‹ Le Code catholique, ou, Commentaire du catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et OttawaChapitre 198 sur 238 · CHAPITRE TRENTE-SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-SIXIEME

Troisième commandement de l'Eglise.

f- 464.— Qu'entendez-vous par ce troisième commandement : Tous tes péchés confesseras, atout le moins, une fois l'an?

—Par ce commandement j'entends que nous sommes tous obligés, sous peine de péché mortel, d'aller à confesse au moins une fois par année.

Nous sommes tous tenus d'aller à confesse au moins une fois par année, c'est-à-dire qu'il ne doit pas s'écouler plus d'un an entre nos confessions, ou au moins, plus que la période de temps

qu'il y a entre le commencement du temps pascal d'une année et la fin du temps pascal de l'année suivante.

t 465.— A quoi s'exposent ceux qui se contentent d'aller à confesse une fois par année ?

—Ceux qui se contentent d'aller à confesse une fois par année, se privent des grâces du sacrement, s'exposent à s'endurcir dans leurs mauvaises habitudes et à mourir dans le péché.

Le sacrement de pénitence, comme nous le savons, a deux effets : il efface les péchés confessés, et nous donne la force de résister aux tentations et de persévérer dans nos bonnes résolutions.

Puisque bien peu vivent sans pécher, et que nous sommes souvent tentés, comme l'expérience le prouve, tous devraient aller souvent à confesse pour obtenir le pardon de leurs fautes et la grâce de résister. Telle a été la pratique invariable des Saints, qui se confessaient très fréquemment, quelquefois tous les jours, et surtout lorsqu'ils étaient tentés. Personne, pour ainsi dire, n'est justifiable d'agir autrement, car tout homme est rempli de beaucoup de misères, et fait des chutes fréquentes. Donc, si tout homme tombe souvent, il doit se relever après chaque chute ; car s'il a soin de se relever après la première chute, il peut en éviter une seconde. Cet exemple des Saints nous montre que nous commettons tous quelques légers péchés au moins, et que nous avons toujours quelque faute à confesser, si nous examinons soigneusement notre conscience. Il nous apprend aussi

bue nous devons nous relever aussi vite que possible, lorsque nous avons eu le malheur de tomber dans le péché.

t 466.— Les enfants sont-ils aussi tenus d'aller à confesse ?

—Oui, les enfants sont tenus d'aller à confesse quand ils ont l'âge de discrétion, c'est-à-dire, quand ils ont assez d'intelligence, pour offenser Dieu mortellement, ce qui a lieu vers l'âge de sept ans.

Avoir Vâge de discrétion, quand il s'agit de la confession, c'est être capable de discerner le bien d'avec le mal. Du moment qu'un enfant a atteint l'âge de discrétion, les parents doivent donc l'envoyer à confesse, non seulement une fois par année, mais aussi souvent que le curé le recommande.

Quatrième commandement de l'Eglise.

t 467.— Qu'est-ce que l'Eglise nous ordonne par le quatrième commandement :

Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques humblement ?

—Par ce commandement l'Eglise ordonne à tous les fidèles qui ont atteint L'âge de discrétion, de communier au moins une fois par année dans le temps le Pâques.

468.— Que faut il entendre par âge de discrétion par rapport à la communion ?

—L'âge de discrétion, par rapport à la sainte communion, est celui où un enfant est assez intelligent et assez instruit pour recevoir ce sacrement avec les dispositions nécessaires.

Les parents oublient trop souvent que c'est au curé et non à eux, de juger si un enfant a la science suffisante et l'ensemble des dispositions requises pour faire une bonne première communion.

469.— Quel péché commet celui qui néglige de communier dans le temps pascal ?

— Celui qui néglige de communier dans le temps pascal, commet un péché mortel; car il désobéit à l'Eglise en matière grave, méprise le plus grand bienfait de Dieu, et scandalise le prochain.

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