SCÈNE VI
Les Mêmer, FRANÇOISE.
FRANÇOISE, entrant et apercevant Lucien. ■— A pari.
Aïel
LUCTBN) apercevant Françoise.
Ah I ma chère amie, je vous apporte les places pour ce'soir: une petite baignoire... En revenant, j'ai commandé chez Voisin un dîner de votre go^'^t et, d'ailleurs, du mien.
JACQUES
Mais comment!..
FRANÇOISE, lui coupabt la parole»
Jacques, soyez assez gentil pour dire qu'on m'cpporte mon manteau... Allez... allez donof..
Elle le pousse dehors. Jacques remonte e% Bortk
FRANÇOISE, à Lucien.
Vou^ avez le coupon ?..
LUCIEN
Le voilà... Je le garde !
FRANÇOiaS
Jffoo. Donïiez-îe mois
LUCIEN
Pourquoi ?
FRANÇOISE
Parce que, mon cher Lucien, si vous le voule? jbien, c'est Jacques qui m'accompagnera ce soir. Et vous êtes un trop bon ami pour refuser de lui cédei la placô.
LUCIEN
Jacques?.. Jacques?.. Pourquoi?..
FRANÇOISE
Parce que, imaginez-vous... II n'a jamais vu Vaust
LUCIEN
Vous vous moquez de moi !
FRANÇOISR.
' Jamais.
LUCIEN
Qu*est-ce que je dois comprendre?
Peut-être ce que vous craignez..,
LUCIFN.
Ah! Françoise !.. Quelle femme êtes-vous donc?..
FRANÇOISE
La femme que je suis.
LUCIEN
Eh bien, et moi, alors?..
FRANÇOISE
Vous?., mais vous avez Lucette I
LUCIEN
Comment, Lucette l Mais je viens de rompre ave<?
fW LE CŒUR A SES RAISONS.,.
FRANÇOISE
Bah I ça vous rapprochera.
LUCIEN
Alors, c'est ce Jacques qui... que vous me préférez?.. Mais c'est impossible I c'est foui.. GommeBl a-t-il pu vous convaincre? Qu'est-ce qu'il vous u dit?..
FRANÇOISK.
Ce qu'il fallait.
LUCIEN
Noi? t c'est tordant !.. Quand je songe à ce que vous avez été pour moi, tout à l'heure, ici même... Ah! je renonce à comprendre... C'est trop compliqué 1
FRANÇOISE
Mais non... c'est si simple I
LUCIEN) furiôisi
Oui, je sais : « Le cœur a ses raisons que la raiflon ne connaît pas. »
FRANÇOISE
Comme c'est Lôte, ce que vous dites là î.,