I.i; PRIEUR ul'un airentcnau
Oh! sois sans peur, mon fils, je serai là...
Il soit, DoM Balthazar court vers Do.m Marc, qui, de loin, depuis un instant, les épiait.
nOM l'.AI.TllAZAK
Mon frère Marc, sais-lu que- je m'en vais renaître: Qu'un nouveau jour va dissiper ma nuit Que je serai, bientôt, comme autrefois, celui Que tu aimas...
DOM U\RC
Tu n'as jamais cessé de l'être.
Tu n'as jamais démérité de nous...
DOJI nAI.THAZAIC iJevenant snmbrc ilf nnuve.nu)
Tais-toi, .l'ai la honte de vivre encor et de te croire.
DOM MARC
(Quoique tu fis, moi, j'ai si grande foi Fin ta vertu profonde et si longtemps notoire...
DOM BALTHAZAR
Tais-toi! Tais-toi 1 ne me dis rien, avant Que je sois pur !
DOM MARC
Mon pauvre frère et maître, Que suis-je ici, sinon un simple enfant; Mais tout mon être
Vole vers ton malheur et ton tourment, Dont )"ignore la cause, Pour qu'en mon cœur, tu les déposes!
Je ne suis rien, mais j'ai deux mains, Pour les joindre; j'ai deux genoux.
Pour les plier et les user, devant les saints ; J'ai toute mon àme, qui te proclame L'ensemenceur d'amour de mon cœur fou.
Ma bouche et son ardeur pour toi jamais ne chôment Je t'aime autant que Dieu peut le permettre aux hommes ; Je veux, pour moi, ton mal ; je veux ta croix ; Je veux que ta douleur pénètre en moi. Avec toutes ses dents de violence, Je veux, à travers moi, les coups de lance Qui t'assaillent et te perforent, toi !
IH)M liAI.THAZAIv
Enfant !