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sera guérie, et il prend le corps et ie sang de Jésus-Christ.
Avrès la communion du prêtre, a lieu celle de: fidèles. Il ouvre alors le tabernacle, fait la gcnuflexion, tire le ciboire, le découvre et fait une seconde génuflexion. Avec chaque hcstie qu'il distribue il fait un signe de croix au-dessus du ciboire, en disant: Que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde votre âme pour la vie éternelle. Quand il a fini de donner la comm anion, le prêtre remonte à l’autel, ei renferme le civoire dans le tabernacle devant lequel on doit constamment entre'enir une lampe allumée. Ayant pris les ablutivns, il récite la communion, les oraisons de la Post- Communion, ainsi que quelques autres prières, puis il donne la bénédiction au peuple, si la messe :e comporte, et termine en récitant ordinairement l'Evangile de $S. Jean.
Les postures que prend Ile prêtre, les divers tons de voix dans la récitation des prières, les signes de croix. les génuflexions. les inclinations, sont des cérémonies dont la répétition est très fréquente durant la messe, et sont prescrites par l'Eglise. Le célébrant à l’autel représente Jésus- Christ et les fidèles ; et comme tel, il se tient debout. IL y est aussi comme homme, et en cette qualité, il s’'humilie, s'incline, se prosterne, tient les mains jointes, étend les bras et élève les yeux au ciel. Tout ce qui est récité à haute voix ou à voix médiocre sert à instruire les fidèles. Plusieurs parties de la sainte messe se récitent à voix basse, le silence s’accordant très bien avec la sainteté de nos mystères, et renfermant quelque chose de majestueux. Les signes de croix rappellent de la manière la plus expressive que
la messe est le renouvellement du sacrifice du (‘alvaire. Les génuflexions sont des actes d’humilité, et quand le prêtre se frappe la poitrine. il confesse son indignité. Pour bien comprendre les cérémonies de la messe.il suffit de se rappeler que Jésus-Christ, le Roi des rois, est présent sur l'autel, et que le prêtre agit en s2 présence com- h. me les serviteurs d’un roi de la terre, lorsqu'ils nur paraissent devant lui. Ceci est encore plus évi- k dent, si nous suivons attentivement les mouve- ci ments du prêtre à l’autel, lorsque le Saint Sacrement est exposé. Ml, Bien que toutes les messes aient la même va- le | leur, on distingue cependant plusieurs sortes de | Ans messes, sous le rapport de la solennité. Aïnsi, il y a la messe basse, que le prêtre dit sans chant, et | À
qui est servie par un seul clerc ; la grand'messe ordinaire. appelée aussi messe chantée, et servie par plusieurs clercs ; la grand'messe solennelle ; c’est-à-dire, avec diacre et sous-diacre, chant, encensements, etc. Toute messe dite ou chantée avec les ornements noirs, est appelée messe de Requiem, parce que le prêtre la célèbre pour le repos de l'âme d’un ou de plusieurs défunts. Le mot requiem signifie repos.
Les Vépres sont une partie de l'office divin, qu'il est d'usage de chanter le dimanche après midi ou le soir. Les bons catholiques se font un devoir d’y assister autant que possible, quoiqu’ils n’y soient pas tenus comme à l’assistance de la messe.
Les Vêpres sonttoujours suivies de ce que nous appelons la Bénédiction du Saint Sacrement ou le Salut. Te prêtre retire alors du tabernacle la lunule, dans laquelle est enchassée une grande
hostie consacrée d'avance, et la fixe dans la partie supérieure de l’ostensoir placé de manière à être vu de tout le monde. Les lames de l’ostensoir, disposées de manière à former une demicouronne, représentent les rayons de lumière qui s’'échappent du Saint Sacrement. L2 chant terminé, le prêtre récite les oraisons au bas des degrés, remonte à l’autel, prend respectueusement l’ostensoir, et bénit l’assistance avec le Saint Sacrement ; c’est-à-dire Notre-Seigneur bénit lui-même l’assistance au moment où l’ostensoir est plus particulièrement exposé à ses regards.
Combien nous devrions tenir à ces Bénédictions ou Saluts ! La présence de l’évêque attire énéralement les fidèles à l’église, parce qu'el'e eur procure l'avantage de recevoir sa bénédiction ; et si, au lieu de l’évêque, il s'agissait du Pape, tout le monde se rendrait en foule. Or, que sont-ils, comparés à Notre-Seigneur luimême ? Et cependant, lorsqu'il sort ainsi du tabernacle pour venir donner sa bénédiction, combien ne s’en occupent guère et ne prennent pas la peine de se d‘“anger !
On dirait r que plus il plaît à Notre- Seigneur dr oénir souvent, plus nous manifestons de différence. Les Pères et les doc-
teurs de l’iglise nous disent que si nous pouvions constater ce qui se passe dans le sanctuaire pendant la sainte messe oula Bénédiction du Saint Sacrement, nous le verrions rempli d’anges prosternés en adoration devant Notre- Seigneur. Ces anges doivent voir avec un extrême déplaisir ceux qui, en ces circonstances, sont indifférents au point de ne prêter aucune
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Saien:
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attention À ce qui sa passe, ou de ne jamais faire acte de présence.
Lorsque le prêtre donne la bénédiction du Saint-Sacrement, les ornements dont il est revêtu, sont: le surplis, l’étole, la chape quelque fois, et le voile huméral, avec lequel il tient l’ostensoir entre ses mains.