SCÈNE VII \ 'r>q irAt
PACOME, CATHERINE,
PACOME.
Catherine! ohl mon père l'a bien deviné, vous ne m’aimez pes. ,uj,,p tint ...yldm-jj"-
LE CLOS-POMMIER
Moi, Pacôme; mais n’êtes-vous pas mon mari? Avez-vous donc quelque chose à me reprocher?
PACOME.
Au contraire, et c’est là précisément ce qui m’enrage! Tu es bonne, parfaite, charmante envers tout le monde. .. excepté envers moi, ton mari... que tu ne tutoyés même pas. C’est au point qu’un étranger qui passerait, ne voudrait jamais croire que tu es ma femme.
CATHERINE
Voyons, Pacôme, je tâcherai... calme-loi... je tâche...
PACOME.
Merci... car je vois bien que c’est à ton cœur défendant... De la résignation, voilà toui. Du reste, ça a commencé dès le premier jour de notre mariage. Tu étais pâle comme une morte... et c’est comme une morte que tu t’es donnée à moi... Dès le lendemain je t’ai vue serrer dans l’armoire tous les bijoux, toutes les choses un peu cossues que je l’avais données, et depuis ce jour-là, même les dimanches, jamais je n’ai pu te décider à les remettre, jamais!
CATHERINE
Je ne vous ai pas apporté de dot... est-il juste que je me pare de si beaux ajustements.
PACOME .
Oui!... puisque tu es ma femme... madame Pacôme Hennebaut... la plus riche de tout le pays... Mais vois donc les autres! Une femme se fait brave et réjouissante à l’œil, quand elle est fière de son mari, quand elle veut lui plaire, quand elle l’aime!
CATHERINE
Eh bien, soit! je vous le promets, sitôt la fin de mon .deuil.
Mais, c’est aujourd’hui même qu’il se termine.
, CATHERINE
Un peu de patience encore, mon ami?
PACOME.
Dimanche prochain?
CATHERINE
Oui...
PACOME.
A la bonne heure! Et ça se trouve à merveille... hier... à la ville... je t’ai acheté ces brimborions, (il lai donne une boîte.)