‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 201 sur 343 · RAT · texte numérisé non relu

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vivant contenant du sang, il est évident que nous recevons, à la fois, le corps et le sang de Jésus-Christ, en communiant même sous Ja seule espèce du pain. Les fidèles qui communient seulement sous l’espèce du pain, reçoivent donc Jésus-Christ tout aussi bien que le: prêtres, qui communient sous les deux espèces du pain et du vin, parce qu’il est tout entier sous chacune des espèces. Aux premiers jours du Christianisme, les fidèles ne communiaient que sous une seule espèce. Un peu plus tard, la réception des deux espèce se généralisa pour les fidèles comme pour les prêtres. Mais comme il en résultait de graves inconvénients, l'usage de communier sous l'espèce du vin s’abolit peu à peu ; et, au douzième siècle. la coutume de communier sous l'espèce du pain seulement était presque universelle, Enfin, en 1414. au Concile de ('onstance, l'Eglise défendit expressément de donner le calice du sang de Jésus-Christ aux laïques et aux prétres ne célébrant pas: 1° à raison du danger de répandre par terre le précieux sang ; ce qui, malgré toutes les précautions. était à peu près inévitable , 2° à raison du dégoût de certaines personnes pour le vin ; 8° à raison de la diffculté de se procurer une assez grande quantité de vin, dans beaucoup de pays où il est rare ou qui n'en produisert pas , 4° pour réprimer l’erreur de ceux qui prétendaient que le sang de Jésus-Christ n’est pas dans son corps.sous l’espèce du pain. Cependant, comme pour conserver un vestige de l’ancien usage, l'Eglise permet encore aujourd’hui de communier sous les deux espèces, en certaines circonstances extraordinaires,

258.-Jésus Christ est-il tout entier sous l'espèce du pain et tout entier sous l'espèce du vin ?

-—-Oui, Jésus-Christ est tout entier sous l'espèce du pain et tout entier sous l'espèce du vin; il est même tout entier sous chaque partie de l'une ou de l’autre espèce.

Lorsque Notre-Seigneur en instituant la sainte Eucharistie, a dit: Ceci est mon corps, il entendait parler de son corps tel qu’il l’avait. Or, dans le moment qu’il parlait il était vivant. C'était son corps, son sang, son â ncetsa divinité. Ainsi le corps est dans ls calice, le sang dans l’hostie, et l’âme et la divinité, qui leur sont inséparablement unies, se trouvent sous chaque espèce.

Il est même tout entier sous chaque partie de l’une ou de l’autre espèce, à peu près comme l’âme est dans notre corps et dans chaque partie de notre corps. Alors même qu’on diviserait et subdiviserait les saintes espèces en très petites parcelles, Jésus-Christ s’y trouverait toujours présent tout entier. On peut expliquer, jusqu’à un certain point, cette indivisibilité du corps de Jésus-Christ, par la comparaison d’un miroir. Si on taille la glace d’un miroir en une infinité de morceaux, on ne découpe pas pour cela le visage de celui qui s’y trouve représenté, et que l’on.voit pareillement tout entier dans chaque pièce du miroir après qu’il a été morcelé.

259.—Que reste-t-il du pain et du vin, après que leur substance a été changée

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