DE L'INUTILITÉ DU SERMENT
social, c'est-à-dire: la manifestation de la vérité soit au criminel, soit au civil, et que celui qui va le prêter est personnellement désintéressé dans la question, — Mais quand un individu prête serment dans sa propre cause, il n'en est plus ainsi. La sincérité du serment peut toujours être plus ou moins suspectée, et il est immoral de mettre une personne entre sa conscience et son intérêt.
Un serment déféré est presque toujours prêté ; et comme celui qui défère le serment se déclare également disposé à le prêter de son côté, le public est fâcheusement impressionné, et le plus honnête homme du monde qui n'a pu gagner le plus juste des procès qu'en prêtant serment en justice laisse toujours à l'audience un lambeau de sa réputation. Il en est de même pour le serment déféré par le juge, car presque toujours les deux parties sont également prêtes à prendre la Divinité à témoin de la légitimité de leurs prétentions.
Aussi rien de plus triste que la pratique du serment, surtout devant les juridictions inférieures.
Nous ne pouvons voir dans une telle institution qu'un reste des purgationes de l'époque barbare. Autrefois on exigeait en matière criminelle que l'accusé prêtât serment de dire la vérité dans l'interrogatoire qu'il allait subir. Cette monstruosité a disparu. Mais il existe encore quelque chose d'analogue en matière civile, c'est le juramentum in litem; son abrogation sera, nous le pensons, une chose morale et salutaire.
258 III" PARTIE. — LIVRE III* Dr CODE ITALI1
I. Du contrat de mariage. — Le Code Italien ne reeonnail pai de n -
légal.