‹ Le club des Jacobins de MetzChapitre 2 sur 11 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Constitution de la Société. Premiers discours et premiers actes. Propagation des réformes de la Constituante. Lutte contre le marquis de Bouille.

Nous ignorons à quelle date exacte se réunirent les premiers citoyens qui formèrent la Société des amis de la constitution de Metz. En l'absence de tous documents précis, on peut tout au plus supposer que ceux qui créèrent la Société étaient les mêmes que ceux qui avaient organisé à Metz le mouvement démocratique destiné à faciliter Téleclion de Rœderer aux Etats Généraux en remplacement de Magean. Les liens que Rœderer eut dès le principe avec la société et rinfluence dont il y jouissait sont des preuves qui corroborent cette supposition. Au l*'^ avril 1790 en tout cas, l'organisation de la société était assez avancée pour qu'elle put élaborer un règlement définitif (1).

Les considérations qui précèdent les statuts, si on s'en tient au texte même, nous montrent leurs auteurs comme des hommes sages et modérés, désireux d'arriver à une conception plus nette de la vérité par la mise en commun de leurs lumières et de leurs talents. On y chercherait en vain l'expression de senti-

(1) Voir ce règlement dans les places JnsUilcatiTes.

ments de haine ou de malveillance envers les personnes ou les institutions. Il n'y est question que d'estime réciproque, de confiance et d'amitié devant aboutir à la félicité publique et au bonheur de l'humanité. Il est bien entendu cependant et la chose est dite formellement, que ceux qui se réuniront à la Société « doivent être propres à répandre les principes de rassemblée nationale » et à se vouer « à l'exécution de ses décrets » et « qu'ils respecteront la dignité de l'homme et connaîtront ses droits ».

Un paragraphe cependant nous laisse entrevoir que les organisateurs de la société populaire n'ont pas rintention de seulement planer au-dessus des événements en laissant à d'autres le souci et l'honneur des fonctions publiques. Il est question en effet de ne pas refuser l'entrée de la Société à « ceux qui voyant les richesses de l'Etat et les honneurs qu'il dispense devenus là proie d'une certaine classe de citoyens se contentaient d'en gémir en secret ». Mais qui entendon désigner par ces mots, quels sont ceux qui, à cette époque, détenaient comme une proie les richesses de l'Etat ? Ce ne sont sans doute pas les anciennes classes privilégiées, qui à cette date avaient déjà renoncé à leur situation de faveur ou s'en étaient vues dépouillées. Il s'agit bien plutôt de cette haute bourgeoisie qui avait accueilli avec faveur une révolution qui avait eu pour conséquence d'abaisser la dernière barrière qui la séparait de la noblesse, mais qui prétendait garder la situation prédondérante qu'elle avait dans le pays. Les hommes de cette classe tenaient

maintenant de Télection ce qu'autrefois on tenait de la faveur du roi, les fonctions municipales et surtout départementales leur étaient échues, ils se considéraient comme à leurs places naturelles et regardaient d'un mauvais œil ceux qui prétendaient leur contester ce droit. Nous verrons plus loin ce que firent ces hommes pour s'opposer au progrès de la révolution et quelles luttes s'engagèrent entre eux et la Société populaire.

Si nous passons à Texamen des statuts, noufi voyons qu'ils se rapprochent beaucoup de ceux de la Société de Paris, à laquelle d'ailleurs celle de Meto se déclare affiliée (1). C'est le même souci que dans la Société mère d'empêcher des individus d'acquérir une autorité prépondérante sur leurs collègues en rendant aussi courte que possible la durée des fofïÇrtions de président et de secrétaire. Pour empêcher qu'un membre ne puisse se prévaloir de la faveur avec laquelle il a été accueilli, il est établi qu'on ne pourra être présenté par plus de 3 membres et que l'acceptation du candidat ne sera soumise au scrutin qu'en cas d'opposition.

La Société était ouverte à tous, mais le paiement d'un di'oit d'entrée de 6 livres et d'une cotisation mensuelle de 24 sols était une condition que ne pouvait peut-être pas remplir tous ceux qui étaient épris du désir de propager la constitution. Aussi voyons-nous

(1) Ce renseignement est important cai* la liste la plus ancienne des sociétés affiliées aux Jacobins de Paris ne remonte pas au-delà du 7 mars 1791. Nous avons ici la preuve que la Société de Metz était d^à affiliée au l'-^ avril 1790. -^ -,

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qu'à côté des membres de la Société proprement dits il y avait les auditeurs ou « citoyens des tribunes » qui ne payaient pas de cotisations et écoutaient les discussions sans y prendre part. C'était surtout sur H ces citoyens des tribunes » gens simples et sans instruction, que la Société prétendait agir en leur expliquant les avantages de la nouvelle constitution et eh cherchant & en faire de véritables citoyens.

L'examen de quelques pièces de cette époque émanant de la Société nous fera mieux voir qu'elles étaient ses opinions et ses tendances.

Nous avons d'abord, de 1790 mais sans indication de mois, un discours adressé aux soldats (1) pour les engager à respecter les lois et la tranquillité publique. Il est plein de cordialité et débute ainsi : Braves soldats et frères d'armes ! La France régénérée par des lois justes et bienfaisantes ne doit voir en vous que des citoyens paisibles. » L'auteur fait son possible pour démontrer aux soldats qu'ils participent aux bienfaits de la nouvelle constitution et que toute atteinte à la discipline serait un crime contre la nation. L'armée, les troupes de ligne surtout, avait en ce moment fort besoin de pareils conseils. Entendant parler autour de lui de liberté et d'égalité, le soldat supportait plus diflicilemont les rigueurs de la discipline et les nécessités de la hiérarchie. Bouille [en était réduit, de s )n propre aveu, pour attacher les soldats à leur service, à exciter leur jalou-

(1) Adresse des amis de la consUtuiion de Metz aux troupes d» ligne. A Metz de rimprimerio Claude Lamort.

sie contre les civils. Il semblait donc qu'on ne pouvait les empêcher de haïr leurs chefs qu'en les invitant à détester le bourgeois, deux sentiments également préjudiciables â la tranquillité des garnisons. L'affaire de Nancy devait montrer quelle tournure pouvaient prendre les événements dans de pareilles circonstances. La Sociélc nous apparaît donc ici comme une gardienne soigneuse de Tordre, collaboratrice dévouée des autorités constituées.

Une autre pièce datant de la même année nous montre la Société faisant de la propagande en faveur de la nouvelle organisation du clergé. « Les déclarations d'un curé(l) » que la Société fit réimprimer à ses frais, soit qu'elle manquât d'orateurs capables de mieux traiter la question, soit que ce discours jouit alors d'une véritable réputation étaient l'œuvre de F. H. Laurent, curé d'Huillaux, député de l'Allier.

C'est l'exposé des arguments, développés communément alors, pour défendre l'œuvre de l'Assemblée nationale et faire accepter la constitution civile du clergé. Celle-ci, disons-le, avait peu de succès à Metz comme d'ailleurs dans le département, elle était mal vue de la partie vraiment religieuse delà population et les prêtres qui l'avaient acceptée ne se maintenaient que grôce à l'appui des autorités (2). Ceux plus

(1) Déclaration d'un curé, membre de l'Assemblée nationale, sur la constitution du clergé, réimprimé aux frais de la Société des Amis de la constitution de Metz. S. d. Metz, Lamort, 16 paiges.

(2) La situation religieuse dans le département à cette époque est exposée dans le livre récent de Floranges intitulé : Francin, évéque de Metz. Paris, Gtiampion, 1905.

nombreux qui avaient refusé de se soumettre conti nuaient à exercer leur ministère; la proximité de la frontière et l'appui secret des autorités départementales leur facilitaient cette tâche. Le jour où la Société populaire de Metz décida l'impression du discours de Laurent, elle se crut apte sans doute à trancher les questions religieuses, car elle déclara « que le curé, qui l'avait composé, était aussi bon citoyen que chrétien éclairé. »

Malgré ce que nous avons dit ou supposé plus haut des sentiments de la Société envers les hommes alors en fonction, il semble bien (|u'elle ne se trouva pas, dès les premiers temps, en but à leur animosité. Le corps municipal en particulier eut même à l'origine en elle une alliée lorsqu'il s'agit pour lui de faire reconnaître par le peuple et par les partisans de l'ancien régime son autorité de corps élu. L'assemblée municipale se rapprochait d'ailleurs de la Société par le caractère démocratique de son élection et la publicité de ses séances. On n'en pouvait dire autant de l'administration départementale, à la tête de laquelle était placé le baron de Hunolstein, qui conservait dans sa tenue un peu de cette hauteur rappelant l'ancien régime et dont les membres appartenaient alors aux éléments les plus modérés du pays. Le marquis de Bouille confond dans les mêmes anathèmes les clubs et les municipalités ligués contre lui, tandis que, parlant d'une tournée qu'il fit vers la fin de l'année 1790 dans les départements frontières, il déclare qu'il en trouva presque tous les administra-

leurs franchement royalistes (1). Leur tournure d'esprit et leur attitude équivoque excitaient en tous cas l'inquiétude de la municipalité 'aussi bien que de la Société populaire. A la date du 4 novembre 1790 une députation de 10 citoyens vont apporter au conseil général du département de la Moselle une pétition signée de 150 noms pour demander la publicité des séances. Appuyée par la municipalité, la proposition fut rejetée par les membres de l'administration départementale qui se retranchèrent derrière leur défaut de compétence (2).

ir parait aussi que la Société des amis de la constitution trouvait en face d'elle une propagande opposée à la sienne. Dans sa correspondance avec la Société de Paris, elle parle d'une horde monarchique dont les efforts tendent, à Metz comme à Paris, à faire naître des troubles. La Société est là heureusement qui les empêche de se réunir et porte une surveillance active sur toutes leurs démarches (3). Une autre fois elle fait allusion à des écrits incendiaires qui auraient été envoyés à Metz par le Club monarchique de Paris (4).

La position de Metz à la frontière et sa qualité de forteresse lui créaient une situation spéciale qui n'était pas sans influer sur son développement politique. Alors que dans d'autres parties de la France, on avait

(1) Mémoires de Bouille.

(2) DélibéraUons du conseil général du département de la Moselle. Séance du 4 novembre 1790.

(3) AuLARD. La Société des Jacobins. Séance dull avril 1791.

(4) A-uLARO. La Société des Jacobins. Séance du 13 avril 1791.

vu disparaître avec l'ancienne division du territoire ceux qui sous le nom de gouverneurs et d'intendants représentaient le pouvoir absolu du roi, les pays frontières avaient vu les chefs militaires maintenus sous un autre nom à la tète des troupes et au commandement des territoires. Ces hommes gardaient de leurs anciennes fonctions et de leurs traditions de famille des préjugés qui mettaient obstacle à une bonne entente avec les administrateurs locaux, nommés désormais à l'élection.

Celui qui commandait à Metz était le niarquis de Bouille, autrefois commandant de la provincedes trois évèchés, devenu dès lôrs général en chef de Tarmée de Meuse, Sarre et Meurthe. Il avait fait la guerre d'Amérique, mais n'en était pas revenu comme La Fayette avec le désir ardent de propager dans son pays les principes de ceux pour lesquels il avait combattu. Son opposition au nouvel ordre de choses était fondée moins sur le regret de privilèges, dont il voyait lui-môme l'abus, que sur son dévouement et son respect pour le roi . Il ne comprenait pas que le roi put concéder quelques droits au peuple sans se diminuer lui-même. Ses opinions personnelles semblent se résumer dans la réponse qu'il fit un jour h Emmery : « Je ne suis ni aristocrate, ni démocrate, je suis royaliste, obéissant à votre constitution que je trouve détestable parce que le roi l'a reconnue ; mais si le roi s'en détachait, je l'abandonnerais avec lui (1).))

(1) Mémoires du marquis de Bouille. Tome II, page 30.

Les clubs, les Jaoobins en particulier, trouvèrent toujours en lui un ennemi acharné. « Les anarchistes et les Jacobins, nous dit-il, m'ont appelé un lâche et un infâme^ les constitutionnels un parjure... j'ai méprisé les premiers qui sont des scélérats ou des fous (1) ». Les clubs de leur côté, devinant quel adversaire implacable ils avaient en face d'eux, faisaient tout leur possible pour diminuer son autorité aux yeux du peuple et des soldats. <( A Metz, dit-il, j'étais toujours tourmenté, j'avais des querelles avec la municipalité et avec le club patriotique qu'excitait le peuple contre moi (2) ».

Si Bouille était tourmenté par la municipalité et le club patriotique, il faut dire qu'il faisait pour cela tout ce qu'il fallait, en s'opposant de tout son pouvoir à l'extension des idées révolutionnaires dans les limites de son commandement.

Gardien des arsenaux, il se prêta de mauvaise volonté à l'armement de la Garde nationale, prescrit cependant par une loi, et ne consentit à armer que la partie de la population dont il craignait le moins les excès démagogiques. Usant de son autorité de commandant en chef des places fortes, il traita en ennemies les délégations de gardes nationales venues des environs et leur refusa l'entrée de la ville. A plus forte raison s'opposa-t-il de tout son pouvoir à ces fédérations, où l'on voyait fraterniser non seulement les gardes nationaux, mais aussi les troupes de ligne'.

(2) Mémoires du marquis de Bouille. Tome II, page 8.

(3) Mémoires du marquis de Bouille. Tome II« page lao.

La fidélité à la nation était pour lui un mot vide de j sens et ses troupes prêtèrent le serment de fidélité exigé par la loi sans que lui-même consentit d'abord à se soumettre à cette obligation . Mais les protestations de la Société populaire furent tellement fortes à cette occasion, leur écho si considérable, qu'il dut enfin céder et prêter à deux reprises ce sermentqu'il considérait comme un sacrilège (1). Encore ne le fit-il que sur les conseils du ministre de la guerreM.de la Tour du Pin, son ami, sur Tinvitation personnelle du roi et dans l'intérêt du but qu'il entendait poursuivre.

Ce but qui était le rétablissement de la royauté dans ses droits antérieurs, Bouille ne pouvait l'atteindre que s'il conservait autour de lui une armée dévouée à sa parsonne et à celle du roi, rebelle aux idées de la nation. La société populaire s'appliqua de toutes ses forces à entraver dans ses efforts le marquis de Bouille et on peut dire qu'elle y réussit.

La tâche dès l'abord n'était pas facile. Pour éviter l'influence que pourrait avoir surTesprit des troupes un séjour trop prolongé dans la même ville, Bouille les faisait changer fréquemment dé garnison. Il cherchait à entretenir chez les soldats cet esprit de corps qui les fait se considérer comme une caste au- dessus du reste de la nation et leur donne le mépris de ce qui vient du civil. Il réussit pendant un certain temps: « J'étais resté constamment, à Metz, haï du peuple,

(l)'Ce serment était ainsi conçu. « Je jure d'obéir à la nation, à la loi et au roi, de reconnaître la Constitution et de ne pas agir contre le peuple sans y être requis par les magistrats . »

dit-il, mais assuré de la confiance de mon armée, car j'avais entretenu la jalousie contre les bourgeois et le mépris pour la populace (1) ».

Mais la force des idées nouvelles était trop grande pour qu'elles ne parvinssent pas à franchir une pareille barrière. Le soldat se sentait les mêmes aspirations que le citoyen et il fallut bientôt^une interdiction absolue du généi^al pour empêcher les soldats de se précipiter en foule aux séances de la Société pop ulaire, où on les invitait. Cet ordre fut respecté jusqu'au jour où Duportail, nouveau ministre de la guerre, leva Tinterdiction de Bouille. C'en fut fait alors de l'isolement dans lequel certains auraient voulu voir demeurer Tarmée, et la propagande de la Société put se donner libre cours.

Les soldats ne se contentaient pas d'assister dans les tribunes et comme simples auditeurs aux séances de la Société, plusieurs en devinrent membres et y prirent à l'occasion la parole, comme le maréchal des logis Beffroy dont le discours fut jugée digne de l'impression (2). I) n'y a pourtant rien de particulièrement remarquable dans ce discours qui débute ainw : Soldats citoyens, un ami de la constitution, un soldat comme vous, vient épancher son cœur dans le vôtre » et roule sur la concorde et l'amour de la patrie»

(1) Mémoires de Bouille, Tome I, p. 100.

(2) Discours prononcé à une des séances publiques des amis delà constitution établis àMetz par François Geneviève Beffroy^ Maréchal des logis en chef au 12""' réj^lment de dragons ci-devantArtois, membre de ladite Société. A Melz cliez Claude Lamort 1791. (Bibl. mnn. de Nancy, n* 14512 du fonds lorrain);

Mais la date de ce discours est à noter ;il est du 8juin 1791 peu de jour avant la fuite de Varennes.

Lorsque le départ du roi, organisé par le marquis de Bouille, se produisit, l'œuvre des sociétés populaires dans Test était assez avancée pour que la nation n'eut plus à craindre de voir l'armée se dresser contre elle. Bouille qui avait 'conservé contre la Société populaire de Metz une rancune dont celle-ci se serait honorée, la raille dans ses Mémoires du soin qu'elle prit de lui fournir une excuse pour rassembler des troupes. En effet le club patriotique et la municipalité de Metz, inquiétés par les mouvements des émigrés et de leurs alliés à la frontière, s'étaient adressés à l'Assemblée pour obtenir qu'on prit des mesures de défense ^plus effectives : « Cette démar» che, dit Bouilléj'me facilita les moyens de rassembler des subsistances, des munitions de guerre, de Tartillerie, des effets de campement à Montmédy et de placer quelques bons régimentsdans les environs (1)». Ce qu'il faut ajouter, c'est que ces troupes si bien disposées se refusèrent au rôle qu'on voulait leur faire jouer et que plusieurs, invitées à manifester leur attachement au roi, répondirent par le cri de : « Vive la nation ». Tandis que le roi était reconduit à Paris par ses sujets devenus ses gardiens, Bouille gagnait rapidement la frontière, exposé aux coups de fusils des soldats qui l'avaient reconnu comme leur général tant qu'il avait été fidèle à la nation et à la loi.

(1) Mémoires de Bouille. Tome II, page 45.

L'échec des projets du marquis de Bouille et son départ définitif furent pour la Société populaire de Metz Toccasion d'un double triomphe. On reconnut combien ses prévisions avaient été justes et combien son acharnement contre Bouille était justifié. Trop d'autres dans le peuple et même parmi les administrateurs s'étaient laissés prendre aux déclarations trompeuses, à la prestation du serment de ce dernier défenseur de la royauté. En même temps que le prestige de la Société augmentait, les honneurs vinrent pour la première fois vers elle. Dans le désarroi produit par cette situation bizarre â'nn pays gouverné en 4roitpar un roi fugitif^ les administrateurs du distriet et du département se réunirent pour aviser aux me^re» à prendre et la Société fut invitée à envoyer des déléguera cette conférence (1),

II) Cette colUU)9ratioa e^t rappelée p^r la Société dao» s* pé* iition du 14 mars 1792 à TAssembiée, dont nous parlerons dans le chapitre m.

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