‹ Le cléricalisme et l'école: la loi Falloux, mars, 1900Chapitre 29 sur 47 · partie du baccalauréat moderne. Il n'y a donc qu'un seul · texte numérisé non relu

partie du baccalauréat moderne. Il n'y a donc qu'un seul

■ professeur pourvu d'un diplôme secondaire, incomplet, un

' seul qui soit imbu des méthodes et de l'esprit des études

\ secondaires.

; Etonnez-vous qu'après cela renseignement de ces

/ maisons soit médiocre et que la qualité de Tinstruc-

; tion se ressente de l'incapacité des professeurs? La contraire serait pour étonner.

) L'inspecteur d'académie de la Haute-Garonne

^ parle d'un établissement secondaire de Toulouse, le

^ pensionnat Saint-Joseph. Il examine le curriculum

* de la population scolaire :

{ Sur les 58 élèves, dit-il, qui suivaient en 1896-1897 le cours

de seconde (la troisième de nos lycées et collèges), 7 ont / quitté l'établissement à la fin de l'année scolaire, et des .

, 51 qui sont entrés en première, 23 seulement avaient l'in-

^ tention de se présenter au baccalauréat (1" partie) ; les 28

; autres avaient renoncé à se présenter ou n'y avaient jamais

/ songé. Or, le pensionnat comptait 446 élèves au 31 décem- •

I bre 1897. Pour la plupart d'entre eux, c'est donc tout au ^ . plus une école primaire supérieure.

\ Le pensionnat Saint-Joseph a cependant la qualité •

5 et le titre d'établissement secondaire. Seulement, :

inettez en regard le rôle des élèves et le rôle des professeurs. Vous pourrez conclure ensuite :

Dans ce pensionnat, dit le rapport, sur 38 professeurs, il n'y a que 7 bacheliers de l'enseignement spécial, dont la directeur et les deux sous-directeurs ; 3 n'ont que le brevet supérieur et 22 le brevet simple.

Sur trente-huit professeurs secondaires, sept faa- 'cheliers seulement ! Nous ne connaissons pas au juste ce qui &9 passe dans la plupart des établissements cléricaux, et nous sommes incomplètement informés de la valeur de leur personnel enseignant, mais la proportion constatée dans un seul de ces pensionnats nous permet de préjuger la proportion chez les autres.

D'ailleurs, si les congréganistes ne sont pas en état de distribuer l'enseignement primaire faute de professeurs gradués, peuvent-ils sérieusement pourvoir aux exigences de l'enseignement secondaire? Où prendraient-ils des maîtres poui'vus de diplômes supérieurs si leurs maîtres n'osent pas affronter l'obtention des brevets ordinaires? — Il suffit, ce me semble, de poser la question.

Et ce sont ces incapables qui réclament le droit de tenir des écoles pour concourir, disent-ils, à la diffusion des lumières et aux progrès de l'enseignement ! Et ce sont ces mêmes gens qui ont de la concurrence plein la bouche.

De la concurrence, cela ? Dites plutôt de la contre* \ façon. '

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