‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 220 sur 343 · Qu'entendez vous par restes du péché · texte numérisé non relu

Qu'entendez vous par restes du péché

—Par restes du péché j'entends : 1° les peines dues au péché; 2° les inclinations.

au mal et la faiblesse de la volonté, qui sont les suites du péché, et qui restent même après que nos péchés ont été pardonnés.

Les restes du péché sont donc: la peinetemporelle due au péché, l’endurcissement de l’esprit,: la dureté du cœur, l'attachement aux choses terrestres, le dégoût pour la piété, en un mot, toutes les faiblesses, toutes les langueurs spirituelles qui restent dans l’âme, même après qu’elle a été purifiée du péché. L’Extrême-Onction nous délivre donc de toutes ces misères, de toutes ces entraves qui nous paralysent dans le service de Dieu.

+ 294.—Comment doit-on recevoir le sacrement de l’Extrême-Onction ?

—On doit recevoir le sacrement de l’'Extrême-Onction en état de grâce, avec une foi vive et une grande résignation à la volonté de Dieu.

Il faut donc: trên 1° L'état de grâce. L’Extrême-Onction étant un conf sacrement des vivants, on ne doit l’administrer sont

qu'après que le malade a été confessé et absous. S'il a perdu l’usage dela parole et qu’il ne puisse se confesser, alors le prêtre lui donne tout de Tor même l’absolution, supposant qu’il a eu quelque trême

regret de ses fautes, ou du moins, un désir de

£ conversion avant d’avoir perdu connaissance, et alors l’absolution avec l’attrition peut lui remet- S ire ses péchés.

S: 2° Une foi vive. Sans la foi, il est impossible de 1i plaire à Dieu. Croyez-vous ? demandait Notre- \n Seigneur, à ceux qui se présentaient à lui pour r- être guéris, montrant par là évidemment la nécessité de la foi, pour obtenir ses grâces. Mais c'est surtout quand on est aux portes de O- l'éternité que la foi doit se réveiller dans it, l’âme. ‘Hs es 8° Une grande résignation à la volonté de Dieu. ‘5 ot, Il n’est pas au pouvoir d’un malade d’arrêter le ni ri- cours de la maladie qui le mine, ni de prolonger à rès d’une seconde la durée de sa vie. Bon gré, mal ‘à 1C- ré, il faut mourir. Faisons donc de nécessité hi de vertu. Point de plaintes, point de murmures. 8 le Dieu est le maître de notre existence, et remet- | tons avec confiance notre âme entre ses mains. s Qu'on se dise à soi-même: Je suis entré dans ce ‘if le monde, parce que Dieu l’a voulu; j'en sors égale- pu ment parce que c’est la volonté de Dieu. Ainsi, ‘fi nous imiterons Jésus-Christ qui s’écria du haut US de sa croix : O mon Père, je remets mon esprit entre ss vos Mains.

2956.—Quels sont les ministres de l’Extréme-Onction ?

—Les ministres de l’Extrême-Onction sont les évêques et les prêtres.

Tout prêtre peut administrer validement l’Extrême-Onction, mais les curés et les prêts seuls

qui ont charge d’âmes, peuvent l’administrer licitement, sauf le cas de nécessité. Chaque fidèle doit donc s'adresser à son propre pasteur pour recevoir ce sacrement.

Lorsqu'un malade doit recevoir l’Extrême- Onction, le personnel de la maison a soin de lui faire sa toilette, de voir à ce que sa chambre soit mise dans une grande propreté, et de préparer à temps les choses suivantes : une petite table couverte d’une nappe blanche sur laquelle on place un cruciñx, deux chandeliers garnis de cierges, ou au moins de chandelles, qu'on allume à l’arrivée du prêtre, de l’eau hémie dans un vase avec un aspersoir, qui peut être une simple branche d’un rameau, deux petites assiettes ou soucoupes, dont l’une contient sept ou huit pelotons de ouate bien propre, pour essuyer les endroits du corps sur lesquels le prêtre fait les onctions, et un peu de mie de pain pour frotter ses doigts ; et l’autre sert à recevoir les mêmes pelotons après chaque onction ; un verre à demi rempli d’eau, et une serviette blanche pour le malade s’il reçoit auparavant le saint viatique.

Toute bonne famille catholique doit soigneusement tenir en réserve, en tout temps, les choses nécessaires en pareille circonstance, afin de ne jamais être prise au dépourvu. Quelquefois une personne tombe gravement malade à l’inproviste, en pleine nuit, et lorsque le prêtre arrive, il ne trouve rien de ce qu’il lui faut. Si les voisins sont aussi imprévoyants, ils ne peuvent davantage lui procurer les choses requises ; et alors il est exposé à des retards regrettables, ou bien il est obligé d’administrer les derniers sa-

crements d’une manière presque irrespectueuse |

strer 1e fiteur

ême- Le lui e soit arer Eble le on is de llume ns Un imple Les ou t peloles enfait les frotter mêmes à demi our le atique. pneEusechoses de ne ois une "an proarrive, leg voi-

euvent ises ; et bles, ou jers Sasctueuse !

pour Notre-Seigneur. Lorsque nous attendons un parent ou un ami,nous préparons tout ce qu’il faut pour le recevoir convenablement ; à plus forte raison devons-nous en faire autant lorsque nous devons recevoir la visite de Notre-Seigneur. Si un ami arrive lorsque nous ne sommes pas préparés à le recevoir, nous sommes dans la confusion, et nous lui faisons mille excuses. Par conséquent, toute famille doit préparer à temps ce quiest nécessaire pour l’administration des derniers sacrements, lorsque le prêtre est appelé; et, de plus, tenir constamment ces choses en réserve à la maison, en cas de besoin.

Lorsque Notre-Seigneur vient visiter un malade à domicile, la famille doit le recevoir avec tout le respect possible. Certains catholiques ont Ja louable coutume, en pareille circonstance, d'aller rencontrer le prêtre à la porte avec un cierge allumé, s’il porte le bon Dieu, et de l'accompagner jusqu’à la chambre du malade. Rien ne convient mieux, et c’est ce que l’on devrait toujours faire, si c’est possible, parce que c’est le désir de l’Eglise. Autrefois, et aujourd’hui encore dans quelques pays catholiques, le prêtre porte le Bon Dieu aux malades en procession, presque aussi solennellement qu'il promène Notre-Seigneur le dimanche dans l’octave de ja Fête-Dieu, le Jeudi-Saint ou pendant les Quarante Heures. Aïusi, au Pérou, en particulier, lorsque l’on porte le saint viatique à un malade, les cloches de l’église s’ébranlent, des centaines de personnes, la plupart portant un cierge allumé, accompagnent le Saint Sacrement, abrité sous un daïs magnifique, et précédé d’une multitude d'enfants de chœur, tenant des encensoirg

SAONE En AN TR TROUS EEE ST Na

sis GR E Ras D + dde D D qq po a DRE € 5 de pote a LCR Tue + - SL

ou portant de riches fanaux de différentes couleurs, une troupe de musiciens ferme la marche. Tous chantent des hymnes ou récitent le chapelet. Dans ce pays où l’on a conservé l’habitude de porter solennellement la communion aux malades le dimanche de Quasimodo, ce jour devient une véritable Fête- Dieu: les rues sont ornées et pavoisées, et le Saint-Sacrement porté et accompagné avec autant de pompe. L'Eglise aimerait sans doute qu’il en fût ainsi chaque fois que le Saint Sacrement est porté d’un lieu à un autre. Mais la chose est souvent impossible, surtout dans les endroits où une partie de la population n’est pas catholique. C’est pour cela que dans nos villes le prêtre porte le Bon Dieu aux malades sans aucune pompe extérieure. Dans nos paroisses canadiennes et catholiques, lorsque l’on porte le saint Viatique aux malades, la cloche de l’église annonce le départ, et la voiture qui conduit le prêtre est toujours précédée de quelqu'un tenant à la main une petite cloche qu’il sonne vis-à-vis chaque maison. N'oublions jamais le profond respect que nous devons à Notre-Seigneur, et ne manquons pas de le lui témoigner dans la mesure du possible.

Page 1