VI
Le temps n’est pas encore venu d'écrire l’histoire de la mission de Mgr Couroy au Canada. L'intérêt de la vérité exigera sans aucun
doute que cette phase de nos diffi- “uités re igienses soit racontée et exposée {anus 30n Jour entier.
L’évèque d’Ardah est mort avant d'avoir terminé son œuvre, on peut même dire avant de l’avo r à peine commenrée Une année de plus passée par on Excellence, dans le pays, eût épargné à l'Eglise et à la mémoire du prélat les interprétations de tous genres que l’école libérale-catholi jue a, bien à tort, tirées de certains de ses actes et de ses discours. Nous avons eu avec le délégué papal plus de rapportsqu’au cun autre journaliste, nous en sommes convaincu. Intimernent lié à lutte si ardente qui se poursuivait alors entre les catholiques et les ennemis du clergé, nous avons échangé avec Mgr Conry une correspondince cous.dérable et eu de nombreuses conversations avec lui.
Sans doute il voulait la prudence:
qui de nous ne la veut? Mais il voulait pardessus tout la liberté de l'Eglise.
Sans doute, à son arr vée, il ne croyait pas l’école libérale aussi
Eu Es
dangereuse. auesi hypocrite, aussi
avancée qu'elle l’est Mais à mesure que les faits se déroulerent devant iui, à mesu e que les preuves, Îles documents Ini parvinrent, il modifia ses opinions premières, puisées probablement dans les fausses représentations faites à Rome, et auxquelles M. Cauchon contribua, pour beaucoup, en sa qualité de ministre fédéral.
La grande faute de tactique commise par les catholiques fut de ne pas garder constamment dans la capitale du monde chrétien,un agent capable de déjouer les intrigues, et de tenir les congrégations au cours des événements religieux de notre province.
Quoi qu’il en soit, tous ceux qui ont suivi pas à pas Mgr Conroy dans sa mssion, savent que plus il acquiérait de connaissances sur les faits et gestes de l’écoie libérale, plus il comprenait les dangers de l'avenir. Îl n'avait pas d’expression assez fortes pour ex:rimer ses regrets des contestations pour Înfluence indue.
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Il a été fait mention, dans la presse, de démarches prises par M.
Turgeon, du Nouveau-Brunsw:ck, au sujet de la contestation de l’élection de l’hon. M. ‘nglin, On a accusé M. Turgeon d’avoir voulu invoquer, comme motif de contestation, l’influence indue du clergé.
La persistance que l’on met à couvrir du n m de Mgr Conrry les opiuions ies plus anti-catholiques, nous engage à déclarer que, dans la circonstance à laquelle on a fai allusion, Son Excellence fut consultée. M. Turgeon' demanda au délégué papal si, en sa qualité de catholique. il pouvait prendre les mêmes procédures que cellas suivies à Charlevoix,
Mer Gonry, par respect hiérar.
chique, pria M, Turgson de s’adresser d'abord à son évêq'ie diocésain, Mgr de Chatam, et de lui communiquer la réponse,
M. Turgeon écrivit à Mgr. Rogers.
Voici la réronse du prélat, Elle fui communiquée a: délégué apostolique qui y acquiesça.
aus A = Chatham, N. B., le 30 juillet 1877.
O. Turazon, Ecr,, etc.
Cher Monsieur,
En réponse à votre lettre datée de Québec, le 27 j'rillet 1877, que j'ai reçue aujourd'hui, me deman:lant : * Si, selon les doctrines de l’Eglise, vous avez le droit de contester l'élection de l’hono:.
rable T. W,. Anglin, en l'attaquant devant les tribunaux civiis pour cause ‘ d'influence indue ”’ exercée par le clergé catholique romain’; j'ai l’honneur de vous dire que les relations de l'Eglise et de l'Etat dans les provinces du Canada, en dehors de la province de Québec, différant quelque peu en pratique de ces relations dans les pays purement catholiqies, l'application rigoureuse des dispositions disciplinaires du droit canonique à la question que vous me soumettez devient assez difficile, en tant que les circonstances du cas qui se brésente différent de celles prévues par es canons de l’Eglise qui défendent de soumettre aux tribunaux civils les matières ecclésiastiques.
De sorte que, si vous me consultez quant au droit abstrait que vous pouvez avoir de recourir aux tribunaux civils pour le redressement d’un tort, réel ou imaginaire, commis contre vois par un ecclésiastique, je ne pourrais pas définir avec certitude jusqu’à quel point ce droit peut exister ou s'étendre sans avoir par devers moi toutes les circonstances qui entourent le grief dont vous vous plaignez. Vous remarquerez que le doute
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