‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 219 sur 343 · PU PSC TRE FRE · texte numérisé non relu

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sujet. C’est ainsi que Dieu agit souvent à l'égard ( des pécheurs. Il les avertit par leur conscience, | par la prédication de ses ministres, par les accidents et les cas de mortalité dont ils sont témoins ; et lorsque ces faits n’ont aucun effet sur eux, il leur envoie quelque affliction, il les frapj.e d’une maladie grave et les châtie. Il ne les punit pas pour le plaiïsir de les voir souffrir, mais pour leur bien; afin de leur faire comprendre qu’il est leur souverain maître, le seul qui puisse leur rendre la santé, et que les médecins, les amis et l’argent ne peuvent les sauver, s’il a statué qu'ils doivent mourir. Alors ils commencent à rentrer en eux-mêmes, à reconnaître qu'ils dépendent entièrement de Dieu, et que le monde n’est pas leur ami. Alors ils voient les choses sous leur véritable jour, les jugent à leur juste valeur; ils songent à l'éternité, aux choses de l’autre monde, et finissent pur revenir à Dieu et aux pratiques

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de la religion. Beaucoup de personnes qui se I conveitissent et commencent à mener une nou- les velle vte pendant une maladie, n’auraient jamais | cer changé de voie si Dieu les avait laissées en bonne dui santé. Cependant, il ne faut pas croire que tous Æ ple ceux qui sont malades le sont en punition de leurs oub péchés. Les personnes qui vivent habituellement qui dans l’état de grâce, ne sont pas non plus exemp- et q tes de ces épreuves, que Dieu leur envoie quelque: pen: fois pour exercer leur patience, pour augmenter Onc la somme de leurs mérites et les rendre encore Tho plus saintes. Il en est de même pour les petits faite enfants qui sont malades eux aussi, bien qu’ils qu'e n'aient jamais péché. Dieu perrnet cela, soit pour être punir les péchés des parents, soit pour leur four- cons

nir l'occasion de mériter par les soins qu'ils sont tuée

obligés de donner à ces petits malades. Nous disons seulement que Dien frappe quelquefois de maladie des personnes qui vivent dans le péché, dans le but de les ramener à de meilleurs sentiments. Dans ce cas, leur maladie est une grande grâce de la part de Dieu, qui aurait pu les laisser persévérer dans la voie de leurs égarements jusqu’au moment où elles paraîtront devant son trihunal,

+ 292.—Quels sont les effets du sacrement de l’Extrême-Onction ?

—Les effets du sacrement de l'Extrême- Onction sont : 1° de nous consoler dans les souffrances de la maladie, et de nous fortifier contre les tentations ; 2° de remettre les péchés véniels, et de purifier notre âme des restes du péché ; 3° denous

rendre la santé si Dieu le juge à propos.

L’'Extrême-Onction confère la grâce et remet les péchés véniels. Elle peut même remettre, en certains cas, au moins indirectement ou seconduirement, les péchés mortels, comme, par exemple, ceux qu’on ignore de bonne foi, qui ont été oubliés involontairement, ou bien encore ceux quiéchapperaïent à un malade avant l’absolution, et qui ne lui reviendraient pas à temps dans la pensée pour les confesser. Pour que l’Extrême- Onction remette ces péchés, il suffit, dit saint Thomas, que le mourant ait la contrition imparfaite ou attrition. Il ne faut pas oublier toutefois qu'elle est un sacrement des vivants, qu’il faut être en état de grâce pour lu recevoir, et que, par conséquent. elle n’a point été directement instituée pour remettre les péchés mortels,

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