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CHAPITRE VII

Le Clergé dans les luttes politiques

Le Clergé dans les luttes politiques

Quand on considère ce que peuvent être, en réalité, au Canada, la liberté politique, la liberté de la presse, il semble que tout de suite on voie apparaître comme un Mane, Thecel, Phares, les mots significatifs de Mgr Bourget : « Il n'est permis à personne d'être libre dans ses opinions religieuses et -politiques. C'est à l'Eglise à enseigner à ses enfants à être bons citoyens. La liberté (To-pinion n'est donc rien autre chose que la liberté de l'erreur qui donne la mort à l'âme. »

A l'aide de ces paroles (31 mai 1858), on comprend assez tôt l'extraordinaire situation d'un peuple qui se dit démocratique, mais vit, en résumé, en théocratie.

Depuis 1848, le clergé canadien a mis une sorte de virulence et presque de rage à s'imposer à la politique de la colonie. Tout lui a été bon pour écraser les germes d'émancipation chez les Canadiens français et pour réduire ceux-ci à la domestication la plus ahurissante.

Prenons la brochure de M. L. 0. David, parue en 1898, Le Clergé Canadien, sa Mission, son Œuvre.

Véritable écorché documentaire, cet opus-

cule est un fil d'Ariane dans le lai)yrinthe de la politique cléricale au Canada.

M. L. 0, David débute par une solennelle profession de foi, à la mode vénérable des chevaliers du moyen âge :

— « Je crois en Jésus-Christ, fils de Dieu, Dieu lui-même, rédempteur et instituteur du genre humain, » Suivent quelques pages où l'auleur résume les preuves de la divinité de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, avec une légèreté de main, une souplesse de trait qui sont fort réjouissantes. « Cela veut-il dire, argumente M. David, que tous ses membres sont parfaits ? Non ! » On ne saurait mieux écrire ! Il n'en reste pas moins que ce catholique fervent, pratiquant, respectueux du dogme est un témoin irrécusable et très averti. Nous nous permettrons de lui emprunter quelques citations.

L'ingérence du clergé canadien dans le domaine de la politique date, à proprement parler, de l'organisation du parti libéral, après

UAveiiir et le Pays faisaient alors connaître le but et le programme de ce parti qui avait comme chef une des plus hautes figures du parlementarisme d'outre-m.er, Louis-Joseph Papineau.

« Les prêtres, écrit M. L. 0. David, lui déclarèrent une guerre acharnée. Ce n'est pas étonnant. Le nouveau parti était composé de jeunes gens de talent dont les idées trop libé-

raies, trop avancées, devaient nécessairement effrayer une société profondément conservatrice et religieuse. Le souffle de liberté qui passait à travers le monde secouant tous les pouvoirs, tous les trônes, avait pénétré sur nos rivages et agitait les esprits. Le clergé eut peur, il se serra autour du parti conservateur et condamna énergiquement le parti libéral et ses chefs. »

Le crime des libéraux, était de réclamer l'abolition de la dîme, en même temps que les écrits de la presse libérale se prononçaient en faveur de l'abolition du pouvoir temporel du Pape. Double forfait et inexcusable !

C'est à un étrange état d'esprit qu'a abouti le phénomène considérable da christianisme primitif. La religion du fondateur, qui définissait d'une phrase capitale, la distinction absolue entre le spirituel et le temporel, la conscience religieuse et la conviction politique et sociale — Rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, — semble aux temps modernes n'avoir d'autres préoccupations que celles de ses intérêts matériels.

Le catholicisme ne s'émeut plus que devant les restrictions apportées au développement scandaleux et antî-social de ses richesses et de ses biens.

Le libéralisme canadien du milieu du siècle dernier était assurément et largement intellectuel. C'était assez pour que l'Eglise le condamnât. Il éprouva mortellement ses atteintes, et

ne parvint jamais à se reconstituer dans sa virilité et sa noblesse premières.

« La lutte était inégale, constate l'auteur du Clergé canadien. Le parti libéral fut partout repoussé et malgré les efforts qu'il fit plus t^rd pour donner autant de garanties sous le rapport religieux, que le parti conservateur, le clergé resta son ennemi acharné... »

La force aveugle de l'étiquette ne s'est jamais manifestée davantage. Le seul nom de libéral impliquait pour le clergé l'idée d'un programme monstrueux devant lequel il était résolu à ne pas désarmer. Après la confédération, le parti libéral, décimé, humilié, démoralisé, se laissa entraîner aux démarches les plus servîtes près des évêques pour obtenir sinon leurs sympathies, au moins leur neutralité.

« Tout fut inutile ; le clergé resta sourd, immuable dans ses affections comme dans ses préventions politiques et continua d'ostraciser le parti libéral. Des abus déplorables furent commis dans la chaire et même au confessionnal. »

Exaspérés et poussés à bout, les libéraux secouent pour un instant le joug insupportable de leurs adversaires et « se décident enfin à se protéger ». « Des procès retentissants établirent, au scandale du monde catholique, les faits les plus accablants. Les tribunaux furent obligés d'annuler les élections de Charlevoix et de Bonaventure, et de condamner sévère-

ment les abus commis par le clergé dans ces comtés. »

Les libéraux suppliaient en même temps Rome de venir à leur secours et de les protéger contre des abus qui les frappaient dans « leur honneur^ leurs Mens et leurs droits folitiques. »

Rien ne fit : aux élections de 1878, la guerre recommença, plus acharnée, plus haineuse.

« Les libérauïç, voyant que les autorités religieuses étaient impuissantes à les protéger, résolurent de s'adresser encore une fois aux tribunaux. M. Sylvestre, un homme respectable, excellent catholique, avait perdu son élection dans le comté de Berthier, à cause de l'intervention la plus injuste du clergé. L'enquête établit que sur les six curés des paroisses composant le comté de Berthier, cinq avaient publiquement et privément, dans la chaire et au confessionnal, dénoncé le parti libéral comme un parti dangereux, anti-catholique et condamné par l'Eglise ; qu'on ne pouvait voter pour ce parti sans mettre son salut en danger et s'exposer à la privation des sacrements et aux plus terribles châtiments, etc., etc.. L'élection fut annulée pour cause d'influence indue par des juges conservateurs qui décidèrent avec raison que toute violence et intimidation spirituelle ou matérielle était contraire à la loi. »

Mais alors, « pour compléter l'histoire de cette époque, il est bon de dire que les libéraux,

en s'adressant aux tribunaux pour se protéger, s'attirèrent une autre accusation, celle de violer les immunités du clergé... Quelle guerre ! Quelles fureurs se déchaînèrent alors contre les juges, les avocats et les journalistes qui eurent le courage (!!!) de prétendre que les prêtres pouvaient être forcés de respecter autant que les autres hommes les lois qui protègent les droits, l'honneur et la réputation des citoyens. »

Pour se rendre bien compte du rôle joué par les évêques et curés canadiens dans les élections, il faut en arriver à celles de 1896, oii la question des écoles du Manitoba réunit tous les conservateurs et les cléricaux contre l'^n des hommes d'Etat les plus remarquables du Canada français, Sir Wilfrid Laurier.

Mgr Langevin ouvrit le feu. Il mena la campagne avec une furia qui dépassa toute limite. Orateur passionné, il organisait dans les comtés des réunions politiques oix il se servait de son caractère sacerdotal pour terroriser les électeurs.

« Tous ceux qui ne suivent pas la hiérarchie ne sont pas catholiques, disait-il à Montréal, en février 1896. Quand la hiérarchie a parlé, il est inutile pour un catholique de dire le contraire, car s'il agit ainsi, il cesse d'être catholique... Quelle est la société ou le gouvernement qui lui donnera le droit de s'appeler catholique, quand de par mon autorité, com-

me évêque catholique, je déclare que cet homme n'a aucun droit à ce titre. »

« Ces paroles téméraires, dit M. L. 0. David, ont permis à plusieurs députés protestants de proclamer en plein parlement, que de pareils principes sont incompatibles avec la jouissance du gouvernement constitutionnel qui ne peut vivre sans la liberté du suffrage. »

Mais il y a mieux encore.

Le 20 janvier 1896, plusieurs mois avant les élections, sir Wilfrid Laurier, alors « leader » de l'opposition libérale au parlement fédéral d'Ottawa, recevait une lettre du père Lacombe, de la congrégation des Oblats, parlant comme « représentant des évêques du pays », et qui était, sous la forme cauteleuse et hypocrite, dont les cléricaux ont le secret, un véritable chantage.

« Nous ne vous demandons pas de voter pour le gouvernement, mais pour le bill oui doit nous rendre nos droits, ainsi que cela va être présenté dans quelques jours à la Chambre... Je dois ajouter que nous ne pouvons pas accepter votre proposition d'enquête (au sujet des écoles) pour aucune raison, et que nous ferons l'impossible pour la combattre... Si, ce qu'à Dieu ne plaise, vous ne croyez pas devoir vous rendre à notre juste demande, et que le gouvernement qui veut nous donner la loi promise, soit battu et renversé, tout en tenant bon jusqu'à la fin de la lutte, je nous informe avec regret que tout Vépiscopat com-

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me un seul homme^ uni au clergé, se lèvera pour soutenir ceux qui auront succombé en nous défendant... Si vous désirez me voir, et avoir des explications plus détaillées, je serai à votre service, etc., etc. »

Dans la discussion de la loi qui suivit, l'honorable M. Laurier crut de son devoir de mentionner l'ultimatum du P. Lacombe.

« ... Il n'y a pas très longtemps, on m'a dit en haut lieu, dans l'Eglise à laquelle j'appartiens, qu'à moins que je n'appuie le bill relatif aux écoles que le gouvernement préparait alors et qui nous est aujourd'hui soumis, j'encourrais l'hostilité d'un corps imposant et puissant. Ceci est une phase trop grave de la question pour que je la passe sous silence...

« Tant que f occuperai un siège dans cette Chambre... chaque fois qu'il sera de mon devoir de prendre une position sur une question quelconque, cette position je la prendrai, n^on pas au point de vue du catholicisme , non pas au point de vue du protestantisme, niais je la prendrai pour des motifs qui peuvent s'adresser aux consciences de tous les hommes, indépendamment de leur foi, pour des motifs qui peuvent animer thus les hommes aimant la justice, la liberté et la tolérance. »

Renchérissant sur Mgr Langevin, un autre évêque, Mgr Laflèche prononce alors dans la cathédrale de Trois-Rivières un sermon que M. L. 0. David n'hésite pas à qualifier de « digne du temps des guerres religieuses, aussi

fort, aussi violent que s'il se fut agi d'ecxterminer les Albigeois. »

L'évêque détache du discours de M. Laurier, la péroraison que nous avons soulignée et la condamne en ces termes :

« Dans les circonstances, un catholique ne saurait sous peine de pêcher en matière grave, voter pour le chef du parti qui a formulé aussi publiquement une pareille erreur et les partisans qui l'appuient dans cette erreur tant qu'ils n'auront pas désavoué publiquement cette erreur et pris l'engagement formel de voter pour une loi réparatrice acceptée par les évêques. »

« C'est la négation de toute liberté politique, le renversement des principes fondamentaux de la constitution, s'écrie M. L. 0. David. C'était décréter l'infaillibilité d'un évêque ou d'un prêtre, non seulement dans les domaines du dogme et de la doctrine théologique, mais même dans les questions politiques et légales !... Bien plus, Mgr Bégin, archevêque de Québec... adressa à V Electeur une lettre pour le censurer et lui reprocher d'avoir discuté et critiqué les opinions exprimées par l'évêque de Trois-Rivières du haut de la chaire. Or, ce sermon, véritable discours politique, était devenu une arme, un engin de guerre entre les miains des conservateurs qui s'en servaient dans les hustings et dans la presse et le colportaient partout dans leur bagage électoral. »

Et, du jour au lendemain, l'Electeur fut obligé de disparaître ; il est vrai qu'usant d'un

stratagème que connut Louis Veuillot, il reparut aussitôt mais sous le nom du Soleil !

Enfin, Monsignor Marois, vicaire général de l'archevêché de Québec, écrivait le 4 juin 1896 au curé de Saint-Ubalde, M. l'abbé J. E. Rouleau, une lettre oii il était dit :

« Si quelqu'un vous dit : — En dépit de vos raisonnements, j'ai plus de confiance en M. Laurier, et je vote pour son candidat, — cet électeur, à moins d'avoir perdu le sens commun, sera coupable de faute grave et mortelle. Les bons catholiques, les fils soumis de l'Eglise marcheront dans la voie indiquée par leurs évêques, les autres seraient des fils rebelles et suivant la voie de l'iniquité et du péché grave qui sépare de Dieu et nous livre aux puissances des ténèbres. »

« Les commentaires sont inutiles, continue le bon M. David. Ils seraient dangereux même, car il est difficile de lire cette lettre sans perdre son sang-froid, »

Nous serions tentés, quant à nous, de nous égayer un tantinet devant, et cette sombre mercuriale sortie des coffres séculaires du Saint- Office, et cette généreuse indignation où se devine quelque secrète terreur d'enfant fouetté !

Mais il ne faut point oublier que nous sommes ici en Canada, où la puissance cléricale règne victorieusement et où la menace des damnations éternelles est un merveilleux agent de corruption.

Ce qui fait dire à l'auteur du Clergé Canadien :

« Et Von s'étonne d'entendre des protestants et des catholiques s'écrier qu'un homme ne peut être catholique et être Végal des protestants dans un pays libre ! »

L'étonnant serait que devant les faits aussi publics, aussi manifestes, personne ne songeât à conclure de même !

Que la population française du Canada ait été blessée des assauts si brutalement donnés à sa conscience politique ; qu'elle ait, pour la première fois, aux élections de 1896, 'vaincu l'autoritarisme clérical en appelant au pouvoir sir Wilfrid Laurier ; qu'elle ait manifesté sourdement sa lassitude et un commencement d'irritation et que le clergé enfin se soit apeuré, signe avant-coureur des ébranlements futurs, voilà qui demeure dans la logique des choses. Mais ces résultats n'ont pas duré ; d'habiles prestidigitateurs s'en emparèrent pour les manier, les façonner, les triturer... et le public émerv^eillé ne put jamais savoir où ni par où ils étaient passés !

Sir Wilfrid Laurier élu, battit les cléricaux par leurs propres armes. De l'épiscopat canadien, il en appela à Rome, qui, effrayée, dépêcha au Dominion un délégué, diplomate habile, Mgr Falconio, qui sût pacifier les sain-

tes cohortes. Dans la réconciliation touchante qui eut lieu, sir Wilfrid Laurier, chef des Rouges (1), a rosi de plaisir, et ce rose tendre n'a guère attendu pour passer au Bleu (2). Il reste libéral ; la couleur seule a changé. Aimable puissance du Verbe qui résiste à toutes les manifestations du Fait. Le parti libéral presque tout entier suivit son chef et tous de coqueter, de flirter avec les bons évêques qui se résignèrent à ménager la chèvre, pour mieux garder le chou, et qui finirent par répondre aux œillades de leurs nouveaux galants, et par leur faire une place sur le sopha...

Dans le même temps que s'opéraient ces marivaudages, Romie opérait selon sa politique de bascule en couronnant de fleurs M. Laurier et les libéraux, et condamnant au pilori M. L. O. David qui triomphait dans sa brochure !

Le Clergé Canadien, sa Mission, son Œuvre, était soumis à la congrégation de l'Index, et le verdict impitoyable l'expulsait du domaine public, la supprimait chez les libraires, l'interdisait aux âmes pieuses du Canada français !

La profession de foi du chevalier David ne l'avait point sauvé des foudres excommunicatrices. Pas davantage la phrase délicieuse où la pusillanimité le dispute à l'ironie, espérons-le du moins, et où l'énumération de super-

(i) Couleurs des libéraux.

(2) Couleurs des conservateurs.

latifs flagorneurs provoque une douce hilarité :

« Malgré tout, je n'en persiste pas moins à dire que le clergé est de tous nos corps publics, le plus moral, le plus sobre, le plus désintéressé, le plus charitable, le plus digne de confiance et de respect, le plus religieux, le mieux constitué pour faire le bien sur la terre, que la perte de son influence serait un malheur pour la religion, la nationalité et le salut des âmes. »

Voici qui n'est guère flatteur pour les autres corps publics !

Le clergé canadien français a pensé qu'il était en tous cas indispensable pour le salut des âmes — et le sien — de perdre les bénéfices de la brochure de M. David : il l'a tuée !

« Si les chefs de l'Eglise, disait pourtant le malavisé Canadien, entendaient les propos et les commentaires auxquels ces abus donnent lieu, s'ils savaient ce que d-e bons catholiques, des pères de famille irréprochables répètent librement, ils seraient effrayés. Malheureusement, la vérité leur arrive à travers les fumées de l'encens qui les enveloppe ; le respect et la crainte de leur déplaire ou de leur faire de la peine ferment trop souvent la bouche des hommes de bien qui les entourent. »

M, L. 0. David, étant un homme de bien et un Canadien français convaincu, a été trop bavard. Il a déplu, il a fait de la peine. On lui a fermé la bouche.

Ces mêmes manœuvres se retrouvent dans les élections municipales. C'est ainsi qu'à une élection à Montréal, le clergé parvenait à faire battre M. P. Martineau, le protagoniste de l'enseignement gratuit et obligatoire. « On m'a représenté, a-t-il déclaré, dans des circulaires distribuées la veille de la votation, comme un Voltairien et un Renan [sic). On a même été plus loin : on est allé dans des familles où on m'a formellement accusé d'être un franc-maçon et de ne pas vouloir faire baptiser mes enfants. Combien d'électeiirs ont-ils été influencés par ces calomnies ? »

Ainsi se manifeste au Canada français l'esprit libéral du catholicisme romain ; nous le découvrons dans l'enseignement national, l'instruction à tous les degrés, la vie publique, la rue, la tribune, l'association, et jusque dans le domaine de la conscience politique.

La liberté « qui suffit à tout, mais dans un milieu libre », se traîne misérablement dans notre ancienne colonie, à travers une atmosphère pestilentielle d'asservissement et de terrorisme religieux. — Fantôm.e désenchanté, elle se dérobe à la lumière qui ne la reconnaît plus. Mais elle garde une apparence de vie pour servir aux équivoques, aux sophismes, aux mensonges et aux h^'pocrisies de ses adversaires — ceux-là même qui chantent son antienne avant d'entonner le înagnificat de l'infaillibilité et de l'autorité souveraine du pape !

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