‹ Le cléricalisme et l'école: la loi Falloux, mars, 1900Chapitre 45 sur 47 · LE CLERGE DORS L ECOLE · texte numérisé non relu

LE CLERGE DORS L ECOLE

^ Le pontife romain a raison. Aucune rcconcilialion

^ li'c(3t possible entre le progrès, le libéralisme, la fv civilisation moderne et TEglise catholique. De tous î" temps, les transactions qu'on lui a consenties n'ont S été que des leurres. Entre elle et la puissance civile, l il y a un abîme creusé par dix-huit siècles et que ï" les siècles ne combleront oas. Entre le Cléricalisme i et l'Etat, une démarcation existe que rien ne saurait | effacer.

Le législateur s'est préoccupé, en matière dcnseignement, de réserver Tautorité du pouvoir, d'exiger le respect de la Constitution et de ses lois. Comment n'a-t-il pas vu contre ces gens une présomption étroite qu'ils sont les ennemis nés del l'Etat et qu'ils sont incapables de respecter ses lois *\ et sa Constitution ?

C'est cette présomption légale qu'il faudra insérer dans la législation future. Si Ton considère que le droit d'enseigner est un droit régalien ; que l'exercice de l'enseignement est subordonné à une délégation, par conséquent à la confiance de l'Etat, le législateur a le devoir de déclarer que les congre-, gâtions, que le clergé séculier lui-môme, toute l'Eglise, enfin, sont exclus de q>lano de celle confiance. — Il y a longtemps d'ailleurs que l'Eglise s'en est exclue d'elle-même.

L'Eglise entière se trouve unie, dans les doctrines du Syllabus, contre les doctrines modernes et dans les ordres venus de Rome contre les lois républicaines. La République étant remise en possession du droit d'enseignement, le mandat d'enseigner devra- être refusé au prêtre parce que prêtre. Le même fossé doit séparer l'Eglise de l'Ecole, qu/. sépare si profondément l'Eglise de TEtat.

Demain

Page 1