PEU LE GALLICANISME
ce L'éducation, a écrit un jour Montalembert, ne i.peut être solidement régénérée et épurée que par .des congrégations religieuses; au premier rang, ' il faut placer ces Jésuites qui ont sauvé la foi catholique dans la plupart des pays d'Europe. »
C'est, en effet, le Jésuite qui incarne l'éducation cléricale. C'est lui qu'il faut d'abord bouter hors de l'Ecole. Mais le Jésuite n'est pas le seul. Il faut frapper lEglise tout entière de l'ostracisme qui doit frapper le Gesu.
L'Eglise entière est, en effet, la complice de la Congrégation. Elle ne la renie plus ; elle la couvre. Elle ne l'écarfeg plus ; elle l'appelle. L'Eglise ) vit des Jésuites ; elle vit par eux et pour eux. Entre elle et le Gesu la solidarité est étroite.
Il y a longtemps que Montalembert en avait fait
l'aveu. C'était en 1845, à la Chambre des Pairs, peu
après l'interpellation de M. Thiers à la Chambre
des députés. Montalembert monta à la tribune et
\ proclama, en un discours dépouillé d'artifice, l'al-
/ liance de la Congrégation et du clergé séculier :
On leur reproche, en général, disait Montalembert, d'être
un corps créé pour la bataille. On leur reproche, en outre,
d'être antinationaux, d'avoir un chef à l'étranger. E| bien I
je maintiens que ces deux reproches s'appliquent à l'Eglise
et bien plus encore qu'aux Jésuites. Eh quoi I on reproche
aux Jésuites d'être un corps militant ? Mais qu'est-ce donc
«44jt f/ Jt *ï"6 l'Eglise? Ceux qui ont lu leur catéchisme le savent.
i", .-, On rappelle l'Eglise militante, précisément parce que sa
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