RE
il suit qu’elle peut juger des instructions que les pasteurs de l'Eglise publient, d’après leur charge, pour la règle des consciences ; elle peut même décider sur l’administration des sacrements et sur les dispositions nécessaires pour les recevoir.
Nous le répétons: ces propositions sont condamnées ex cathedrd. M.
David est tenu de croire à ces condamnations, et cependant il s’en moque iusolemment.
M. David a cru devoir pubher uue circulaire adressée au clergé, le 11 octobre 1877. Il assure que « cette lettre a été écrite et envoyée à la demaude de Mgr Conroy ». Comme le document en question n’a aucun rapport avec les immunilés du prêtre, nous nous contentons main— tenant de signaler l’indigne manœuvre de l'écrivain, qui l’a cité dans le but évident de faire du scandale.
Le temps n’est pas encore venu d'écrire l’histoire de la mission de
Mgr Couroy au Canada. L’intérêt de la vérité exigera sans aucun
doute que cette phase de nos difficultés re igienses soit racontée el expusée dans son jour entier.
L'évèque d'Ardah est mort avant d'avoir terminé son œuvre, on peul même dire avant de lavo r à peine commencée Une année de plus passée par Son Excellence, dans le pays, eût épargné à l'Eglise et à la mémoire du prélat les interprétations de tous genres que l’école Jibérale-catholijue a, bien à tort, tirées de certains de ses actes et de ses discours. Nous avons eu avec le délégué papal plus derapportsqu’'au cun autre journaliste, nous en som— mes convaincu. Intimement lié à lutte si ardente qui se poursuivait alors entre les catholiques et les ennemis du clergé, nous avons échangé avec Mgr Conry une correspondänre cous.dérable et eu de. nombreuses conversations avec lui.
Sans doute il voulait la prudence:
qui de nous ne la veut? Mais il voulait pardessus tout la liberté de l’ Eglise.
Sans doute, à son arr'vée, il ne croyait pas l’école libérale aussi
dangereuse. aussi hyjocrite, aussi avancée qu'elie Pest Mais à mesure que les faite se déroulérent devant ul, à mesu e que Îles preuves, les documents ini parvinrent, il modifia ses opinions premières, puisées probablement dans les fausses représentations faites à Rome, et auxquelles M. Cauchon contribua, pour beaucoup, en sa qualité de ministre fédéral.
La grande faute d: tactique commise par les catholiques fut de ne pas garder constamment daus la capitale du monde chrétien, un agent capable de déjouer les intrigues, et de tenir les congrégations au cours des événements DAS de notre province.
Quoi qu'il en soit, tous ceux qui ont suivi pas à pas Mgr Conroy dans sa mssion, savent que plus il acquiérait de connaissances sur les faits et gestes de l’écoie libérale, plus il comprenait les dangers de l'avenir. Îl n’avait pas d’expression assez fortes pour ex: rimer ses regrets des contestations pour influence indue.
Il a été fait mention, dans la presse, de démarches prises par M.
Turgeon, du Nouveau-Brunsw:ck, au sujet de la contestation de l’élection de l’hon. M. ‘nglin. On a accusé M. ‘Turgeon d’avoir voulu invoquer, comme motif de contestation, l’influence indue du clergé.
La persistance que l’on met à couvrir du n: m de Mgr Conry les Opinions ies plus anti-catholiques, nous engage à déclarer que, dans la circonstance à laquelle on a fait allusion, Son Excellence fut consultée, M. Turgeon demanda au délégué papal si, en sa qualité de catholique. il pouvait prendre les mêmes procédures que celles suivies à Charlevoix,
Mer Conry., per respect hiérar.
chique, pria M. Turgson de s’adresser d’abo"d à son évêq'ie diocésain, Mgr de Chatam, et de lui communiquer la réponse,
M. Turgeon écrivit à Mer. Rogers.
Voici la réronse du prélat, Elle fui communiquée à délégué apostulique qui y acquiesça.
2 0up Chatham, N. B., le 30 juillet 1877.
O. Turazow, Ecr,, etc.
Cher Monsieur,
En réponse à votre lettre datée de Québec, le 27 jrillet 1877, que j'ai reçue aujourd’hui, me demandant : * Si, selon les doctrines de l'Eglise, vous avez le droit de contester l'élection de l’hono:
rable T. W. Anglin, en l'attaquant devant les tribunaux civils pour cause # d'influence indue *’ exercée par le clergé catholique romain’; j'ai l’honneur de vous dire que les relations de l'Eglise et de l'Etat dans les provinces du Canada, en dehors de la province de Québec, différant quelque pen en pratique de ces relations dans les pays purement catholiqies, l'application rigoureuse des dispositions disciplinaires du droit canonique à la question que vous me soumettez devient assez difficile, en tant que les circonstances du cas qui se présente différent de celles prévues par les canons de l'Eglise qui défendent de soumettre aux tribunaux civils les matières ecclésiastiques.
De sorte que, si vous me consultez quant au droit abstrait que vous pouvez avoir de recourir aux tribunaux civils pour le redressement d’un tort, réel ou imaginaire, commis contre vo: s par un ecclésiastique, je ne pourrais pas définir avec certitude jusqu'à quel point ce droit peut exister ou s'étendre sans avoir par devers moi toutes les circonstances qui entourent le grief dont vous vous plaigrez. Vous remarquerez que le doute