Pourquoi devons-nous avoir regret de nos péchés
—Nous devons avoir regret de nos péchés pour trois raisons : 1° parce que le péché est le plus grand de tous les maux et qu'il offense Dieu, notre Créateur, notre Père, notre Rédempteur ; 2° parce qu'il a causé la mort de Jésus-Christ; 3° parce qu'il nous prive du bonheur du ciel et nous rend dignes des tourments éternels de l'enfer.
1° Le pêche est le plus grand de tous les maux. La grandeur d'un mal quelconque est proportionnelle à sa durée. Ainsi, la perte de la vue est certainement un malheur; mais ce malheur est beaucoup plus grand si on devient aveugle, non pas seulement pour un jour ou un mois, mais pour toute la vie. Le péché est donc le plus grand des maux, puisqu'il doit faire le malheur de ceux qui le commettent, non pendant un temps passager, mais pendant toute l'éternité. La moindre souffrance, une piqûre ou une légère brûlure, deviendrait un supplice insupportable, si elle durait toujours. Eh bien 1 les tourments
qui sont la peine du péché sont pires que tout ce que nous pouvons dire ou imaginer, et n'auront jamais de fin. De plus, le péché offense Dieu, notre Créateur, notre Père, notre Rédempteur. Le crime de lèse-maje-té est regardé parmi les hommes, comme un des plus grands crimes. Or, l'outrage fait à Dieu par le péché est infiniment plus grave ; car il s'adresse non à une simple créature, mais à celui qui a créé l'homme, qui est pour lui le meilleur des pères et qui a bien voulu le racheter de la mort éternelle. En un mot, le péché fait de nous des monstres d'ingratitude.
2° Le péché a causé la mort de Jésus- Christ. C'est le péché qui a réduit Jésus-Christ à l'agonie, qui l'a meurtri de verges dans le prétoire, qui l'a couronné d'épines, qui l'a attaché à la croix et qui l'a fait mourir. Non content de lui avoir fait Souffrir ces tourments, le pécheur les renouvelle, et le crucifie de nouveau autant qu'il est en lui, chaque fois qu'il pèche.
3° Le péché nous prive du bonheur du ciel (t nous rend dignes des tourment de Venjer. Il nous fait perdre le bonheur du ciel, c'est-à-dire, un bonheur sans fin et sans mélange, un bonheur tel, que l'homme n'a jamais rien vu, rien entendu, rien goûté, qui puisse lui être comparé.
Il nous rend dignes des tourments de l'enfer dont rien sur la terre ne peut donner la plus faible idée, et qui dureront, non pas seulement des millions d'années et de siècles, mais pendant toute l'éternité.