‹ Le cléricalisme, questions d'éducation nationale;Chapitre 5 sur 28 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

qu'elles l'aideraient à désorganiser les institutions et à ruiner l'esprit de la Révolution française.

Paul Bert les montre à l'œuvre, surtout celle des jésuites. Il produit des faits, il cite des paroles, il analyse des écrits, d'où ressort la conspiration de tous ces moines et religieux contre la France nouvelle, contre l'État laïque. Cette démonstration éloquente et forte pourra être utilisée sans y presque rien changer, et en y ajoutant seulement les griefs d'hier, par les orateurs qui demanderont aux républicains de 1900 de revenir à la mesure de défense sociale qu'avaient prise les monarchistes de 1790.

C'est surtout l'enseignement congréganiste qui est dénoncé dans les pages qui composent ce volume. On le verra : Paul Bert n'hésite pas à conclure, des faits authentiques qu'il rapporte, que c'est un enseignement irrationnel, immoral, antipatriotique, qui atrophie et déforme les esprits.

Mais, qu'elles enseignent ou non, il demande qu'on les supprime toutes, ces congrégations religieuses. S'appropriant le projet d'un de ses collègues, il propose de restituer aux donateurs et aux religieux actuellement vivants ce qu'ils ont apporté, d'attribuer des rentes viagères aux moines et aux nonnes dont les couvents ont été supprimés. Du reste, les biens des congrégations seraient confisqués et attribués au service national de l'instruction publique.

Ce retour à la politique de la Révolution semblait à Paul Bert indispensable pour que notre république démocratique pût enfin s'organiser. Il lui paraissait absurde de laisser se développer dans notre société

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