STATIONS
Total.
Jours de pluie.
ËquateurTilIe .
NoaTdle-InTen .
Mobeka . . .
Basoko . . .
Ibembo . . .
Enguettra . .
Ojabbir . . .
Libokwa. . .
Bâta ....
N'Guforu . .
18JS 188 :i 189i jl896 Il897
N. B. Le total entre parenthèses ne représente que onze mois. Les autres totaux s'appliquent année entière, commençant soit à janTÎer, soit à un mois quelconque formant le début d'une série plète et ininterrompue de douze mois.
Eau recueillie.
KoareUe-inTcn
basoko
Yakoma .
Ibembo .
(i2ft) aune
COffl-
Si le Soleil, en enlrainant le Clovd-Ring avec lui, exerce une influence sur la répartition des pluies, une cause locale très importante intervient pour modifier cette influence et rendre le régime pluvial sensiblement uniforme pendant toute Tannée.
En s'éeartant de Téquateur et en se dirigeant vers le nord, on ne retrouve I» même succession des saisons que dans le bas Congo. Malheureusement, les observations nous manquent pour apprécier exactement la différence qui existe entre les deux régions, et nous en sommes réduits à nous baser sur des données générales, auxquelles nous ne pouvons accorder qu'une valeur relative.
A Yakoma, les mois de mars à novembre sont pluvieux, mais nous manquons d'indications pour les autres. Il est vrai que quelques stations voisines nous donnent de quoi les compléter. Si nous envisageons ce qui se passe à Ibembo, Enguettra, Djabbir, Libokwa, Buto et N'Gufuru, nous pouvons aflSrmer que dans cette région il n*y a pas de saison sèche; car nous ne supposons pas que Ton veuille donner ce nom à une période de trois ou quatre semaines au plus,, exemptes de pluie, que Ton rencontre parfois en janvier. Sur cinq de ces postes, quatre ont constaté un à trois jours pluvieux, un seul n'en a pas, tandis qu'en février nous trouvons jusque huit jours de précipitation, avec une moyenne de quatre jours et demi par poste. Cette moyenne se maintient sensiblement la même en mars, mais à partir d'avril elle augmente, et l'augmentation ne s'arrête qu'aux mois des fortes averses, cest-àdire d'août à novembre, où nous observons assez communément plus de vingt jours pluvieux. Alors, brusquement, survient une diminution qui fait de décembre le mois de transition. On a une tendance i en faire un mois sec, et cependant nous y trouvons de quatre à onze jours de pluie, avec une moyenne de sept pour les six postes d'observations. Dans de telles conditions, on doit réellement considérer l'année comme entièrement pluvieuse, avec une saison de moindres pluies allant de janvier è fin mars.
Il suffit, pour s'en convaincre davantage, de jeter un coup d'œil sur le tableau du régime de l'Arruwimi, dressé par le D'' Dupont, et sur le diagramme représentant les changements de niveau de TUbanghi à Yakoma, construit d'après les relevés du D' Brackman. Ces deux rivières drainent des régions de riiémisphère nord et subissent une baisse manifeste pendant ces quatre mois, tandis que pendant les autres leur crue est régulière. Par son régime des pluies, cette région se rapprocherait donc de Lussambo, en ce sens que la saison sèche y serait de très courte durée.
Sans doute, la prédominance de la bague nuageuse dans Thémisphère nord peut expliquer cet état de choses; cVsl là une hypothèse très logique, nous l'admettons, mais il y a pour nous une cause plus importante, c'est la présence de la grande forêt occupant le nord. Test et le centre de TÉlat du Congo.
« La zone équatoriale des pluies est la région ou règne presque exclusivemcni > la pluie « convective » ; les régions forestières du Brésil, de l'Arruwimi dans
• l'Afrique centrale, de l'Archipel malais, et la vallée supérieure d'A^sam dans
• l'Inde se trouvent dans cette zone. Il y règne des vents légers et l'humidité » évaporée par la surface est précipitée avant d'être emportée au loin. Sous
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