‹ Le clergé, ses droits, nos devoirsChapitre 18 sur 23 · HN). E EU · texte numérisé non relu

HN). E EU

lois. Ils devraient bien ne pas oublier que personne n’est au-dessus de l'Eglise, pas même les faiseurs de lois.

Existe-il un corps plus essentiellement observateur des lois que le clergé catholique de ce pays ? En quelle circonstance s'est-il mis en rébellion contre l'autorité civile ? Et cependant on voit des écrivains qui donnent à entendre que le clergé se moque de la loi! Perfidie dont le but est de susciter la haine de nos concitoyens de croyance étrangère à la nôtre.

La doctrine catholique enseigne l'observation des lois, et l'Eglise a de tous temps prêté main forte au pouvoir séculier sous ce rapport.

Mais elle ne peut permettre, sans protester, que les lois de l’état la gêuent dans son action divine.

L’état n’a pas le droit de faire des ordonnances qui soient contraires à la liberté religieuse.

C’est là le point capital que les libéraux perdent de vue.

Est-il raisonnable d'admettre, par

Es

exemple, que notre législature de Québec puisse décréter une loi diamétralement en contradiction avec la doctrine de l'Eglise ? Pour nous, cette législature, c’est état.

Poser la question, c’est y répondre, au moins quand on est catholique. Comment! Voici une réunion de quarante ou cinquante hommes, pour la plupart assez peu éclairés, et à coup sûr très faillibles. Et l’on soutiendrait qu’un tel assemblage a le droit de dominer l'Eglise, de faire des lois contraires à s-s enselgnements, à sa liberté. Elle, d’institution infaillible, serait soumise à quelques individus qui prendraient sur eux de lui imposer leurs volontés !

Pour rassurer M. David, qui ne veut pas que le clergé «soit mis au— dessus des lois,» nous lui ferons cette simple observation. Que lui— qui représente l’état—soit soumis aux lois de l’Fglise, comme c’est son devoir de cathoiïique, et en aucune circonstance il ne trouvera l’Eglise en révolte contre ses ordonnances.

Page 1