‹ Le clergé périgourdin pendant la persécution révolutionnaireChapitre 3 sur 17 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

ne parler que du clergé, quand vinrent les jours mauvais, il eut la gloire de donner a l'Eglise de France de nombreux martyrs, parmi lesquels brillent d'un éclat immortel le grand archevêque d'Arles, du Lau, et l'ancien jésuite, curé de Daglan, Delfau, que bientôt peut-être nous honorerons d'un culte public. — Le peuple, opprimé par une poignée d'êtres malfaisants dont les noms restent accrochés au pilori du mépris public, suivit ses prêtres dans les chaumières, dans les granges, dans les souterrains, où, quelques années après la proclamation de la Liberté, était réduit a se cacher le culte traditionnel, et plusieurs, parmi les humbles, payèrent de leur tête l'attachement a la vraie foi catholique.

On suit, chapitre par chapitre, dans Touvrage de M. de Boysson, les progrès et les applications de Vidée maçonnique, et nous ne saurions trop féliciter l'auteur d'avoir ouvert son livre par quelques pages très instructives sur le philosophisme et sur la Franc-Maçonnerie. Il y a quelques semaines, M. Gustave Bord, dans une étude du plus grand intérêt, publiée par le Correspondant, a démontré que l'événement inaugural de la Révolution, la

LE CLEHGE PEKlGOUHDl^. XV

prise de la Bastille, a été le résultat d'un complot ourdi dans les loges, et a propos des journées d'octobre, il cite Malouet racontant comment les événements furent préparés et conduits.

Corollez, député du Tiers pour la sénéchaussée d'Hennebont, expliquait comment par les sociétés littéraires, les clubs, les loges, on provoquait les faits :

— « Allons donc, disait Malouet, la Révolution ne se fût point effectuée si les poissardes et la canaille de Versailles n'avaient pas poursuivi l'archevêque a coups de pierres (23 et aS juin).

— C'est nous qui les faisions agir.

— Mais néanmoins vous ne seriez venus a bout de rien sans la défection des gardes françaises et des troupes.

— Nous étions sûrs des troupes ; nous avions depuis longtemps des correspondances avec tous les régiments.

— Malgré tous ces moNoiis, vous auriez sûrement échoué si la Cour n'avait pas commis la rualadresse de renvoyer M. Necker.

— Cet 'événement n'a fait que hâter de deux jours l'exécution do notre i)rojet. Nous étions sûrs

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