SCÈNE V JACQUES, seul, puis LUCIEN
Jacques prend machinalement son chapeau» le tapote, puis fait quelques pas^ regarde la porte par où Françoise e»t
sortie.
JACQUES
Il y a une chose certaine, certaine : c'est que j'ai b eaucoup plus de toupet que je ne croyais, (sonnerie. Avec effroi :) Qui ça peut-il être?..
LUCIEN, entrant.
Comment! tu es encore là?..
JACQUES
Non... Je veux dire...
LUCIEN, lui frappant sur l'épaule.
Mon pauvre garçon, tu ne te guériras donc ja« mais!.. Je te retrouve aussi effaré (|iie je t'avais
Isiissé.
LE CŒUR k SES RAISONS.., 55
JACQUES, se rebifiTant.
C*est-à-dirô...
LUCIEN
Je vois ce que c'est. Tu as parlé : tu t'es fait remettre à ta place. Je m'en doutais. Je la savais de méchante humeur. C'est pour ça que je n'avais pas de gants... Tu as compris?.,
JACQUES
Tu te trompes. Je ne lui ai rien dit.
LUCIEN
Tiens?
JACQUES
Et sais-tu pourquoi ? Parce qu'il y a trois mois j« lui avais tout dit.
LUCIEN
Toi?
JACQUES
Oui, moi, parfaitement : un soir, à Trouville, des barques glissaient, des lumières dansaient, des Anglaises passaient...
LUCIEN
Hein?..
JACQUES
Le phare tournait, tournait... Il y avait une belle fille, des héliotropes, de la volupté, du désir et un
marinier.
Qu'est-ce que tu dis?
JACQUES
Mon pauvre Lucien^ tu n'es qu'un naïf, ku n*Y ett»
tends rien! Mais ne te décourage pas : je te donner?;: des conseils pour réussir auprès des femmes. Ça ira -. ne te frappe pas I Ne te frappe pas.
LUCIEN
Mais qu'est-ce qu'il a?..