‹ Le Clergé russeChapitre 16 sur 18 · CT · texte numérisé non relu

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de vive voix au hospodar lui-même quelques communications. Après quoi, pour mettre un terme à son séjour dans

les Principautés, on éleva contre lui l'accusation de fomenter des complots et une insurrection contre le gouverne-

co — =

ment, et sous ce prétexte, on lui envoya des agents de police qui, après avoir visité ses papiers, quoiqu'ils n'y aient rien

KO —

trouvé, le firent expédier sous escorte hors des frontières.

dans la ville de Giurgevo; là il fut soumis à un nouvel in-

terrogatoire, puis, en attendant l'arrivée du bateau à vapeur,

on l'enferma dans une chambre à la porte de laquelle on

plaça des sentinelles. L'envoyé du patriarche, ainsi humilié

et offensé, n'attendit pas le bateau à vapeur, et se jetant

dans une barque de pêcheur, traversa le Danube et se ren-

iliHliâiâ8 ^^^ ^ Roustchouk .

i I^Hra L'archimandrite Cléobule a été chassé de Bucharest de

h- ' ^ co =

l^lM eette façon ignominieuse, le 1 1 mai ; et le même jour, pour .^Hll répondre à la lettre du patriarche, le prince Couza a désigné

'j^HH de sa propre autorité les six premiers évèques pour les ^HHH sièges vacants en Roumanie, et dans ce nombre, le métro- J^HHh politain de Moldavie.

en ^

■HIH . Le retour de l'archimandrite Cléobule produisit à Con-

I^HH stantinople une explosion générale d'indignation dans le

h- ' ^ co =

^^Hll clergé et dans la population orthodoxe ; car il n'y avait pas

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cm

d'exemple dans les annales de rÉglise ortliodose que l'envoy.; officiel du plus ancien et du premier de ses pasteurs ait reçu un accueilaussi outrageant, aussi méprisant et aussi msolent de la part du régent d'un pays orthodoxe et surtout d'un pays petit, non indépendant et dont le prince est vassal d'un autre souverain, et lorsque en outre le prince de l'Eglise dans le pays qu'il gouverne se trouvait hiérarchiquement dans la subordination immédiate de ce Pasteur (1).

Le patriarche convoqua immédiatement un nouveau concile extraordinaire et lui communiqua le résultat de la mission dont avait été chargé l'archimandrite Cléobule. Le concile décida que, dans cette circonstance pénible et importante pour toute l'Église orthodoxe, il fallait demander conseil aux autres Églises nationales orthodoxes. Pendant deux mois l'Église de Constantinople n'a pas cessé d'attendre du hospodar une réponse à la lettre du patriarche ; mais, quand cette attente s'est trouvée vaine, il ny avait plus moyen de difféier plus longtemps et déménager le gouvernement roumain. Sa Sainteté a remis à notre plénipotentiaire à Constantinople, pour qu'il la fît parvenir au saint synode, une lettre officielle par laquelle il lui demandait un sage conseil, un appui fraternel et l'adoption de mesures

(l)Nous avons reproduit aussi textuellen^ent que n ou. avL; pu cette phrase très-embarrassée dont e sen^ es c.^

pendant très-clair. Z. Poste *^^^'-'^^^'°"'."^'"^'i ^Ï l'empereur de Russie, il n'y aurait rien ^.«J-!»; ^ ;;^^;;^ podar de Valachie! et cette observation te-o^gne bien ^ ^ rare prudence de la Poste du Nord, car il n y a pas d autre différence.

salutaires, dans les limites des droits déterminées par les canons, pour mettre un terme à la situation périlleuse de l'Eglise moldo-valaque.

Cependant le hospodar et ses complices dévoués ne s'endormaient pas, et pour justifier aux yeux de l'opinion publique de l'Europe l'usurpation qu'ils s'étaient permise dans les affaires ecclésiastiques et leur procédé inouï à l'égard de l'envoyé du patriarche, ils eurent recours à la presse. On vit paraître, dans les journaux étrangers, des nouvelles de Bucharest, d'après lesquelles la cause véritable des mécontentements de l'Église contre le gouvernement roumain était uniquement la gêne matérielle dans laquelle le patriarcat se trouvait placé par suite de la confiscation des propriétés des monastères qui appartenaient dans les Principautés à l'Eglise grecque; on répandait en même temps le bruit que l'arcliimandrite Cléobule avait été envoyé à Bucharest dans le but d'y provoquer une insurrection conti'e le gouvernement. Dans cette circonstance on n'oublia pas de calomnier la Russie, mais l'organe du patriarche de Constantinople, le journal Byzantis, rétablit les faits comme ils étaient, et partant des injustes attaques dirigées contre la Russie, il fit ressortir l'ingratitude dont payent ses bienfaits à la Moldo-"Valachie les hommes qui sont à la tête du gouvernement roumain. Le ci-devant hospodar prince Couza eut encore recours à un moyen particulier pour mettre l'opinion publique de son côté dans cette affaire. Il rédigea une réponse à la lettre qu'il avait reçue du patriarche; mais sans l'envoyer au patriarche, il la fit imprimer dans les journaux étrangers.

Cette réponse, éovite pour la défense des innovations antioanoniqueB introduites dans l'Église roumaine, consistait dans une interprétation arbitraire des canons eeclesmstiques et dans des renvois inexacts à des faits historiques qui étaient défigurés ou qui ne signifiaient absolument rien. .Par ce subterfuge, le public, peu familiarisé avec ces canons et ces faits et n'ayant aucune idée du contenu de la lettre du patriarche, après avoir pris connaissance de la repbque du hospodar, qui ne se signalait pas par sa véracité devait trouver les actes du prince Couza parfaitement re-

guliers. „, , ,

Le clergé roumain ne pouvait rester témoin indiffèrent et muet de ces abus de pouvoir du gouvernement (1). Pnve de force et d'influence, il n'osa pas protester Hautement contre les actes du hospodar ; mais, le 23 mai, les Evoques présentèrent au prince Couza un mémoire signé par eux, dans lequel, avec les termes les plus humbles, ils n'en formulaient pas moins avec beaucoup de détails et de décision un blâme complet contre les lois ecclésiastiques nouvellement publiées et priaient le Prince de ne pas les mettre à execu-

^.„^aMpml>nt à l'examen des tion, mais de les soumettre prealablcmeni a ^

dvêques, pour qu'ils pussent y introduire des modifications.

On n'eut aucun égard à cette pétition. Alors quelques-uns

des évêques s'adressèrent directemeut au patriarcat de

Constantinople par des lettres particulières, en imploran

, ■ 1 ™„ihonvPuse Eelise roumaine et sa défense en faveur de la malheureuse i^g

■ „+,Vn Hii m-ince Couza, qu'ils apen parlant de l'excommunication du pi int.B -i ^

(1) Poste du Nord! vous vous oubliez.

pelaient Julien l'Apostat. Deux évêques quittèrent les Principautés et entreprirent un pèlerinage à Jérusalem et au Mont Athos, afin de ne pas prendre part à des innovations qui répugnaient à leur devoir et à leur conscience (1).

Lorsque le prince Couza et ses complices apprirent que le patriarche s'était adressé officiellement au très-saint synode de l'Église russe et au saint synode d'Athènes (2) pour avoir leur avis, ils furent épouvantés à la vue du péril qui les menaçait. En vertu des canons, les auteuis de violences contre l'Eglise et ceux qui enfreignent ses lois sont excommuniés, et dans le cas présent une résolution à ce sujet, prise par tous les patriarches d'Orient, avec les pleins pouvoirs du synode russe et du synode d'Athènes, aurait été une détermination prise en commun par toutes les parties de l'Église orthodoxe et aurait été équivalente à la sentence d'un concile œcuménique. Pour prévenir ces conséquences, le hospodar ordonna à son chargé d'affaires à Constantiuople de remettre immédiatement au patriarche Sophronius la réponse à sa lettre, déjà publiée depuis longtemps dans les journaux. Le chargé d'affaires du hospodar multiplia devant le patriarche ses excuses et ses regrets au sujet de ce qui était arrivé et chercha à justifier le prince Couza, en disant qu'il avait agi contre ses propres sentiments et ses convictions, sous la pression des circonstances. En ter-

(1) Si des évêques russes du temps de Pierre I« avaient agi de cette façon, ils auraient peut-être mérité les éloges de la Poste du Nord,, mais ils auraient expiré sur la roue.

(2) Les petits nepeuvent être jj^-èj-saints.

minant il exprima dans les termes les plus chaleureux le désir le plus vif du hospodar d'arranger cette affaire en se mettant d'accord avec le patriarche et d'entrée dans ce but en négociations avec Sa Sainteté. Mais cette proposition du prince Couza n'eut pas de suite. Alors le patriarche jugea nécessaire de convoquer encore une fois le concile, qui décida qu'il fallait adresser une nouvelle lettre au hospodar pour réfuter les conclusions inexactes contenues dans sa réponse et l'inviter dans la voie d'une conduite régulière. Au mois de novembre dernier, le patriarche envoya une copie de ces documents à notre très-saint synode, avec une lettre dans laquelle il demandait son concours pour la défense des intérêts spirituels du peuple

roumain.

A cette même époque le Gouvernement roumain annonça la convocation du synode général à Bucharest pour le mois de décembre et s'occupa â préparer le programme de ses travaux. Comme tous les actes du prince Couza et de son parti avaient pour but de détacher l'Église roumaine de l'Église œcuménique, ils inventaient sans cesse de nouvelles mesures, pour éloigner successivement le peuple de l'orthodoxie et pour le soumettre au Pape par le moyen de l'union (1). On voit une tentative de ce genre dans la série

(1) Nous n'avons pas à nous occuper ici du plan dont le prince Couza poursuivait l'exécution; mais nous ne pouvons nous empêcher de dire que la Poste du Nord se fourvoie complètement en s'imaginant que ce hospodar travp.illait'dans Imtérêt de l'église catholique. Le pnnce Couza

de questions envoyées par le ministre des cultes à un des évêques désigaés par le hospodar et qui devaient être soumises aux délibérations du synode. Parmi ces questions figuraient rintroduotion du calendrier grégorien dans l'usage généi'al et dans celui de rÉgli=e, et l'adoption des orgues dans toutes les églises. Un an auparavant, on a inséré dans la Voix de la Roumanie, ionvxaà qui recevait une subvention du gouvernement, des articles où, à l'aide de renseignements faux et de faits historiques dénaturés, on s'efforçait de donner au latinisme le caractère d'une religion nationale pour les Roumains.

AJassy, on a organisé, avec l'aide du gouvernement, un séminaire latin, dans lequel on donnait une instruction incomparablement supérieure à celle des séminaires orthodoxes; car, dans ces derniers, on ne permettait même pas

voulait substituer dans l'Église roumaine le rite latin au rite grec, nous le croyons ; en cela iJ se basait sur cette considération que les Roumains sont de race latine. Mais il ne songeait certainement pas à soumettre l'Église roumaine à l'autorité du Pape. Il voulait une Église nationale aussi indépendante de Kome que de Constantinople. Si la Poste du Nord tient à se renseigner sur ce que devait être cette Eglise, elle peut demander au prince Vladimir Tcherkasky, qui a maintenant des loisirs, communication des plans qu'il avait formés pour l'Église polonaise. L'Église roumaine du prince Couza et l'Eglise polonaise du pi-ince Tcherkasky devaient être construites sur le même plan : rite latin, indépendance absolue vis-à-vie de Rome, dépendance absolue vis-à-vis du pouvoir civil.

renseignement des langues Massiques et des lan^.smo

dernes%ansIe.ntdepIaceHe..,.o,.^--^^^

veau inférieur à celai du clergé latm. On a la.s Moiaavie,en,uaUtédevisiteuren™,.parePap^^^^^^^^^^

Salanderi. Le bruit a même couru que le hospo

en négociations continuelles avec la cour '^« R"-' J"^^^

qu'elles étaient enveloppées d'un mystère impénétrable

Lors de la convocation du synode, les -tentions 1 du gouvernement se s^t^^-;^^--^ rapportaux résultats ju'ona—e^^^^^^^^^^^^^^^ l'article 4 de la nouvelle loi, il ctait q ^^

sont membres du synode général; mais le prm Ht adresser des lettres de convocation q-^^^^^^^^ bre d'évêques, choisis d'après ses propies co Deux évêques moldaves, Mgr Joseph de Sebaste c M^^n laréte de Stauropol, connus par leur dévouem nt o ^ do.ie, n'ayant pas reçu d'invitation ^^-^;:

résolurent cependant de ^ ^^^jj; ^Jnement et furent arrêtés en route par ^^^ ^"^^^'l' J ^,^ ..^j^ent

™p-----^^^r:2l?oLuls des puis-

.urs protestations en^^^^^^^^^^^^^

sances garantes, amsi qu ^^^ i^„,urpation du

ces documents ilsseplaignaientfoKem ^^^^ ^^^^

hospodar et des 7—^:^,, stauropol, Mgr. Néo-

l'Belise. Le propre frère de levequc

iCigiise.i^Bp i- ,^ „,,„i une protestation. Ce

phvte évêque d'Edesse, envoya aussi "F

pnyte, eveq sympathie que leur opinion

procédé des trois éveques et la symp 1

, ,>^,.os du synode, excitèrent ûans

rencontra parmi les membies du sy ,

f , ■ . forte opposition contre toutes les mnocette assemblée une forte oppo

valions latines, malgré l'influence prédominante de l'autorité gouverfementale. Par suite de cette circonstance et craignant de nouveaux conflits en matière spirituelle, le hospodar résolut de clore la session pour un temps indéterminé. On ne peut en douter, le peuple orthodoxe de la Roumanie saura bien reconnaître les motifs qui ont amené ces innovations, et il ne se laissera pas entraîner par l'imposture manifeste des ennemis de son Église et de sa nationalité.

En présence des actes si douloureux pour l'Église orthodoxe, émanés du gouvernement du ci-devant prince Couza le très-saint synode n'a pas pu ne pas répondre avec une entière sympathie à la lettre fraternelle que lui a adressée le patriarche œcuménique {Gazette de Moscou, 1866, N° 43,) 26 février (v. s.)

, Nous avons traduit intégralement l'article de ^f' la Poste du Nord; nous avons laissé la feuille officielle de Saint-Pétersbourg exposer à son point de vue les actes du prince Couza ; nous ne prétendons nullement défendre ceux-ci mais nous nous demandons comment- il est possible d'avoir deux poids et deux mesures, de blâmer dans le prince Couza ce qu'on encense dans Pierre I». Si l'on va au fond des choses, Couza n'a fait que suivre l'exemple qui avait ete donné sur les bords de la Neva; il a peutêtre un peu moins bien déguisé son usurpation, mais elle ne va pas au delà de ce qui a

■fisi:

été fait à Pétersbourg ; des deux côtés on voit une Église nationale, complètement indépendante de tout contrôle étranger, complètement asservie au pouvoir civil. Il serait même facile de démontrer que, sous plusieurs rapports, l'Église roumaine avait conservé des garanties qui font complètement défaut a lEg ise russe. Il nous suffit d'indiquer l'inamovibilité des éYêques. Le synode général n'est pas une innovation plus grande que le synode dirigeant, l'un et l'autre sont fort peu canoniques, mais la composition de celui de Bucharest lui assurait une large part d'indépendance, comme 1 événement l'a prouvé. La seule différence réelle entre ces deux coups d'état ecclésiastiques est celle que la Poste du Nord a parfaitement signalée elle-même : d'un côté nous voyons un petit prince vassal du sultan, de 1 autre, un puissant autocrate. La Poste du Nord ^ oubiïe de nous dire en quoi cette différence tres-reeHe au point de vue militaire et politique avait quelque valeur au point de vue canonique.

Mais il est temps de laisser prendre la parole au patriarche de Constantmople.

, ,• • v,*- rlp l'Éelise orthodoxe de Au très-saiût synode dirigeant de l Jigu^« 1. . . . , T^- Ac toiifes les Russies, notre salut

lempire protégé de Dieu de toutes le»

fraternel en Jésus-Christ.

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Sans doute des bruits sont parvenus jusqu'à vos Rêvérences sur les projets de loi du gouvernement roumain qui ont vu naguère le jour contre toute attente et qui, en introduisant des changements dans l'administration ecclésiastique des orthodoxes principautés du Danube, sont dirigés dans le but d'ébranler les fondements de la piété du peuple orthodoxe roumain, transmise par les pères, à l'aide de l'asservissement du saint clergé de ce pays, à l'aide de l'usurpation par l'autorité laïque des droits ecclésiastiques et à l'aide de tentatives de toute espèce d'introduire des innovations anticanoniques, comme cela est connu de tous ceux qui suivent avec attention les susdits projets de la loi qui ont même été déjà publiés dans les journaux. Ayant eu connaissance de bonne heure d'une pareille situation des ^ affaires dans ces contrées, la sainte et grande Église du Christ,gardienne spirituelle des commandements des Apôtres et des saints Pères, a pris soin, il y a déjà plus d'un an de cela, de mettre sur ses gardes lepasteur spirituel de ce pays, MgrNiphon, métropolitain de l'Église hongro-valaque, en lui transmettant dans notre lettre synodale les conseils et les instructions nécessaires qui malheureusement n'ont pas été acceptés par sa Grandeur avec les dispositions et le zèle qu'il aurait dû y apporter, parce qu'il se laissait conduire par les suggestions de l'autorité politique, comme nous l'avons appris par la réponse qu'il a fini par nous envoyer et par d'autres indications. Par conséquent, ayant eu connaissance des susdits projets de loi, la grande Église du Christ, accomphssant l'obligation qui lui est imposée parles canons de surveiller l'Eglise de ce pays, ne pouvant rester témoin

263 — indifférent de choses ayant pour objet la ruine spirituelle de ses pieux enfants, a pris la résolution de convoquer un saint et grand concile composé des très-saints patriarches, des vénérés métropolitains et des très-révérends docteurs; et ce concile, après un examen sévère et attentif, a formule un décret dans lequel, à l'aide de témoignages empruntes a l'Écriture et aux canons, il démasque le caractère anticanonique des lois projetées par le gouvernement roumain, et expose avec une prudence spirituelle la nécessité de les abroger et de les annuler. Ce décret synodal, accompagne de lettres ecclésiatiques.a été envoyé en Moldo-Valachie aux représentants des deux puissances par un personnage ecclésiastique auquel a été confiée la mission non-seulement de remettre officiellement , ces documents, mais encore de les expliquer en cas de besoin, en conformité avec 1 esprit de l'ÉgUse. Votre vénérable charité pourra prendre une connaissance exacte et détaillée de ces importantes dispositions de la grande Eglise du Christ, par les copies que nous vous transmettons sous ce pli. Vous y trouverez la copie de la lettre synodale au métropolitain de l'Eglise hongro-valaque • ,^ ,!<.<! bruits répandus sur 1 aboliqui a été écrite à l'occasion des uruiis lep

, . j t' „„,. l'Kohse orientale,

tion de l'antique calendrier, adopte pw i i^n^ise

, , . : , ur^u avec l'addition condamnée par

sur la récitation du symbole, avec i auu

. • „;„=; niifl de la resolution meu-

les conciles œcuméniques, ainsi que ne i*

tionnée plus haut et des lettres qui y étaient jointes amsi

que la copie de la dernière réponse dudit métropolitain,

expédiée par lui-même après le retour du personnage eccle-

• ,. , rp-Mise Mais quel trouble ne res-

siastique envoyé par 1 bgnse. axa. ^

•i inraau'il apprendra l'accueil qu a sentira pas votre esprit iorsqun n

trouvé chez Son Altesse le prince Alexandre Couza, la sollicitude de la grande Église du Christ, inspirée par une douleur maternelle. Son Altesse n'a pas daigné recevoir et écouter l'envoyé de la grande Eglise du Christ, notre archimandrite, homme très-digne, connu par sa piété et ses connaissances; elle l'a renvoyé, avec une grande ignominie, hors des frontières des Principautés, sous la garde de la police. Pour mettre le comble à tant d'outrages, d'innombrables calomnies ont été répandues sur son séjour et sur son ambassade, qui avait un caractère purement ecclésiastique, et nos lettres patriarcales et synodales adressées à Son Altesse ont été méprisées et n'ont pas même été honorées d'une réponse.Ce n'est pas assez : immédiatement après l'expulsion de l'envoyé, le pieux (!) prince a confirmé les projets de loi sus-mentionnés, et lui, prince temporel, a placé, à la tête des Églises, des évêques choisis par le ministère.

C'est pourquoi, frère très-cher en Jésus Christ, nous avons jugé nécessaire de vous informer de tout ceci, afin que vous receviez des nouvelles exactes des circonstances delaffaire, pour juger en commun la détermination de la grande Église du Christ qui a condamné comme contraires aux canons et transgressant les limites éternelles, posées par nos pères, lesdits projets de loi du gouvernement roumain, envahissant les affaires spirituelles et ecclésiastiques, entièrement étrangères à sa juridiction. Nous sommes convaincus que dans l'aifaire présente qui exige de toutes les églises orthodoses l'union en Jésus-Christ et l'unanimité, Votre vénérée Charité, partageant non-seulement la profonde douleur et a

pénible impression que nous cause à nous et à tous les cœurs chrétiens orthodoxes cette conduite du gouvernement roumain, mais encore la sollicitude que nous inspire le salut du peuple roumain orthodoxe, exposé à un si grand danger, voudra sans doute prendre en considération et examiner tout ce qui pourra être utile dans ce but, et ne manquera pas de prendre, avec le soin convenable et dans les limites déterminées par les canons, foutes les autres mesures salutaires, afin de rendre vains les efforts contre lesquels la grande Église du Christ a lutté jusqu'à présent en esprit de mansuétude.. C'est pourquoi nous attendons de vous non-seulement l'expression de votre sérieuse attention et le jugement de votre pieuse sagesse, mais encore votre fraternelle coopération et le secours spirituel que vous inspirera votre zèle religieux pour mettre un terme à une situation si dangereuse, qui entraîne dans l'abîme de la perdition un peuple chrétien du sang duquel nous devrons rendre compte. Nous attendrons avec impatience votre respectable réponse et des nouvelles de votre santé fraternelle, qui nous est précieuse. ^ Que le Seigneur vous donne de longues années, la santé

et le salut. ,

De votre Révérence très-chère le frère aimant en Jésus-

Christ et entièrement dévoué. .

SoPHRONiDs, de Constantinople.

Nous nous sommes attaché à rendre le plus exactement possible par une traduction littérale ce curieux document. Nous ne relèverons pas cette phraséologie un peu creuse et le peu d ac-

ilf

lijtl

cord qu'il y a entre les actes et les paroles; mais nous nous féliciterons hautement de voir l'Eglise de Constantinople proclamer avec tant d'insistance la nécessité de maintenir l'indépendance ecclésiastique vis-à-vis de la puissance séculière et l'union des diverses Églises nationales pour en faire une seule Église universelle.

Voyons maintenant la réponse du synode. Il faut rendre justice à cette assemblée : elle avait le sentiment de sa fausse position, et son langage embarrassé le témoigne malgré elle.

Au très-saint Soplironius, archevêque de Constantinople, la nouvelle Rome, patriarche œcuménique.

Salut fraternel en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Par la lettre de votre sainteté du 1" juillet 1865, nous avons appris avec une profonde douleur les événements qui ont affligé toutes les églises unies dans l'orthodoxie et qui ont ébranlé le bon ordre et la prospérité de l'Église moldovalaque.

Si la pensée compatissante s'est arrêtée sur la voie qui conduit à la parole et à l'action [c'est-à-dire si nous n'avons rien dit ni rien fait jusqu'à présent), cela a été en partie faute de connaître avec une clarté précise quelques circonstances de ces événements, et, en partie, parce que nous espérions que l'esprit orthodoxe des ministres de l'Église moldo-valaque se réveillerait, se placerait avec fermeté à la garde de l'antique ordre ecclésiastique transmis par les pères, qu'ils

élèveraient une voix persuasive vers les autorités orthodoses et vers le peuple, qu'ils prendraient à cœur la voix de l'Église Mère et qu'elle serait préservée par ces efforts communs des innovations incompatibles avec les sacrés canons. C'est une nouvelle affliction pour nous de voir que nos espérances ont été peu justifiées par la suite des événements. Ils sont peu nombreux, les membres de la hiérarchie moldo-valaque qui ont prononcé, non sans en souffrir, des paroles de vérité, pour démasquer l'erreur : que leur sacrifice soit agréable au chef divin de la sainte Église, le Christ notre Dieu. Le prince moldo-valaque n'a pas daigné répondre, très-saint seigneur, à votre lettre et au mémoire du concile qui vous entourait, par des dispositions pacifiques, et il s'est décidé, selon sa propre expression, à les combattre avec les mêmes armes invincibles des lois et des

canons.

Dans ces circonstances, en vertu du devoir de garder en commun et mutuellement la paix et l'unanimité des Eglises, nous nous trouvons obligés de témoigner que la guerre entreprise ne s'est pas manifestée par la victoire, et que le droit que s'est arrogé le prince temporel sur les innovations entreprises dans la législation et l'administration de l'Eglise moldo-valaque, apparaît privé de base légale. L'exposition détaillée de cette pensée est développée dans une disserta-

tion ci-annexée.

Nous reconnaissons que l'établissement d'un nouveau synode ayant autorité législative et administrative, dépasse la mesure du pouvoir civil et exige l'examen et la confirmation d'un concile plus élevé dans l'Église et en particulier

^B0iK^!V>«3KW^^9HR^VP^ Cv'.^^PHHBHi^l^^H*

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du patriarche à la circonscription duquel appartient l'Église

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i j ; Ij ■ qui institue un nouveau synode. On peut voir des exemples

prochains de ceci dans le synode de toutes les Russies et dans

en — ^

celui d'Athènes. Nous reconnaissons contraire aux canons V et à l'Évangile (Luc. x, 16, Matth., xviii, 20) la proposition

que (1 le métropolitain de Roumanie préside le synode au ' 1 nom du hospodar. » Nous reconnaissons contraire aux canons

la désignation des évêques par la seule autorité laïque sans

élection ecclésiastique. Ceux qui ont été nommés de cette

façon doivent se placer devant le 30» canon des saints

co — =

Apôtres et examiner avec crainte si c'est une véritable consécration qu'ils recevront et qu'ils étendront sur leur

KO —

troupeau.

Nous nous bornons à indiquer les déviations les plus im-

portantes des sacrés canons. Si la grâce de Dieu fait qu'on revienne de celles-là à la véritable voie de l'Église, elle fera

voir aussi le moyen de remédier aux autres. Sans doute,

très-saint Seigneur, votre amour paternel pour l'Église mol-

do-valaque et ses enfants n'est pas tari. Ne pourrait-on pas

encore trouver le moyen, par une parole inspirée de cet

amour et persuasive, de soutenir ceux qui sont maintenant

co =

fermes dans la justice, raffermir ceux qui sont ébranlés, ramener ceux qui se sont écartés, replacer l'affaire sur le ter-

rain des colloques pacifiques et garantir l'inviolabilité de ce qui est essentiel par quelque condescendance pour ce qui

h- ' ^ en =

peut être toléré ? Nous sommes convaincus que pour arriver à^ce résultat, notre très-pieux empereur ordonnera ou a

^■IIJI ^^^^ ordonné à son ministère de transmettre au gouverne- Hni ! ™''"' moldo-valaque de bons et pacifiques conseils.

^^^H^Hi '

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Nous prions Notre-Seigneur Jésus-Christ de diriger par sa grâce tout agissante vos actes et ceux du Concile assemblé autour de vous à la pacification de l'Eglise moldo-valaque et à la conservation de ce membre du corps mjstaque de Jésus-Christ.dans une salutaire union avec le grand corps de l'Église orthodoxe œcuménique. Nous souhaitons sincèrement à Votre Sainteté tout bien avec le salut et nous lui demeurons unis dans les liens d'un fraternel amour en Jésus-Christ. ,

On remarquera que de l'aveu même du synode, sa réponse est conforme à la note diplomatique émanée du ministère des attaires étrangères. Il est inutile de demander si c est le synode qui a dicté la note ou le Mmistere qui a dicté la réponse. D'ailleurs le synode était bien obligé d'incliner du côté des concessions; il ne pouvait pas se condamner lui-même et prononcer l'anathème contre son fondateur.

A la suite de ces trois documents importants, reproduisons encore l'article de la Gazette ds Moscou.

Nous publions aujourd'hui des documents d'un caractère extraordinaire. C'est la lettre du très-saint Patriarche de Constantinople au très-saint s.node de Russie, et la réponse A , • • AT . ^;t nue ces documents étaient extra-

de celui-ci. Nous avons dit que ces u

j- • . ff.f nui se souvient de relations quelcon-

ordinaires; et, en etiet,qui se suuv

ques,rendues publiques, entre la hiérarchie russe et les autres

branches de l'Eglise œcuménique, sur des affaires d^un mte-

rêt général ? Dans différents pays, ij existe des églises qui se donnent lenom de catholique orientale; mais elles n'ont entre elles aucun lien ni aucuns rapports déterminés. Elles sont privées d'une organisation que justifierait par le fait leur caractère œcuménique.Nous voyons desÉglises qui,hélas! commencent déjà à différer profondément l'une de l'autre dans leur manière de voir sur beaucoup d'objets très-essentiels; mais une Eglise oecuménique telle que chacune d'elles devrait l'être, n'existe que dans une idée qui s'obscurcit toujours davantage et qui perd tout lien avec la réalité. La voilà cette grande question qui se fait sentir déjà depuis longtemps dans l'état de notr'e Église et qui bientôt apparaîtra dans toute sa puissance. Il faut nous y préparer. Il est temps que les zélateurs de l'Église cessent chez nous de n'y voir qu'une institution nationale, il est temps de se rappeler son caractère oecuménique qui constitue son essence, qui est audessus de tout et plus précieux que tout le reste. Il ne faut pas faire consister l'Église du Christ et l'orthodoxie, dans les particularités d'une organisation qui s'est constituée dans tel ou tel pays sous l'influence de circonstances diverses, souvent des plus défavorables, ou bien dans des choses accil dentelles qui souvent obscurcissent et défigurent l'essence de la religion, et en tout cas n'ont avec elle rien de commun, ou bien dans le caractère architectural des églises, dans la forme des images, dans le nombre des boutons sur les vêtements sacerdotaux, ou encore dans la manière de joindre les doigts de la main pour faire le signe de la croix, ou encore dans les établissements d'éducation pour les demoiselles du clergé (comme si des enfants ou en général des

personnes qui ne sont pas de fait attachées au service des autels pouvaient faire partie da clergé), enfin dans un clergé compris dans le sens d'une caste et d'une race a part.

Mais nous n'avons pas l'intention de toucher aujou.d hu aux grandes questions ecclésiastiques, ni même dexamm le procès entre le Patriarche de Constantinopole et lehospodar déchu des Principautés danubiennes. Nous ne voulo appeler l'attention que sur une seule circonstance qujet^e un jour très-vif sur la marche de -^ P-P^^^^^^^;^, correspondance du Patriarche de Constant.nople avec ot synode est précédée d'u. exposé officiel des «-"- ^^^ y ont donné lieu. On développe sous nos regards la longu Le des mesures violentes et malveillantes du c -devan .ospodar de la Valachie et de la Moldavie, qu. ava. en pou but d'ahaisser et de renverser l'EgHse orthodoxe. Ne^ >3 ^ nant pas à faire subir à l'Église et à la h.erarch.e t^ute es oppressions imaginables, le pHnce COU. ^^e^^^^

la formation de son cierge. Pienani mieux possible les séminaires -thoha-s r-"^ J même temps il s'appliquait à donner --— ;^;^';. doxesla plus mauvaise organisation VO^^^^'^^^;"^^'

, ^»« lamrues anciennes « dans le Du: oe sait l'enseignement des langue ..j^^t^uction infé-

nlacer le clei'gé orthodoxe a un niveau ai piacei le cieifcB „i i„Hn b L'expose officiel

rieur comparativement au clergé latin » J

j ^.imonts fait remarquei oeuo

veillantes prises par le ci-aevani tdisconvenir.leprinceCouza savait ce quil voulait, une

chait pas ses desseins. Le prince Couza agissait en ennemi, et ses actes correspondaient on ne peut mieux à ses intentions. Ses adversaires avaient toute raison de signaler dans leur acte d'accusation cette détérioration systématique des maisons d'éducation, auxquelles il enlevait les langues classiques comme les moyens pédagogiques les plus efficaces et les plus éprouvés. Mais en attaquant de cette façon le prince Couza, que dirons-nous de nous-mêmes? Il agissait en ennemi, il voulait détruire toute instruction dans le clergé orthodoxe, et dans ce but, comme l'observe avec justesse l'exposé officiel, il enlevait aux séminaires orthodoxes les bases de l'enseignement classique. Pourquoi donc, nous le . demandons, fait-on absolument la même chose en Russie ? Si les actes du ministère des cultes et de l'instruction publique en Roumanie deviennent un motif d'accusation, si l'on y voit des actes malveillants et hostiles, que faut-il dire des réformes qu'ont subies nos séminaires en 1840 et nos gymnases en 1848? Que dire des efforts qui se font encore aujourd'hui pour maintenir nos maisons d'éducation dans la situation qui leur a été faite par ces réformes, pour altérer le nouveau règlement, qu'on a eu tant de peine à mettre au jour, et ne le laisser appliquer dans les établissements où l'on élève la jeunesse foncièrement russe et orthodoxe? Que doit penser tout homme réfléchi, en voyant que ce nouveau règlement, qui doit donner chez nous à l'enseignement les bases admises dans tout le monde civilisé, est mis en pratique dans les provinces de l'Ouest, tandis qu'à Moscou même les gymnases sont condamnés à languir dans un triste état de transition, et, autant qu'on peut en juger, seinblent des-

tbês à demeurer dans cet état pendant cinq années entières, avec la perspective qu'au bout de ce temps on pourra mo , fier ou même abréger le nouveau règlement?...

Quant à ce qui regarde nos écoles ecclésiastiques san

en excepter les plus élevées, on peut dire P-^-^^^JJ le prince Cou.aen eût été parfaitement satisfait : . nau a^ rien trouvé à y changer pour atteindre le but qu il poursu vait avec un esprit si systématique, avec tant de dec:s.on de franchise. Ici tout ce que le prince Couza a-^t pu a^re a été fait, et même beaucoup au delà. Et maintenant' quand on constate le mal, quand on le démasque dans les ace d'un gouvernement étranger, fait-on chez nous des efto. t sérieux pour remédier à ce mal? Quel dro. avons-nous donc d'attaquer le prince Couza?

L'éminent publiciste qui dirige avec tot

d'éclat la Galetie de Moscou, ^f-<^'-^;J^^l 1 • +. moid si 1 on se donne id ressortir un seul point; mais si u

peine délire son artide avec »?-/—; on se convaincra sans peme que '"P"' ^ j par,a,nelleillefer.inencpor.epas— .

sur les études classiques dans ^^s maissur l'ensemble desreprocbesdinges «ont e le prince couza. cette .uvrequ^^^^^^^^^^ d'indignationauPbanare quelaj après tout

flageUe si 'i'^^^^^^^* ' ;! J^, de Luvre de qu'une assez pauvre contrefaçon ae

Pierre P"". vigoureuse argu-

Mettons en présence de xa vig ^.^

mentationde M. Katkof quelques-unes des conclusions auxquelles est arrivé M. Wassilief dans sa lettre à l'évêque de Nantes.

" P II est acquis, par la première partie de ma réplique , qu'il n'est pas permis, sans ofienser la ^théologie et le droit canonique, d'avancer qu'un changement disciplinaire dans une Église soit un changement de la constitution de l'ÉgHse. « %" J'ai eu l'honneur de vous prouver que le gouvernement d'une Église au moyen d'un concile, est la forme la plus ancienne et la plus canonique.

« 3° Vous avez affirmé que le saint synode fut établi exclusivement par le souverain de Russie et dans le but d'asservir l'Église de son empire ; je vous ai prouvé qu'il en était autrement. En m'appuyant sur des faits et sur des documents authentiques, j'ai démontré que Pierre le Grand ne prit part à l'étabhssement du samt synode que dans une mesure qui convenait à un souverain soucieux de son indépendance publique, à un souverain chrétien qui a le droit de participer à la création d'une institution ecclésiastique, en ce qui concerne son existence extérieure et civile. . . . J'ai prouvé en outre, d'une manière solide, que les évêques russes eurent la part qui leur était due dans

1 mstitution du saint synode, et par les conseils qu'Hs donnèrent pour qu'il fût établi et par la rédaction et l'approbation du statut organique de ce concile permanent.

„ 4" Vous avez aflSrmé que l'approbation demandée au Patriarche de Constantmople fut trop tardive et une pure formalité ; j ai donne des preuves incontestables que, immédiatement après la convocation du saint synode la sanction de tous les Patriarches orientaux fut sincèrement et respectueusement demandée, quelle fut accordée canoniquement avec indépendance

et dans le délai le moins long possible (1). « Si le prince Couza, dans les loisirs que lu a

faits l'instabilité des choses humâmes cherche des consolations dans la lecture des brochur s de M. Wassilief, la page que nous venon d citerne peut exciter dans son <=«^"^J^^ J^ cuisants regrets. S'd avait connu M. Wass h

'^c «incs m auel théologien, quel quelques années plus toi, quei o

canoniste, quel avocat il eût trouve en ui !

Comme le docte archiprêtre aujait reims a sa place le Patriarche de Constantmople avec sma concile de Patriarches déposés et non déposes,

(1) Discussion entre Mgr révèque de Nantes et M. l'archiprêtre Wassilief, p. 50 à 51.

Wi

et l'archimandrite Cléobule lui-même ! comme il aurait montré à la Poste du Nord qu'elle ne savait ce qu'elle disait, et comme il aurait obligé M, Katkof à confesser qu'il parlait de choses qu'il n'entendait pas, quand il s'est permis de s'exprimer avec tant d'irrévérence sur.le compte des écoles ecclésiastiques même les plus élevées, c'est-à-dire des académies ! M. Wassilief aurait même prouvé au synode que si sa conclusion était raisonnable, il avait avancé dans les considérants des propositions singulièrement hardies, qu'on ne pouvait soutenir sans oiFenser la théologie et le droit canonique.

Laissons le prince Couza à ses regrets et M. Wassilief aux prises avec ses nombreux adversaires, et abordons le fond même de la question.

Il faut ici distinguer avec soin la théorie de la pratique. Comme on a pu s'en assurer par les nombreux documents que nous avons cités, au point de vue théorique, la doctrine de l'Église orientale, touchant la distinction des deux puissances et l'indépendance de l'Église, est parfaitement correcte. Prenons, par exemple, M. "Wassilief. Il défend l'institution du synode en Russie, mais il est convaincu que c'est l'œuvre de l'Église russe elle-même et de l'Église

œcuménique, agissant dans la plénitude de leur liberté et de leur indépendance, i'ierre i J est bien pour quelque chose, mais il n a la t que prêter son concours aux décisions de 1 L«lise. M. Wassilief admet aussi le rôle assigne au procureur général du synode, mais il ne voit en lui qu'un bienfaiteur et un seruteur de cette assemblée ecclésiastique ; et si ce servi teur s'avisaitjamais de s'attribuer quelque autorité, s'il élevait la voix, s'il entreprena de contrarier les délibérations du synode ou s il s'oubliait au pointdedo^e la —ne^^ lever la séance, lui qui est si peu F« synode qu'il n'en est pas membre, 1« d°«te ar cbiprêtre serait prêt à lui dire : « Mon leu , vous vous mêlez de ce qui ne vous regarde Pas^ La très-sainte assemblée dont vous nete pa

membre désire être seule pour temme je« délibérations; allez, quand eUe aura besom de

vous, elle vous fera appeler. «

Le saint synode invite les éyêquesqm tiennent leur nomination des autorités laques, a^^^ placer en présence du 30^ canon des smn

apôtres. Or le canon ^-^^^^^ ^'f ''^fa lement : Si ,^ds episcopus s-^ulanb^' P^e^ mus usus Ecclesiam per rpsas ob.^ deponatur et segregetur et omnes <im UU com-

t.^^P^^^^^^^^^^Hi^^r ^^^^V^^^I^^^^^^^^^^^^^^^^^^^H^^^^H^H^^

co — ^^|h

lj^ — ^=^^^H

municant (1). Il est donc convaincu que, parmi tous les évêques avec lesquels il est en commu-

nion, il n'en est pas un seul qui ait eu recours

cn-^B|ff^M!''

aux puissances séculières pour obtenir un évêché. Nous n'avons pas besoin de citer le pa-

triarche de Constantinople, dont le langage est très-ferme. Lors donc que des écrivains catho-

liques ou protestants avancent que l'Église russe reconnaît pour son chef l'empereur de

-^Ê mi

Russie, ils sont dans la plus complète erreur.

Les empereurs de Russie sont laïques, et ils

n'occupent aucune place dans la hiérarchie. Il

-^Kt

est vrai que Paul P"", confondant le sacre des

empereurs avec l'ordination sacerdotale, se croyait prêtre ; il voulut un jour dire la messe.

h- > ^^HH

et on ne parvint à l'en détourner qu'en lui. faisant observer qu'ayant été marié deux fois, il

se trouvait, à ce titre, éloigné du service des autels. Mais c'était là une lubie individuelle.

co ^^^H

quoiqu'on puisse retrouver ailleurs encore, quelques traces d'exagération à propos du sacre

des oints du Seigneur et de ses christs.

(IjEtçTiç înla-i<.oTtoç,w(T[j.Uoiià.pyoxi(ji-^pri<;âixzvoç,6tc.

en ^^^^H

Hefele, t, I, p. 183. Nous l'avons déjà remax-qué, le texte de ce canon prouve suffisamment qu'il n'est pas d'origine apos-

tolique ; mais il a été sanctionné par l'autorité de l'Église

co ^^^^Lj^^

orientale et a encore force de loi.

cm 1 2 3 ^

des empereurs du B««-1^'"P "■%„„« exa-

gérée. La doctrine de ieveque i„„ution

Ln peu trop d'extension; «.s -«^'-^„

eUe-méme montre "l- f^^V „»' P» de dehors de la hiérarcbe <* « "^ ^^ j^j ,''„„^e place, etronpeut ire, .--f,,,^„,«,

sur beaucoup d autres, ict principes

1,. . j ^ TTÎ'o'll'ïp orientale, les^ p^ i altérée dans ^ ^S^^'V Nous parlons toupurs n'ont pas été sacrities. Nous pa

de la théorie. nratiaue, nous nous

Si nous passons a la '^'ff'.-^^.Mé-

trouvons en présence ^'--^ ^^Zc lom.e rente. Souslesen.pereursdeBy.^^^^^^^^^^

du temps des anciens tsars ^' ^

peut constater, de la part du souve L, des prétentions exager,^-^^^

.ents du PO--f;^:::^rv, partout plus ou siastique, mais cela sesi ,^. j^ ^que,

xnoins. On peut -Focl-r ^ ^^^^^^ comme à l'Eglise russe, une cer a un certain défaut d'énergie J s- vis J ^^ tentions et de ces ^XT^Zn^U-^-^^^ ; vil, des défaillances P^^^;^^ ^érerlut cela mais, à la rigueur, on pe^ ^^^^^^^^ ,,,te le comme accidentel et passagei.

tsar Alexis a déposé le i^atriarche Nicon ; mais il a eu recours à l'intervention d'un concile dans lequel figuraient les patriarches d'Orient. De plus, cette déposition a été regardée par les contemporains comme une grande iniquité. Un des premiers soins du fils et successeur d'Alexis fut de la réparer, et Alexis lui-même, en mourant, vaincu par ses remords, faisait demander pardon au patriarcîie déposé. Une infraction à la loi n'empêclie pas la loi de subsister, et le droit n est pas détruit parce qu'il a été méconnu.

^ D'après toutes ces considérations, nous n'hésitons pas à dire que la doctrine de l'Église orientale ne reconnaît nullement dans le prince, nous ne disons pas le chef de l'Église universelle, mais pas même le chef d'une église particulière. Faut-il en conclure que M. Wassihef a raison et que l'Éghse russe, par exemple, est en possession de son indépendance? Ce n'est pas là ce que nous voulons dire; mais, pour mettre dans tout son jour une question délicate et compliquée, il nous faut entrer dans quelques détails.

Commençons par examiner la nature et l'étendue de l'autorité que s'attribuent les empereurs de Russie, ce qu'ils entendent par le

mot diautocratie;eiïdnou^ avons particulièrement en vue Pierre I^ et ses successeurs. I^ous sommes obligé de reconnaître qu'ils s arrogent sur l'Église une autorité qui ne leur appartient pas; mais remarquons-le bien, cela tient a l'idée qu'ils se font de leur pouvoir, non a la doctrine de l'Église dont ils font partie; ils s attribuent les mêmes droits vis-à-vis de toutes les Églises et de tous les cultes, et en taisant profession de respecter les dogmes de toutes les confessions, chrétiennes ou non, ils preten- . dent avoir partout la haute main dans le gou- .-^ vernement de la société religieusecomme delà ^ société civile. Catherine II a fort bien expnm ^ cette pensée dans 1 oukase du IS août sur les , biens du clergé. Elle y dit entre au res chose en parlant de ses prédécesseurs, qu ils ont « reçu de Dieu, comme tous les nionarques, lai^nj^ pale oMorité dans l'Église. « On croit entendr un écho de la voix de saint Irénée reclamant pour les évoques de Rome poUorem pnnapa-

^''^'*?^'''- . , . p,>rre I« cherchant à

Ecoutons maintenant Pierre 1

justifier l'étabhssement du synode : - Les monarques, dit-il, quoiqu'ils POf èdent une pmssance absolue, puisque, selon le P^-epte dmn, VMS oMissance sans réclamations lem es due,

emploient des conseillers non-seulement pour arriver à mieux connaître la vérité, mais aussi pour arrêter la calomnie des hommes pervers, qui attribueraient tel ou tel ordre des souverains à la violence et à la passion plutôt qu'au droit et à une cause légitime. Ceci s'applique encore plus au gouvernement ecclésiastique, qui est dépourvu d^une puissance absolue et indépendante, puisque la domination sur le clergé est interdite à ceux-là mêmes qui tiennent le gouvernail de l'Église (1). »

Confondant, par un sophisme habile, l'esprit de domination avec l'autorité, Pierre établit que ceux qui tiennent le gouvernail de l'Église, c'est-à-dire les évêques, métropoUtains, patriarches, etc., en un mot les pasteurs sont dépourvus d'une autorité indépendante. L'autorité

(1) ... « Monarchse etiam, quamvis absoluta gaudeant potentia, quippe quibus, secundum divinnm preeceptum, oledientia dira recïamationen debetur, a consiliariis tamen, non eo solum fine, ut in veritate investiganda felicius proflciant, sed ne liomines quoque pervicaces hoc aut illud per yim potius et ex affeotii,quam jure et légitime a monarchis prœoipi calumnieniur, minime abhorrent. Id autem magis quadrat in ecclesiasticum regimen, utpote absoluta et independenie potentia destitwium, adeo ut ipsi quoque Ecclesife gubernaoula tenenti dominatio deuegetur. » (Siaiuium caiionicum Pétri Magni. Petropoli, 1785. P. 11 et Vi.)

suprême, suivant lui, dans le gouvernement de l'Église comme dans la société civile, appartient au souverain, auquel tous doivent obe en toutes choses, sans jamais réclamer ^ec posé, n trouve convenable que le souve a^ s'entoure de conseillers ecclésiastiques pour la der à gouverner l'Église ; mais ce ne sont que des conseillers, et l'autorité ^-^^ ^^^^J!^'^; ils la tiennent de lui et c'est à lui qu ds en rendent compte. Ces principes se ret ^^ sous toutes les formes au fond de la legis ation russe. De là découle le droit de nomm^

évêques et de les destituer, et a dépend^

complète et absolue dans ^-^-'}'' }'f'^^^l rarcliie se trouve placée v^^'^-^^. ,J^^;°^' rain. De là encore, en matière e^<^^^-^^^^\ l'exercice de l'autorité législative concen^ dans les mains de l'empereur. Aucune autorité ecclésiastique dans le cierge ^sse si hau placée qu'elle soit, ne peut promulguer mod L, suspendre ou abroger --<^;^;^\'ll^^^^^^^ sias tique sans le consentement et la sanctio^ d l'empereur. Il suffit au contraire quune loi de l'empereu en matière ecclésiastique ait reçu le lempereui en ^^ devienne

contre-seing du synoûe puui ^ obKgatoire Ce contre-seing pourra t être une garantie, s'il émanait d'une autorité mdepen-

dante ; avec l'organisation et le mécanisme du synode tels que nous les avons fait connaître, c'est une simple formalité.

Ce n'est pas seulement, comme nous l'avons dit, vis-à-vis de l'Église nationale et officielle que le gouvernement russe s'arroge cette autorité, c'est encore vis-à-vis de toutes les religions. De là les insurmontables difficultés que présente toujours la rédaction et surtout la mise à exécution des concordats avec le Saint-Siège. Selon le point de vue du gouvernement russe, l'autorité suprême sur l'Église catholique en Russie réside radicalement dans l'empereur. Il veut bien qu'on dise la messe en latin, qu'on intercale le Filioqiie dans le Symbole, qu'on se serve de pains azymes, qu'on donne la communion sous une seule espèce; mais, cette concession faite, il se croit de très-bonne foi le droit de gouverner l'Église catholique dans ses États, aussi bien que l'Église protestante, que l'Église arménienne, que l'Église nationale. Les mêmes principes sont appliqués aux juifs, aux musulmans, aux bouddhistes, et cette égalité detousles cultes devantla suprématieimpérialeconstituece qu'on appelle en Russie la tolérance. Comme on le voit, il y a un malentendu perpétuel et une opposition radicale entre l'Église catholique etl'au-

tocratierusse. Les deux l---^^^^^^^^^^ langue différente, les mêmes ^^'l^^'^m^, .êLsigniflcation.Pournotrep ,no^^^^^^^^

mes prêt àadmettre ^^^frl^e ctholicine des hommes qui persécutent 1 Eglise ca >i et travaillent à la détruire tout n étant P suadés, avec une certaine bonne .J^l^^o

les hommes du monde les V^^'^^^^^,, ,,,, Nous pouvons voir man.tena^.tœ^

penser de cette thèse ^^^ll^^^^^^^ de

lief : « Il est acquis par la P^^f ^ J ,^,,,,,^

.arépliquequ'iln'estj^^^

la théologie et le choit car ^ ^ Zns une Église

qu'un changement discip-^^^^^^^

soit un changement d^^l;^^^^^^^^^

ghse. » (L c.,p. 50.) M. ^^^p^^^ ^^

l'institution du synode. ^ /^ ^^lement un

changement disciplinaire 11 e^t P[; ;|.,,^ e'est changement de la constitution de ^^^^^^ ;^^^^.

la destruction de cette c^^^^^^^^^^ tution du pouvoir miperial au pou ^^^

tique dans le gouv-uT ^^^.^t la formule du

No- --^\ttîs membres du synode.

serment qiie prêtent k ^^^^^^^^^^^

Ils y déclarent, on en ^^^^^^^,^

reur est le J'^S'^/^P^'^^" ,,,,. de peine pour M. Wassiliefse donne beaucoup c i i

attribuer à ce texte incommode un sens acceptable. Il suppose que la formule du serment des membres du synode se compose de deux parties; suivant lai, dans la première ils prêtent serment de fidélité à l'Église, dans la seconde au souverain. Il en conclut que « les paroles citées ne se rapportent qu'aux membres du saint synode en leur qualité de sujets, de dignitaires de l'Etat, de membres d'une assemblée mixte, qui a un double caractère religieux et civil. » Nous l'avons déjà fait observer, les membres du synode ne reconnaissent pas l'empereur comme leur juge à eux, c'est un aveu qu'on ne leur demande pas, mais comme juge du synode, suprenium hujusce collegii judicem-, ce qui enlève toute possibilité d'équivoqiie. Cela veut dire qu'on peut appeler du synode à l'empereur et qu'on ne peut appeler qu'à lui. Or ; le synode est la plus haute autorité qui existe dans l'Église russe; tous lui doivent soumission et obéissance; il tient la place du patriarche, suivant la lettre de Jérémie; il a un pouvoir égal à celui de chacun des quatre sièges patriarcaux; et cependant il est sous la juridiction de l'empereur. Il est difficile après cela de contester l'autorité que l'emporeu^ exerce sur l'Église.

Lorsque Pierre fit juger et condamner son

ffls, avant ,ue la sentence fflt r^tlt MaLda au clergé une «"f "'7,'^™'' 3;™*,

-*p'^-/>^reii'S— :i.t

de hmt éveques et s,x arc ^^,^,

plusienrs se r*™™;:Xpem ers membres du statntecdésmsti,ne elles premi ^

dus,„odeNousy,sonscteph^^^^^^^^^^^^

"°™ r TM,'Sltrt-me,nbres peuvent-

nous 1 autorité? C^omuiom • ,^.„,,;^p et les

r;i"st;r%t..nscette^-';-

quable, ils parlent d-un tout al autre ^rwi:!sn«neveutJ«..o„^^^^^^^^^^^^

^srsrdTc:^^^^^^^^^^

(1) u. détail c-^*^'-;Sn::rpTbiie";i^"^^^^

voir. Dans la compte rendu «n^^^^;' P^^^,^U3, franchises qui général du synode, il est pai Désormais, ils pour-

viennent d'être accordées aux Jl ^^.^ .^^^.^^ ^^ ^,3^-

rout s'absenter de leur d>°«««« P^^^ ^^oir besoin d'attendre tissant simplement le ^7"° "J .^^ ^^ synode, ils pourront sa permission; avec une aui ^ ^^^^ ^^^ ^^^^^^^ p^^^

s'absenter pendant ^^^Si-'^^'' J '■ inpéride. On voit lon^..,ilfaniraMiater ««;f«^. J,, „, «.ois, le

la hiérarchie : pour huit joui , ^empereur. C'est à

synode; pour six semâmes ou trois mo ,

la fois ridicule et odieux.

servie au sultan; mais, malgré l'oppression qui pèse sur elle, on y reconnaît encore une société distincte avec son esprit, sa législation, ses traditions, ses magistrats : elle porte des chaînes, mais elle vit. En Russie, rien de pareil. L'Eglise n'a pas de vie qui lui soit propre : en toutes choses elle reçoit l'impulsion du dehors. Le clergé porte des mitres et des chapes; c'est la seule chose qui le distingue des autres fonctionnaires de l'Etat. L'Éghse russe n'est pas asservie, elle est absorbée par l'État; c'est un instrument inerte, un corps sans âme.

Aucune identité entre elle et l'ancienne Église russe ; ce sont deux choses complètement distinctes dont la ressemblance est tout extérieure. Pierre P'' a fait une révolution religieuse qui n'a de comparable que celle accomplie en Angleterre par Henri VIII et Elisabeth ; il a fait en Russie ce que le prince Couza tentait en Roumanie. Pour nous en convaincre, il suffit de reproduire un extrait du rapport annuel que M. le comte Dmitri Tolstoy, procureur général actuel du saint synode, vient de présenter à l'empereur. Voici d'abord comment il apprécie les actes de l'ancien hospodar : « Le prince Couza, dit ce rapport, qui proposait évidemment d'entraîner le peuple

Tt70-lise latine et de le se-

Ï^'T *" X at men euu mépris des lois,

proclame, arbitrairem«i

Wise roumaine M^e^a.,.. de tou^

rite ecclésiastique * 8;'^^^^„,„, i„clépenil dépouillait cette bglise, 1» j ;j

"•*^'^>'.nattrfd:;ùt::tiou lat.

toujours JOUI dans son décret du

rieure. Le synode S^"^''^) ^Ivdans son sein hospodar et destiné à ^ent^l^^^^^^^^ la haute administration ^e^ ^ffair^^^^^^

tiques, a été placé dans une fP^^^^^^ plète du pouvoir laïque. ^^igsoudre

"™«^>^^"t'uroXîe*i.aesé,é-

cette assemblée , il a conu ^^^

ques et des métropolitani. a son ^^^^

Listres,etilsestr^e^^^^^^^^

confirmation Les lien^ de di^^^^^ ^^^^ .^,

tachaient le cierge a levequ ^^.

relâchés; les maisons ^ f ^jj^^,^ les aspisoumises à une réforme q ^ J^.^ , ^^ ^^^^^^.^ rants au sacerdoce de ip ^^^^^^^^te ; aux une instruction theob^^^ ^ ,^ ^^,

personnes qui se ^^nw^^^ ^^nditions excessi-

religieuse on f ^^ff ' i^alaient presque à la vement 8-nantes qu ^ ^^^^^^.^^^ . le

prohibition d'embrasser i

• ^nlfl été reconnu legai...

mariage civii a eue

Il saute aux yeux que c'est la contrefaçon des actes de Pierre V"". Naturellement le procureur général du synode ne veut pas en convenir ; et voici comment il s'y prend pour marquer la différence. Dans sa réponse au patriarche de Constantinople, le saint synode, dit-il dans le même rapport, a rétabli les faits sous leur vrai jour. Ainsi le prince Couza s'était appuyé bien à tort sur ce qu'en Russie le patriarche avait été remplacé par un synode en vertu de la volonté de l'empereur Pierre P"", et sur la manière dont chez nous on pourvoit à la nomination des évêques. Il a été démontré que l'établissement du synode avait eu lieu avec la bénédiction de tous les patriarches orientaux ; qu'en Russie, jusqu'à présent, ce sont des évêques qui choisissent les candidats à l'épiscopat, et que c'est seulement après cette élection qu'un des candidats est confirmé par l'autorité suprême (c'est-à-dire l'empereur).

En quoi consiste donc la différence selon le comte Dmitri Tolstoy? Premièrement, en ce que l'ordre de choses fondé par Pierre P'' a reçu la sanction des patriarches orientaux, et, secondement, en ce que les nominations épiscopales sont sanctionnées par le choix du synode. Nous reconnaissons volontiers que cette double diffé-

rence serait capitale, s'il y avait ^anj /^^ /.t l'autre cas autre chose qu'une fo™^l ^;1^ ^^^ vain simulacre. Mais, ^-^''''''%'';^Zt

térieures semblent avoir ete ^^^''J ' ^

fond tout a été changé. L^^^"^? f'^ane prince Couza avait même ^sc^in^f^^

que le synode dirigeant àej^^^or dit que le ment l'a prouvé. Le comte T°^'*''^ JJ ^

r- j ' '+o,-+ nrroo-é le droit de convoquer ei hospodar s était arroge le ^^^^^

de dissoudre le synode g^-^ •

montré que le synode '^^^^^/ , ^Lle. ,

aucune résistance aux ^ol«^7 ., ^^^jgr au

synode ou d en écarter qu ^^^^^^^ ^.

personne ne sait --- JJ^ i^.^ême, que néral, si ce nest le synode ^^ ^^^^

l'empereur n'a pas a se genei

'"RÏÏriîprobatto. don.* P- !«;;«-

sa.ons bien qu'H y -' - r*Xl„ de la

e„ Russie et un ««l"?" **!lïil estcerpart des patriarches .r-a" ■ ™- ^ „, ,,

tain que ni le """l^' ' ^Daus un article prononcèrent en plemelberte ^__^^,.^

publié le 8 septembre 186^ par

ecclésiastique, sous la signature du P. Athanase, il est dit, à propos de ce concile : « Sans doute, ceux qui y assistèrent ne consentirent pas tous et immédiatement à la proposition de Pierre... mais la volonté du tsar, soutenue par quelques ecclésiastiques, l'emporta (p. 221). » Or cet article, quoiqu'il porte des traces visibles de l'embarras de l'auteur, est en somme favorable à l'innovation de Pierre, et il est revêtu de l'approbation de la censure ecclésiastique :

l'aveu a donc son importance. Ce que dit le P. Athanase du concile de Pierre, nous le dirons à notre tour de l'approbation du patriarche de Constantinople : c'est une pure formalité qui n'a pu être refusée, après le fait accompli, au puissant empereur qui avait battu Charles XII et dont les armées étaient pour les Turcs une menace et pour les Grecs une espérance. Il est permis de penser que si le patriarche avait été consulté en temps utile, et surtout s'il n'avait pas eu affaire à un prince dont la puissance pesait d'un si terrible poids dans les conseils du Phanar, il n'aurait pas laissé passer sans protestation une innovation aussi inouïe dans les fastes de l'Église. L'approbation ne légitime pas l'œuvre de Pierre, elle ne prouve, que l'abaissement de l'Église grecque. Entin,

nous l'avons démontré par les dates, cette

approbation n'a été donnée ^^'^Pf ^..^^P;.^^ nes'enétaitpasmisenpeinelorsdelmstitu^K^^

du synode, et on n'y songea que lorsque tout fut fini. Cette révolution a été l'oeuvre de Pierre tout seul, sans le concours de l'Eglise oriental ^ Au reste, ce n'était pas la première fois que les tsars réclamaient une concession et une signature des patriarches d'Orient : il y avait des précédents. Lorsquel'Églised-Ukrainefut data-

chée du patriarcat de Constantinople pour être soumise aupatriarcatdeMoscou(1685),touaf fairesenégociadirectementetseconcluteireles parties intéressées, sans aucunemterv nùon de l'Églisebyzantine.L'hetmanSa-

gnantd'étreexcommu^^^^^^^^^^^^^^ consentement dupatriarcne uc ^^,„- „„i,p

Celui-ci, qui s'appelait Jacques, et^epatmrcbe de Jérusalem Dosithée commencèrent par e^ ser , déclarant que cela était contraire aux eg e posées par les saints Pères. Les envoyés ru ses s'adressèrent alors au grand vizir, qui déclara qu'il était charmé de faire quelque chose d'agréable au tsar, qu'il allait donner aux patriarches des ordres en conséquence Immed^ tement après, Dosithée trouva un canon qui ne connaissait pas et qui rendait parfaitement

HMHMKBIS- -3.

-. -— - -.^^.âBE— ^jïST^; ja^^^^

co — =

ip^ — ^

^H licite ce qui avait été impossiblejusque-là. Dans ^^1 l'intervalle, Jacques avait été déposé et rem-

^^2 placé par Denys, qui déjà avait occupé le siège

en — =

^H de Constantinople. Denys remit aux envoyés

^H russes tous les papiers nécessaires et reçut en

^H échange 200 pièces d'or et 40 peaux de zibe-

^W Une; Dosithée eut aussi 200 pièces d'or, Denys

^Kj demanda en outre qu'on envoyât de l'argent à ^H ' tous les évêques signataires des actes, comme

co — =

^m \ cela s'était fait du temps du tsar Fédor Ivano- ^M i vitch, dont la libéralité s'était étendue sur tous

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^M/ les évêques qui avaient pris part à l'érection

^■jj du patriarcat de Moscou. (Solovief, Histoire de 1

^■j Russie, t. XIV, p. 35.) C'est donc la volonté '

^H du vizir et l'or de la Russie qui déterminèrent

^Hj le consentement des patriarches ; des motifs du

^K même genre amenèrent la reconnaissance du

^H synode.

^Êri Que Pierre P'' ait été plus habile que le prince

^^H Couza, nous le reconnaissons sans peine; mais

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