DEUXIEME PARTIE
vGoosle
L'instruction religrieuse à Técole '.
La liberté de conscience, outrageusement violée à l'égard de l'enfant et de l'instituteur, et hypocritement violée, puisque c'était en son nom qu'on prétendait agir; cette liberté de conscience, violée par l'obligation de l'enseignement religieux imposé à tous les- jeunes citoyens, a trouvé enfin un législateur respectueux de ses droits *.
Dorénavant elle régnera dans l'école ; ce qu'on appelle rinstruction religieuse a été mis à part de l'instruction vraie, de l'enseignement des choses démontrables.
Cette séparation absolue s'affirmera par deux signes éclatants : d'abord, ce n'est plus le même fonctionnaire qui donnera l'enseignement religieux et l'enseignement civil; puis, ce n'est plus dans le même bâtiment qu'ils seront donnés tous les deux. (Applaudissements.)
L'instituteur souverain dans son école ; le prêtre libre dans son église; libre... même d'y crier au martyre. {Rires et applaudissements,)
Cette séparation évitera les difficultés, les pressions,
i. Vînstruction religieuse dans VÉcole, conférence faite au Cirque d'Hiver le 28 août 1881 (1 brochure in-18; Alcide Picard etKann, éditeurs).