LE CLERGÉ HORS L'ÂCOLB
ïnule des « juridictions ecclésiastiques », supprimées par la Révolution française. Que devient dans cette doctrine notre justice civile ; que deviennent fies lois ?
Art XXXII. — Anathème à qui dira que « Timmunité personnelle, en vertu de laquelle les clercs sont exempts de la milice, peut être abrogée sans aucune violation de Téqulté et du droit naturel... »
Karticle dit son fait à la loi militaire qui a mis aux ^urés le sac au dos.
Art. XXXIX. — Anathème à qui dira que « l'Etat,, comme "7 étant l'origine et la source de tous les droits, jouit d'un i droit qui n'est circonscrit par aucune limite. »
Cet article, par voie indirecte, pose en principe ïa prédominance de TEglise sur l'Etat, puisque H'Eglise se réserve le droit de circonscrire et limiter fies droits de la puissance civile. Que devient tout notre Code ?
. Art. XLIT. — Anathème à qui dira « qu'en cas de conflit légal entre les deux pouvoirs, le civil prévaut. »
C'est la consécration de l'article précédent.
Art. XLV. — Anathème à qui dira que « toute la direction des écoles publiques dans lesquelles la jeunesse d'un Etat chrétien est élevée, si l'on exceple dans une certaine mesure les séminaires épiscopaux, peut et doit être attribuée H l'autorité civile, et cela de telle manière qu'il ne Fojt reconnu à aucune autre autorité le droit de s'immiscer dans la discipline des écoles, dans le régime des «^-ludes, dans la collation des grades, dans le choix ou l'approbation des maîtres ».
I C'est la condamnation de toutes nos lois scolaires, (depuis les lois Ferry jusqu'à la loi Goblet.
\ Art. LUI. Anathème à qui dira que «...la puissance Icivile^peut donner son appui à tous reux qui voudraient Quitter rétat religieux qu'ils avaient embrassé et enfreinklre les vœux solennels ; qu'elle peut aussi supprimer com*
plètement les communautés religieuses... ; attribuer et 1. soumettre leurs biens à raclministration et à la volonté- de ' l'autorité civile ». • '
D'un- ^seul' coup, le Syllabus rétablit les « vœox perpétuels », conteste le droit « d'accroissement », et dispute à la nation la propriété des anciens « biens ecclésiastiques » repris par la Révolution française. v
Art. LXVI. -- Anathème à qui dira que « le sacrement I du mariage n'est qu'un accessoire du contrat civil et peut l en être séparé et que le sacrement lui-même ne consiste que dans la bénédiction nuptiale ». .
Art. LXVirr. — Anathème à qui dira que « de droit naturel le lien du mariage n'est pas indissoluble et que, en divers cas, le divorce proprement dit peut être santîtionaô par l'autorité civile »o.' . . . . -
Il faudrait comparer ces articles aux articles cor-! respondants du Gode, au titre du « Mariage », Com* parez également à la loi sur le Divorce.
Art. LXXVII. -— Anathème à qui dit « qu'à notre époque jl n'est plus utile que la religion catholique soit considérée j^ comme l'unique religion de l'Etat à l'exclusion de tous les autres ».
Mais alors que deviendront les lois qui reconnaissent et protègent les autres cultes reconnus ? ^ Le Syllabus, on le voit de reste, n'est d'un bout i . I à l'autre que le contrepied des Droits de l'Homme i et de nos lois civiles. On abandonne pourtant à un clergé ou à des Ordres régis par ce même Syllabus. et rigoureusement tenus d'y obéir, le droit d'enseignement sous réserve... « de respecter la Cons^titiiiicn et les lois » I . .
J'aurai garde de dégager moi-même la moraîiië j du Syllabus. Pie IX s'en est chargé. Son dernier t article du Syllabus c'est le cri de l'orgueil s'éievant : Bur tous ces cris de malédiction : ^
Art LXXX. — Aaathème à qui dira frae « 1a -i^^Âtif» rr^.
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■> telibéralism© et. la civilisaiion moderne ^ ^msrèê^