de l'ô de Mgr Buquet, qui, malgré son grand âge et sa nd riété, était vaillamment resté chez lui, rendant des a vices d'un caractère tout providentiel h l'adminisj tioD diocésaine, dont il était le seul membre libre depj l'arrestation et l'incarcération de M. Jourdan àli ciergerie, de M. Icard à la prison de la Santé, Mgr Darboy ajouta, d'un ton qui excluait toute préoccupation personnelle :

« Que pense-t-on de lasituaLion et dusortdes otages dans le monde politique de Paris?

— Grilce ù la confiance qu'inspire la Commune aux honnêtes gens, Monseigneur, ils prennent chaque jour la fuite avec un empressement irrésistible. Au moment où le Comité de salut public est venu me prouver que j'avais tort de ne pas marcher sur leurs traces, Je ne connaissais à Paris que quatre personnes avec lesquelles je ne pouvais même plus causer des événe-

ments du jour ; M. Le Tellier, secrétaire général du Crédit foncier; M. Gareau, ancien député de Seineet-Marne; M. le comte de Laugier, ancien officier; M. Goffin, président du conseil de (abrique de Saint- Eustache, un moment incarcéré, à l'âge de quatrevingt-quatre ans, parce qu'on avait trouvé chez lui des bons de pain et de viande qu'il avait l'audace de distribuer aux pauvres du quartier des Halles. Si vous voulez donc connaître les impressions du monde politique et diplomatique présent à Paris, c'est à peu près aux miennes qu'il faut recourir, et je me demande si ce modeste régal sera bien digne de l'appétit de Monseigneur.

« Je m'aperçois, dit en souriant Mgr Darboy, que la Commune n'a pas encore eu le temps de vous troubler l'esprit, aussi j'attends avec confiance la réponse à mes questions.

— Le monde intelligent et honnête. Monseigneur, réprouve votre arrestation et celle des autres otages. Il n'y avait que la Prusse et la <>ommune capables de ressusciter cette barbare coutume. Quelques représentants des puissances étrangères ont iait des démarches pour éloigner de vous tout danger; le gouvernement de Versailles, dans l'impossibilité d'intervenir directe-

ment, se fait un devoir d'encourager ces démarchei

— J'en ai eu connaissance dans la prison de Mazas, ' ajouta Mgr l'archevêque. C'est sans doute sous cette pression diplomatique que Protot (1) m'a certifié que si la Commune avait pris des otages, c'était pour obéir aux brutales exigences des bas-fonds de la démj et que si, par impossible, elles rendaient une exécutioi nécessaire, son intention était de s'opposer à celle desJ membres du clergé. Au demeurant, j'ai une confiance entière dans la bonté de Dieu et le témoignage de ma conscience. »

Au moment où Mgr Darboy achevait ces parolai il était près de deux heures et demie et le gardien q nous surveillait nous donna l'ordre de rentrer dai nos cellules.

Cette assurance m'étonnait, elle aurait diminué msj angoisses, si, depuis notre translation à la Hoquette.j n'avais pris le Terme propos de ne pas ouvrir mon cœ aux illusions. Aussi j'écrivais plus tard, en rendant compte de ce suprême entretien à un illustre ami de mon curé et de mon archevêque: h Pendant qu'ils semblaient n'avoir aucune crainte, je n'avais aucune espérance. »

(1) Le citoyen Protot était le membre de la Commune ilèlégtM aa ministËre de la Justice.

« L'archevêque, raconte un témoin, occupait dans la prison de Mazas un misérable réduit, une cellule de prisonnier de bas étage, voleur ou faussaire. On lui permettait de taire venir sa nourriture d'un restaurant, de recevoir des lettres, des papiers, parfois môme des visites; mais la nuit il payait chèrement les , quelques privilèges qui lui étaient accordés pendant le jour. Les fédérés, rivalisant de cruauté avec le tigre Simon, cet infâme bourreau du jeune Louis XVII, s'amusaient durant leurs longues factions à réveiller en sursaut Tarchevêque, frappant à sa porte à coups redoublés, vociférant des insultes et des blasphèmes, lui ordonnant de se lever pour être fusillé. Un des porte-clefs de Mazas, témoin oculaire de ces plaisanteries féroces, raconte que l'illustre victime les supporta avec une inaltérable douceur, sans proférer une plainte, sans donner un signe d'impatience. Il n'était pas au pouvoir de ses bourreaux de troubler la profonde paix de l'âme du martyr. Non content d'attendre sa fin avec calme et résignation, il l'appelait de tous ses vœux. Un jour qu'un ami lui décrivait l'aspect de

Paris, coupé par des barricades, hérissé de canons,* l'archevêque s'écria : a Oh! que j'envie le sort de Mgr Affie ! que ne puis-je, comme lui, monter sur une barricade et y trouver la mort ! »

Il y avait alors un grand courage à oser élever laj TToix en laveur des pauvres persécutés; malgré celaJ plusieurs prirent la délense de l'archevêque et mireotB tout en œuvre pour lui venir en aide.

Le célèbre chirurgien Demarquay, qui s'était dévoué '-^ pendant la guerre de 1870 aux ambulances de la Presse et qui en pleine Commune continuait à donner ses soins aux soldats même de la Commune, avait une grande ■ aflection pour Mgr Darboy. Quelques jours après l'ar-, restation del'archevéque de Paris, il ne craignit pas deJ venir lui-même trouver le firouche procureur de LaCom- n mune pour lui demander la liberté de l'archevêque. « Impossible, citoyen docteur, lui répondit Raoul Ri-' gault, qui avait voué aux prêtres une haine implacable. Impossible, la critérium do notre Résolution, c'est ^ la mort aux Prêtres ! » et comme le docteur insistait, Raoul Rigault le regardant d'un mauvais œil lui ré-

pliqua froidement en ricanait : <k Ah ! en voilà assez I assez I Bien que je vous connaisse comme un parfait docteur, si vous continuez à vous intéresser à ces canailles, je vous fais... c... 1 ».

D^autres démarches furent aussi faites en laveur de l'archevêque. Nous lisons dans une déposition devant le conseil de guerre :

M. le commissaire du gouvernement. — M. Tabbé Féron, vicaire à Saint-Germain-l'Auxerrois, a dit s^étre trouvé à THôtel-de-Ville en présence d'un membre de la Commune qui lui a annoncé les prochains désastres de Paris. Je prierai M. Féron de s'expliquer sur ce fait.

Le témoin. — Quand j'ai appris par les journaux l'arrestation de Monseigneur, j'ai voulu tenter quelques démarches en sa faveur : je me suis rendu à THôtel-de- Ville où un commandant, nommé Rogeard, m'introduisit.

J'exposai ma demande, et on me dit de m'adresser à Raoul Rîgault, à la Prélecture de police. J'y lus, et là on me déclara de bonne prise et on voulut m'arrô-

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