Qu'entendez vous par restes du péché
— Par restes du péché j'entends : 1° les peines dues au péché ; 2° les inclinations au mal et la faiblesse de la volonté, qui sont les suites du péché, et qui restent même après que nos péchés ont été pardonnés.
Les restes du péché sont donc: la peine temporelle due au péché, l'endurcissement de l'esprit^ la dureté du cœur, l'attachement aux choses terrestres, le dégoût pour la piété, en un mot, toutes les faiblesses, toutes les langueurs spirituelles qui restent dans l'âme, même aprè£ qu'elle a été purifiée du péché. L'Extrême-Onction nous délivre donc de toutes ces misères, de toutes ces entraves qui nous paralysent dans le service de Dieu.
f 294.— Comment doit-on recevoir le sacrement de l'Extrême-Onction ?
— On doit recevoir le sacrement de l'Extrême-Onction en état de grâce, avec une foi vive et une grande résignation à la volonté de Dieu.
Il faut donc :
1° L'état de grâce. L'Extrême-Onction étant un sacrement des vivants, on ne doit l'administrer qu'après que le malade a été confessé et absous. S'il a perdu l'usage delà parole et qu'il ne puisse se confesser, alors le prêtre lui donne tout de même l'absolution, supposant qu'il a eu quelque
regret de ses fautes, ou du moins, un désir de conversion avant d'avoir perdu connaissance, et alors l'absolution avec l'attrition peut lui remettre ses péchés.
2° Une foi vive. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Croyez-vous ? demandait Notre- Seignaur, à ceux qui se présentaient à lui pour être guéris, montrant par là évidemment la nécessité de la foi, pour obtenir ses grâces. Mais c'est surtout quand on est aux portes de l'éternité que la foi doit se réveiller dans Pâme.
3° Une grande résignation à la volonté de Dieu. Il n'est pas au pouvoir d'un malade d'arrêter le cours de la maladie qui le mine, ni de prolonger d'une seconde la durée de sa vie. Bon gré, mal jjré, il faut mourir. Faisons donc de nécessité vertu. Point de plaintes, point de murmures. Dieu est le maître de notre existence, et remettons avec confiance notre âme entre ses mains. Qu'on se dise à soi-même : Je suis entré dans ce monde, parce que Dieu l'a voulu ; j'en sors également parce que c'est la volonté de Dieu. Ainsi, nous imiterons Jésus-Christ qui s'écria du haut de sa croix : 0 mon Père, je remets mon esprit entre vos mains.